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Jeudi 6 août 2009
On peut lire dans un article du Figaro de ce jour, le lobbying exercé par la société Smartbox pour que des législations favorables soient mises en place.
 
Cette société comme bien d'autres sur le marché offre des coffrets cadeaux. Le principe est simple et Smartbox est considéré comme le leader. Vous pouvez acheter un coffret Smartbox en grande distribution ou bien sur Internet pour une valeur et l'offrir. Celui qui reçoit le cadeau peut le transformer en prestation parmi les nombreux prestataires de Smartbox (voyage, restaurant, ...). C'est un principe assez séduisant pour offrir un cadeau sans avoir une idée bien précise. C'est d'ailleurs un peu sur ce principe que la société 1001 et une liste fonctionne pour les listes de mariage.

Saisissant l'opportunité de ce nouveau marché de nombreux prestataires proposent des services en compétition de l'offre Smartbox, qui doit alors se battre.

La parade règlementaire est la plus facile lorsque vous êtes une société installée et leader. Surfant sur un argument de protection du consommateur, la société Smartbox cherche à mettre en place des verrous sur le marché afin de surtout protéger ses marges face à une concurrence potentielle... Réflexe naturel de l'industriel français plutôt que d'investir son talent à rester compétitif et essayer de se démarquer sur de meilleur produit ou bien mettre en avant sa solidité financière.

En effet, une règlementation n'aura que la conséquence d'ajouter des coûts supplémentaires et augmenter les tickets d'entrée. Lorsque vous êtes nouvel entrant c'est donc plus compliqué que lorsque vous êtes installé sur le marché.

Il est à espérer que l'Etat ne rentrera pas dans ce jeu malsain qui finit toujours par une concentration monopolistique de 2 ou 3 acteurs, au détriment du consommateur.
 
Ludovic Lassauce
Par Ludovic Lassauce - Publié dans : Politique - Communauté : Les libéraux français
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Mardi 28 juillet 2009
J'ai eu envie de publier une réaction à l'article de Florence de Changy du Monde. Sans remettre en cause, la détresse des mal-logés si bien racontée dans son article que nous en sommes tous profondement émus voir même elle suscite une réaction de révolte profonde face à cette inhummanité.

Mais remettons les choses en perspective 2 minutes... sortons de l'aspect irrationnel provoqué volontairement par l'auteur de l'article pour nous éviter une petite réflexion.

Il serait alors intéressant de mettre en rapport le chiffre officiel de 100 000 mal logés à Hong Kong à celui des 3.2 Millions de mal-logés en France selon la fondation Abbé-Pierre. Soit un taux 5 fois plus important ramené par habitant que celui de Hong Kong...

On peut donc pointer du doigt l'inhumanité de Hong Kong, mais alors la France est 5 fois pire !

Sans compter que la France qui prétend imposer son modèle social au monde entier, dépense des sommes astronomiques dans sa politique sociale contrairement à Hong Kong ! Comment se fait-il alors que le résultat est aussi pitoyable ?

Il faudrait peut être s'interroger sur les fondemments même de ce prétendu système social. Pendant que la France dilapide ses richesses et fait fuir les investisseurs (en créant un climat social instable, cf les prises en otage dans les usines), Hong Kong en créent massivement... La redistribution naturelle de ces richesses dans son économie lui permet d'avoir moins de mal logés.

CQFD

Ludovic Lassauce
Par Ludovic Lassauce - Publié dans : Regards sur le monde - Communauté : Les libéraux français
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Mercredi 22 avril 2009

Telle est la manière dont la Loi fonctionne en France. Il y aurait des milliers d'exemples pour illustrer ces propos; je suis sûr que beaucoup d'entre vous a des témoignages de ce sentiment d'injustice qui consiste à voir certains jouir d'une impunité la plus totale, pendant que vous êtes vous même sanctionné à la moindre faute.

J'ai eu l'occasion de l'expérimenter ce soir vers 22h alors que j'étais au siège d'Alternative Libérale au 94 Bd Flandrin dans le 16ème, en réunion du Comité d'Orientation à la veille de notre congrès du dimanche 26 avril à Bobino. Je lance un regard songeur par la fenêtre histoire de me divertir d'une réunion langoureuse, furtivement parce que Sabine m'a à l'oeil, concentration oblige à la veille d'un congrès  ! J'aperçois alors un invidivu vautré sur mon scooter garé juste devant notre fenêtre. Vous pouvez aprécier le spectacle ci-dessous, iPhonisé sur le coup.

 

Je m'approche de cet individu qui titube. Fréderic de Harven alors présent me fait remarquer le tin blafard violet de ses lèvres boursoufflées, les yeux injectés de sang fréquent d'un cocktail alcool / drogue. J'incite cet individu bientôt rejoint par 2 comparses tout aussi déchirés de bien vouloir utiliser un banc public juste à côté plutôt que ma propriété pour cuver et y déverser sa bile, ses crachats... C'est alors qu'un réaction violente s'engage, l'aggressivité, les menaces montent. Tout est permis, il le sait bien ça fait des mois qu'il hante les environs, apprends-je des voisins.

C'est alors que me vient une idée lumineuse ! Plutôt que d'avoir recours à la Médiation qui m'aurait pris un peu de temps alors que mes camarades m'attendaient avec impatience en réunion, je décide de m'en remettre à l'Etat et d'appeler le 17. Je me dis avec super Sarko, on doit pouvoir au moins avoir ce service qui fonctionne. Effectivement, 10 minutes plus tard 3 policiers en civil de la BAC débarquent et arraisonnent le groupe de junkies dont celui qui était toujours sur mon scooter en position allongée au risque de provoquer une chute.

Je vais me signaler à la police qui m'explique que ces individus sont connus, vols de voiture, vandalisme, trouble de l'ordre public, prostitutions, ... bref la totale, que ce soir pris en flagrant délit d'ivresse sur la voie publique et atteinte à la propriété d'autrui (2 délits), il ne peuvent rien faire. Je demande au policier d'au moins les embarquer (le temps qu'ils désoualent) que je ne me retrouve pas dans une situation plus inconfortable après que ceux ci aient regagné leur QG (livré aux bandits, sans défense). Celui-ci me dit qu'il a fait son travail (il a répondu au 17 ), qu'il aurait fallu que je me fasse casser une bouteille de vin sur la tronche pour qu'ils daignent bouger (et encore pas c'est pas gagné). D'ailleurs, le gars en question le sait bien, il le crie haut et fort !

Pendant ce temps, l'URSSAF va vous coller des pénalités monstrueuses parce que vous aurez mal rempli la case 3XCR2004 du formulaire 32032KDFD23 ou bien vous serez acculer de payer 90 euros d'amende pour 56 Km/h en ville (d'ailleurs je vous conseille le
Coyote à ce propos, c'est très rentable). Argent facile !

Nous vivons dans un pays où le crime est impuni. C'est cela depuis des décennies d'Etatisme où le sens de l'Etat de droit, cher aux libéraux est devenu un espèce de truc qui ne sert plus que les intérêts de l'Etat lui-même.

Ludovic LASSAUCE

Par Ludovic Lassauce - Publié dans : Politique - Communauté : Les libéraux français
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Mardi 21 avril 2009

Sur le blog des conservateurs UMP d’Ile-de-France, menés aux Européennes par Michel Barnier, notre ministre de l’agriculture, on peut y lire le résultat surprenant d’une étude CREDOC qui révèle que 71% des français trouvent « injustes » les marges faites sur les dos des gens dans la distribution alimentaire. Voyons un peu en détail ce que dit ce sondage bien plus complexe qui permet à ce cher Monsieur Barnier de justifier le retour à une politique de servage d’Etat et un protectionnisme rampant.

Examinons d’abord les taux de marges dégagées par le secteur de la Distribution, on constate une forte érosion de la marge d’exploitation passée de 5.5% en 2004 à 4.6% en 2007 en moyenne. On est très loin d’un secteur à forte marge comme dans des secteurs de pointe. Alors ce qui est « injuste » ? L’enquête le révèle plus en détail, il s’agit du sentiment d’injustice lié à l’augmentation significative du prix des produits alimentaires. De là en conclure à une augmentation des marges du distributeur, le raccourci est inexacte, d’ailleurs les chiffres parlent d’eux-mêmes. Les distributeurs doivent bien répercuter ces fluctuations.

D’ailleurs, cette période coïncide justement à une envolée du prix des matières premières agricoles dont les pays en voie de développement en ont beaucoup souffert. Cette défiance des Français s’est accentuée à cause du décalage avec l’inflation qui serait restée contenue d’après les chiffres officiels dont la méthode de mesure mériterait sérieusement d’être revue. Que signifie cette inflation sortie des limbes scientifico-technocrates de l’administration publique, dont on nous assaisonne régulièrement et qui sert de référence à toute notre économie (salaires, prix de la construction, …). Une inflation du prix de la viande, du poisson ou de la farine à 2 chiffres n’a pas du tout le même impact que celle du prix du composant électronique sur le panier de la ménagère ou bien celle de l’automobile ou encore celle des loyers. Et pourtant on mélange tout ! Pas étonnant que le consommateur se retrouve désorienté. Lorsque 50% des français gagnent moins de 1400 € par mois, c’est l’alimentaire est un poste budgétaire prépondérant.

C’est ainsi qu’avec des conclusions fallacieuses, Michel Barnier n’hésite pas dans son post à allègrement fustiger la mondialisation avec ses « soi-disant » effets pervers pour en gros promouvoir l’autarcie ! Soit une agriculture de proximité tout aussi couteuse qu’improductive pour alimenter quelques 7 milliards d’êtres humains qui peuplent cette Terre, dont 67 Millions de français.

Si effectivement la population humaine est passée de 1900 à 2000 de 1.5 milliards à 7 milliards d’individu environ avec un recul des grandes famines ces dernières décennies, c’est justement grâce à l’industrialisation des techniques agricole et à la globalisation de celles-ci ! A la mise en commun des moyens de production à l’échelle planétaire, pouvant ainsi bénéficier d’une alternance des sols et des climats tout au long de l’année aux 4 coins du globe pour produire à un cout le plus faible possible pour le consommateur.

Le raisonnement de Michel Barnier est alléchant mais populiste. Il surfe sur le désir de tous, survendu tous les jours au JT de 13h de TF1, de la petite fermette d’un village du coin qui propose ses produits du cru. C’est bien encré dans notre patrimoine et nos traditions, et c’est vrai que nous y sommes attachés. L’idée est alléchante surtout pour le citadin parisien privé d’espace vert ! Personne ne contestera que ce rêve doive se développer bien évidemment, de manière autonome et non subventionnée.

Il restera néanmoins marginal, car trop couteux (16€ le panier moyen, cf blog de Michel Barnier) et bien loin de pouvoir satisfaire aux besoins alimentaires d’une large population. A côté de cela, il faut vraiment cesser ces politiques hypocrites irresponsables, arrêter de cultiver l’obscurantisme religieux pour mettre en place des moyens techniques nécessaires à une agriculture low-cost, de bonne qualité et transparente. Un des moyens techniques d’y parvenir à moyen terme est le développement des techniques OGM comme le décrit Jean-Paul Oury dans son nouvel ouvrage.

Et, imaginons un instant que les 12 millions de franciliens, en plus de leur trajet professionnel, se rendent tous les jours à leur ferme chercher leurs produits frais pour économiser les marges (de 5%) de ces distributeurs. Quelles conséquences immédiates sur l’augmentation du trafic urbain ? Et donc celle du CO2, parce que la population doit se déplacer (en voiture) plus loin pour faire ses courses et sur des lieux plus diffus.

Enfin, je me pose la question, si les marges du distributeur de 5% sont « injustes », que doit-on penser des marges de l’Etat sur ces mêmes produits ? La TVA, les différents impôts qu’il prélève sur le distributeur et le producteur lorsqu’il est en France, par l’impôt pour subventionner le producteur français par le biais de la PAC à détriment du producteur Africain ou Asiatique, …

La plus grande injustice (gabegie) ne commence t’elle pas là ?

 

Ludovic LASSAUCE

Par Ludovic Lassauce - Publié dans : Politique - Communauté : Les libéraux français
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Jeudi 16 avril 2009

Voici ci-dessous la lettre de réponse des libéraux européens aux socialistes européens.

C'est vraiment très agréable à lire.






Liberal letter to the PES and the socialists across Europe

Dear Mr. Nyrup Rasmussen, dear European Socialists,

Thank you for your letter.

You are surprised about our commitment to the Single Market. You should not be.
Liberals believe that Europeans benefit from the Single Market. It gives European
consumers more choice and better products. It gives European companies opportunities
to grow and create jobs.

Do you believe that Denmark would be better off without the opportunities it offers?
Would Danish consumers want to live without French cheese, Italian shoes, German
technology or Finnish phones? Do you believe Danish companies would want to stop
exporting their goods to the rest of Europe, thus risking their employees' jobs?

The Single Market is not an end in itself for Liberals, but rather serves as the
most efficient means to meet the citizens' demands.

We believe in a universal service obligation and we are proud of our commitment to
open postal services. Do you really want to go back to a world of postal monopolies?
Don't you remember the queues? Competition forces monopolies to give better service
to their users, creates more choice and lower prices and benefits society in general
by "increasing the overall cake" to be shared amongst all. Did state monopolies ever
deliver better outcomes to consumers?

Public health care systems all over the EU have shown to be falling short of
patients' demands. Socialists regard patients as recipients; Liberals regard
patients as consumers who demand the best possible service. Patients want choice,
and competition will lead to better health coverage for all Europeans. 12 years of
Socialist government in the UK did not help to remedy the failures of the British
National Health Service. Aren't the months-long waiting lists for a surgery the best
arguments to open up borders for treatment?

Successful cross border projects such as the Thalys or the Eurostar project have
served the European consumers while German state-owned railway services become
constantly more expensive. If you compare the market services with state services
you will easily find out that the forces of markets satisfy the demands of citizens
much better and create growth, jobs and opportunities. States can guarantee rules
but do not create wealth and jobs.

The Manifesto of European Liberal Democrats leaves no room for doubt that we remain
committed to the prosperity and well being of European citizens.

A few weeks ago, you questioned our liberal commitment to equal opportunities.
Actions speak louder than words!

The ELDR President is a woman. What about the PES President? The ELDR Secretary
General is a woman. What about the PES Secretary General? 5 out of 7 ELDR Vice
Presidents are women. How many women serve in the PES board? 42% of Liberal MEPs are
women and they hold positions of real power within our Parliamentary Group. What
about your Parliamentary Group?

You find female heads of lists for the European elections in liberal parties in
Sweden, Denmark, the Netherlands, Germany, Estonia, Austria and England while
Socialists seem to remain committed to patriarchal party structures.

So does the voting record of Socialists in the European Parliament. Only a few weeks
ago the Socialist Group voted against or abstained when the European Parliament
voted in favor of a Tibetan-Chinese dialogue. Why?

The Socialists group didn't back the Parliament's report on a new EU-Russia
cooperation agreement to raise the Human Rights situation in Russia. Why?

Is it maybe because the patterns of alliances of old-time communism matter more to
Socialists than the universal achievements of civil liberties?

While Socialists live off fear, uncertainty and insecurity, Liberals live off hope,
trust and optimism. Others worry, we provide the answers.

Par Ludovic Lassauce - Publié dans : Politique - Communauté : Les libéraux français
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Mercredi 15 avril 2009

Depuis ces derniers mois alors que la crise s’est amplifiée et se propage du monde financier à l’industrie, les entreprises ne pouvant plus compter sur l’aide des banques pour financer leur besoin en fond de roulement et leurs investissements. Cette situation ouvre la porte à toutes les violences, manifestations, séquestration d’employeurs désarmées face à cette pandémie. Pendant ce temps le gouvernement cherche éperdument à sauver les quelques « fleurons nationaux », en abondant sans contre partie banques et entreprises de l’automobile. Cette année quelques 100 milliards d’euros, soit 1500 euros par français viendront s’ajouter au reste de la dette nationale. Finalement, toute une mise en scène sur fond de dérapage incontrôlée du capitalisme, pour mieux resserrer l’étau de l’hyper-Etat.

Sarkozy ne souhaite pas revenir sur le bouclier fiscal, qui devrait d’ailleurs inclure toutes les formes de prélèvements obligatoires pour être juste, et pas seulement être un palliatif à son manque de courage politique pour supprimer l’ISF. Qui va donc payer l’ardoise ? Certainement pas ceux qui possèdent… puisque le bouclier fiscal les protège. Certainement pas les 20% de gens environ qui vivent avec des revenus en dessous des seuils imposables. Ce sont bien sûr vous et moi, classe moyenne, le serf des temps modernes, qui travaillons dur chaque jour, qui allons supporter le poids de cette crise, à coup d’augmentation de prélèvements obligatoires deçà et là. Et dans cette cible le haut du panier de la classe moyenne, ceux que Hollande considère comme les riches à tondre ou bien ceux qui étaient dans la cible de la surtaxe que le Nouveau Centre a essayée de faire passer en catimini. Ceux considérés par Obama aussi comme une classe moyenne (tant que leur revenu annuel est inférieur à 450 000 dollars par an) à justement protéger éperdument de toute augmentation d’impôts. Car par leur travail, ils créent la richesse du pays !

Alors cette crise quelle est-elle ? Celle du libéralisme ? Si par libéralisme j’entends loi de la jungle, très certainement, car c’est vrai que le monde y est soumis. Nous sommes certes tous égaux devant la Loi, mais elle est en revanche très inégalement appliquée. Le monde de la finance est hyper-régulé par ces Etats, personne ne le contestera. Pourtant un Madoff ne sera contrôlé que 4 fois en 10 ans par les autorités de régulation. De même, la Société Générale n’hésite pas il y a quelques mois à remettre ses comptes certifiés en omettant de passer en provision de pertes quelques 9 milliards d’euros qu’AIG doit lui payer et qui seront finalement payés. N’importe quelle PME aurait été lourdement sanctionnée. Alors si par libéralisme j’entends Etat de droit, liberté et responsabilité, la question peut se poser. Dans quel monde vivons-nous ?

Un monde gouverné par une corporation qui s’arroge certains privilèges au détriment de la collectivité. Un fleuron national n’est pas rien d’autre qu’une entreprise généralement au CAC40 qui, de connivence avec l'Etat, bénéficie d'ultra protection sur son marché au double détriment du consommateur qui surpaie les produits et du contribuable qui finance la protection.

Face à cette « Bérézina publique », une chasse aux sorcières s’engage pour prendre l’argent. Ce sont les « paradis fiscaux » qui font la première cible du gouvernement Sarkozy. Eric Woerth n’hésite pas à multiplier les attaques frénétiques contre la Suisse. On entend alors des déclarations dans le journal Le Temps que : « les français appartiennent à l’Etat Français ainsi que tous leurs revenus ». Nous assistons là à une véritable transformation de la démocratie où l’Etat sert le peuple, à l’avènement de l’hyper-étatisme où le peuple devient la propriété absolue de l’Etat qui lui fait payer cher le monopole de sa protection. C’est ainsi que la machine Etat que nous avons créé pour nous protéger de nos peurs se retourne contre nous pour nous asservir.

Et, l’hyper-état français n’hésite pas à pointer du doigt ces méchants « paradis fiscaux » qui lui volent tant d’hypothétiques recettes et qui n’existent que parce que « l’enfer fiscal » existe. Mais, est ce que l’Etat français aura lui aussi le courage de lever le secret défense sur les milliards de corruption liés à l’affaire des frégates de Taiwan ? Ou bien va-t-il faire la chasse aux optimisations fiscales de certains de ces fleurons nationaux comme Alcatel-Lucent qui crée sa holding néerlandaise exonérée d’IS tout comme Renault-Nissan sous la même impulsion de l’Etat actionnaire majoritaire ou encore EDF qui optimise son IS à travers une holding d’assurance luxembourgeoise, … Certes le droit anglo-saxon appelle cela de la planification fiscale, mais l’hyper-Etat français ne devrait il pas d’abord montrer l’exemple ?

Alors comment peut-on ainsi placer sa confiance dans cet Etat aux pouvoirs sans limite ? N’est-il pas lui aussi un acteur responsable de cette crise qui lui profite ? Crise d’une société asphyxiée par la pression et le manque d’opportunités.


Ludovic LASSAUCE

Par Ludovic Lassauce - Publié dans : Politique - Communauté : Les libéraux français
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Dimanche 5 avril 2009

Lundi dernier j'étais reçu par Sylvain Attal sur France24 dans un débat télévisé contre Philip Golub, professeur en relations internationales à l'Université de Paris VIII.

 

Le thème portait sur la réaction d'Obama face au désastre de l'industrie automobile américaine.


voir la video

Cette industrie est depuis 30 ans complètement sous tutelle de très puissants syndicats qui empêchent toute réforme de General Motors. Il faut savoir qu'une voiture produite par GM coûte en moyen 1500 dollars de plus qu'une voiture produite par Toyota USA. Toutes les tentatives des dirigeants de GM pour réformer l'entreprise ont échoué. On se souvient du téméraire projet avorté "Saturne", de création d'unités de production dans les Etats du sud, dans les années 80 qui avait été sévèrement critiqué par le cinaste d'extrème gauche Michaël Moore dans le film Mr Smith.

 

Aujourd'hui Obama fait le choix du pragmatisme. Si les contribuables américains doivent continuer à payer, alors des contre-parties seront demandées non seulement à GM mais aussi aux syndicats qui devront revenir sur leurs acquis sociaux afin de reconstituer une entreprise profitable qui génèrent à nouveau des richesses et de l'emploi.

 

Sans faire l'apologie de la politique de relance économique d'Obama que les contribuables américains et européens vont payer pendant longtemps, sur ce coup, Obama fait preuve d'un certain courage face aux syndicats américains. Il est en rupture totale avec Sarkozy qui a lui creusé un déficit supplémentaire de 1500 € par français en 2009 pour renflouer nos banques sans demander aucune contre-partie.

En outre, on peut se poser des questions de transparence et contrôle (d'ailleurs lire le billet d'Edouard sur ce sujet), lorsque la Société Générale remet il y a un mois ses comptes certifés sans provisionner les pertes potentielles de 9 milliards de dollars d'AIG (lundi dernier AIG annonce qu'il pourra finalement payer). Ce genre de manipulation pour toute PME côtée serait lourdement sanctionnée.

Je souhaite rappeler l'urgence de revenir à des politiques économiques saines. Ce qui est valable dans le monde financier aujourd'hui, qui a surfé sur la solvabilité des emprunteurs l'est aussi dans le monde public avec la solvabilité des contribuables. Nous ne pouvons plus continuer cette fuite en avant effréné de dépenses publiques. Nous devrions assister aux premières faillites de la zone Euro en Grèce, en Espagne ou bien en Irlande. La France n'est pas très loin non plus. C'est la force de notre monnaie et de notre pouvoir d'achat qui est lourdement et irresponsablement mise en jeu.

Ludovic Lassauce
www.votre-europe.fr

Par Ludovic Lassauce - Publié dans : Politique - Communauté : Les libéraux français
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Jeudi 2 avril 2009
L’examen par l’Assemblée du texte sur la loi HADOPI visant à créer une autorité responsable de sanctions graduées contre un Internaute pris de piratage reprend le 31 mars prochain pour un vote définitif le 9 avril. Ce texte a déjà été adopté par le Sénat. HADOPI (Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection de droits sur Internet) devrait se substituer à l’ARMT (Autorité de régulation des mesures techniques).


Dans un article du 9 mars dernier, j’attaquais fermement le fondement de cette proposition de loi. Elle confère à une Autorité indépendante de la Justice, la possibilité de procéder à la condamnation d’un Internaute, sans que celui-ci ne soit jugé. Déjà, le parlement Européen avait vivement fustigé la proposition de la France considérant que dans une démocratie seule la Justice devrait pouvoir surveiller des données personnelles sur Internet, certifier la concordance entre une adresse IP et l’adresse physique correspondant et sanctionner en fonction de la gravité du délit.

 
De plus, dans le cas HADOPI il n’est possible ni de contester l’accusation, ni la sanction infligée. Il faut savoir qu’un tel pouvoir d’exception n’est accordé (temporairement) qu’aux unités anti-terroristes dans des cas très spéciaux. Voilà qu’HADOPI se voit conférer un pouvoir qui dépasse de très loin celui de la lutte anti-terroriste pour instaurer une véritable loi martiale sur Internet.
 
Serait-ce l’ignorance totale et le manque de pouvoir de nos dirigeants sur les nouvelles technologies qui les conduiraient à reléguer l’internaute français au rang de terroriste international !
 
Quels motifs réels et sérieux peuvent justifier au gouvernement Sarkozy de prendre des mesures aussi disproportionnées ? Car s’il s’agit de faire la chasse aux pirates, les moyens mis à la disposition du gouvernement sont dignes de ceux de l’époque du régime de Vichy.
 
Dans le cas où les députés français approuveraient cette loi le 9 avril prochain, ce sera au Conseil Constitutionnel de prendre d’urgence ses responsabilités. D’ailleurs, certains partis d’opposition comme Alternative Libérale ont déjà laissé entendre une action auprès de cette instance ainsi que celles de l’Europe pour faire valoir notre Démocratie.
 
Voyons maintenant de plus près les moyens techniques mis en œuvre dans le cadre d’HADOPI. Il s’agit en fait de procéder à un filtrage massif des flux d’information puis à une reconnaissance des contenus. Les Internautes français récupérant des fichiers sans payer les droits d’auteurs seraient alors repérés sur la base de leur adresse IP (l’équivalent d’une adresse postale mais pour votre ordinateur sur Internet, toute machine connectée à Internet dispose d’une adresse IP temporaire ou permanente).
 
Alors, par exemple, si je suis amené à échanger un ficher confidentiel via la fonction « peer-to-peer » de Skype à une autre personne (un rapport médical à mon médecin, ou bien des données professionnelles confidentielles à un collègue), celles-ci pourraient être immédiatement lu par HADOPI. Quelles différences peut-on faire entre un simple document et une partition de piano échangée illicitement, ou bien entre l’enregistrement d’un entretien confidentiel et une musique, sans en lire le contenu ? Quelle garantie aura-t-on que le fonctionnaire ou bien le prestataire privé extérieur qui aura consulté ainsi mes données personnelles ne pourra pas s’en servir à des fins discriminatoires ?
 
Plus grave, HADOPI est un instrument, au pouvoir illimité, permettant de réaliser des écoutes électroniques, sans avoir besoin d’une instruction judiciaire, comme c’est aujourd’hui le cas pour les écoutes téléphoniques. On se souvient déjà les nombreux scandales qui ont éclaté dans le ce domaine précisément. N’ouvre-t-on pas avec HADOPI la boîte de Pandore !
 
Ensuite, le pirate professionnel, celui dont on veut faire la chasse, dispose de moyens quasiment illimités pour se protéger. En effet, il peut garder l’anonymat en dissimulant son IP avec de fausses adresses ou en utilisant des tunnels cryptés ou des serveurs de transit localisés à l’étranger. On se souvient de « traque sur Internet » où Sandra Bullock prend le contrôle de plusieurs machines à distance pour masquer son origine. Ainsi si jamais un pirate utilise ma machine grâce à un virus pour faire transiter des données illégales, je deviens un criminel malgré moi. N’est ce pas le risque de tout Internaute français ? Combien de fois, vous êtes vous retrouvé infecté de virus ?
 
Plus scandaleux, HADOPI prévoit justement que ce soit à l’Internaute que revienne la responsabilité de sécuriser sa propre adresse IP, pire le projet s’oppose à ce que l’abonné soit exonéré de sa responsabilité lorsqu’il n’existe pas de moyens de sécurisation adaptés. Ainsi il deviendra nécessaire aux Internautes français de passer un diplôme d’ingénieur en Télécommunication pour accéder à Internet, faute de quoi ils risquent gros… C’est ainsi le moyen de la France pour réduire sa fracture numérique. Il ne reste plus qu’un pirate téméraire utilise l’ordinateur de la Ministre Albanel pour y télécharger des musiques.
 
Je passe enfin sur les erreurs nombreuses qui pourront être commises au cours de cette inquisition numérique, tout simplement parce que les adresses IP sont une ressource rare donc partagée. Comme le souligne le coup d’éclat du site The Pirate Bay qui pour semer la confusion publie une liste d’IP prises au hasard sur ses sites. Avec la technologie actuelle nous disposons d’une capacité d’adressage de 4.3 milliards d’adresse IP pour 1.4 milliards d’Internautes, on estime à 60 milliards le nombre de machines qui seront connectées à ce même réseau dans les années à venir. La Chine annonçait déjà ne disposer plus que de 530 jours de ressources en adresses IP. Face à cela la technologie d’adressage devrait évoluer vers l’IPv6, ce qui devrait rendre le filtrage un vrai casse tête puisque ce nouveau système offre 1 million d’adresse à chaque utilisateur. La France devrait d’ailleurs dépenser l’argent du contribuable sur le passage à l’IPv6, plutôt que d’accumuler un retard notable.
 
Enfin, si Madame Albanel connaissait son dossier, elle saurait qu’avec les nouvelles pratiques, la lecture en flux continu se substitue au téléchargement, celui-ci est donc amené à disparaître naturellement. Déjà la Fox propose gratuitement sur son site l’ensemble de son contenu, bénéficiant ainsi d’Internet comme un nouveau mode de diffusion beaucoup moins coûteux.
 
Alors si Internet, a su se développer si rapidement en si peu de temps, connaître une explosion des emplois à travers le monde aussi bien dans les pays pauvres que riches, permettre à des gens de se dépasser par le fruit de leur travail (et de stock-options), c’est bien parce qu’Internet est un lieu de libertés et libre échange, contrairement aux industries traditionnelles qui souffrent du poids écrasant de la réglementation étatique. C’est en instaurant sa dictature numérique, que Sarkozy entend bien mettre un terme au libéralisme débridé d’Internet et à cet élan par la même occasion.
 
Avec la découverte de ce nouvel eldorado, celui de l’Internet, c’est ainsi une nouvelle porte qui s’ouvre pour les tyrans désireux d’usurper le pouvoir. Difficile à déceler, c’est d’autant plus grave. Alors ne nous laissons pas prendre au même piège qui a conduit l’humanité dans les guerres du XXe siècle !


Ludovic LASSAUCE
Par Ludovic Lassauce - Publié dans : Politique - Communauté : Les libéraux français
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Lundi 30 mars 2009

Vous pourrez lire ci-dessous, ma réponse en attente de modération sur le blog de Michel Barnier à la prise de position de l'UMP sur les vins rosé coupés.

Vous savez que la commission Européenne souhaite autoriser le coupage du vin rouge avec le bin blanc pour produire du rosé. Sans réellement apporter d'élément concret sur le péril pour notre production française, notre Ministre de l'agriculture sort son bouclier.

Cher Monsieur Barnier,


Ne faites pas porter au libéralisme tous les maux de la planète. Par pitié, ce discours est vraiment dépassé et peu original.


Si vous voulez promouvoir la culture française, vous qui êtes Ministre, pourquoi n'intervenez vous pas sur les quotas de production dont sont frappés certains producteurs, notamment en Champagne mais aussi dans d'autres régions. Ce système vétuste ne tient pas compte de l'évolution du commerce mondial et associé à une bonne organisation d'export et de marketing, il permettrait à nos produits de se faire connaitre d'un public plus large. Pas seulement aux quelques élites des populations mondiales. Et puis, cette éducation faite vous éviterait bien des soucis avec le vin rosé.


Ensuite, si la création de rosé à partir de vin rouge et de vin blanc vous répugne, je vous rassure elle ne m'attire pas non plus aux premiers abords. Elle sera néanmois inévitable alors mieux vaut une manière habile et ferme d'en avertir le consommateur plutôt que de sortir son bouclier.


Et puis au final, qu'est ce qui vous prouve que ce procédé ne permettra pas de créer des produits surprenants ? Après tout, on a bien réussi à produire d'excellents vins en dehors de la France (Californie, Oregon, Washington State, Afrique du Sud, Argentine, Italie, ...).


C'est dommage que nous refusions l'aventure du changement, car c'est fermer des opportunités aux français que d'autres prendront à leur place.


Mais c'est un discours politique bien moins vendeur.


J'ai été ravi de vous rencontrer lors de la dernière République de Blogs.


Bonne campagne.

Très Cordialement,


Ludovic LASSAUCE
Alternative Libérale
www.votre-europe.fr

Par Ludovic Lassauce - Publié dans : Politique - Communauté : Les libéraux français
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Dimanche 22 mars 2009
Cette crise financière plonge les Etats, et leurs contribuables dans un endettement financier de plus en plus lourd, avec des répercussions à venir inévitables sur l’augmentation des charges et la baisse du pouvoir d’achat. Finalement les grands perdant de cette crise, ne seront ni les Etats qui auront vu leur pouvoir s’accroitre, ni les corporations (ces grandes entreprises qui font notre fierté nationale) dont les trous auront été gracieusement comblé par l’intervention divine de l’argent public, mais les contribuables, les éternels « banquiers des banquiers ».

On peut d’ailleurs voir dans le camp des étatistes à droite et à gauche les appels du pied pour augmenter la pression fiscale. Car si l’amendement du Nouveau Centre pour la création d’une surtaxe contre la crise a été rejeté ce n’est que partie remise. En 2008, c’est un déficit budgétaire de plus de 6% du PIB en France avec une dette totale qui attend 70% du PIB. Soit en moyenne 1500€ de plus qui se volatilisent de la poche de chaque français (ou 4000€ par actif), à ajouter à notre dette déjà colossale. Pendant ce temps, les instigateurs de cette crise, apparatchiks, banquiers et politiques, jouissent d’une totale impunité des fruits de leur gestion calamiteuse et irresponsable. Pire, ils persistent…

A la fuite en avant du gouvernement accélérée par un énième plan type « Keynes » dont on sait l’inefficacité – car il s’agit de remplir un verre troué, fait face l’alternative d’un camarade populiste Besancenot surfant sur notre désarroi pour prôner la mise sous cloche de la France. Ainsi, avec cette seule opposition, la politique étatique et protectionnisme du gouvernement n’est apparait que bien plus ouverte aux yeux d’un électorat tiraillé entre Charybde en Scylla. Protectionniste et isolationniste, il est tellement plus simple de jouer le Sauveur tout seul que de trouver des solutions avec nos partenaires Européens. Et puis, que pèsent des milliers d’emplois en Slovénie ou République Tchèque face au sauvetage de quelques emplois déjà massivement subventionnés en France ? Face à cette débâcle protectionniste, aucun débat démocratique n’est possible, de toute façon la gauche est bien trop occupée à assurer sa survie politique. Ainsi contre toutes les règles de gestion Européenne, c’est un Michel Barnier tête de liste UMP aux Européennes qui s’entend faire la voix de la France, de gré ou de force à coup de souverainisme, ré-ouvrir la boite de Pandore et renégocier la fuite des déficits publics.

Alors aurions-nous d’autres alternatives entre celle d’une nationalisation partielle à la Sarkozy ou bien totale à la Besancenot, que des générations et des générations de français devront lourdement payer ?

Alors que le rôle de l’Etat devrait être de veiller à l’impartialité de la Justice et aux respects de nos libertés, il devient notre nouveau roi de France pour y servir les intérêts de quelques roitelets qui s’arrogent la maigre bagatelle de 80% de nos richesses. C’est donc une nouvelle révolution qui nous guette, mais pas celle d’un totalitarisme bolchévique prônée par le NPA, celle qui rendra aux français les richesses et les droits dont ils n’auraient jamais dû être dépossédés. Rien de tel que la faillite d’un système pour y parvenir.

Pour mener une révolution de velours, je m’interroge et propose de revenir aux fondamentaux. Lorsqu’une banque ou un investisseur est sollicité pour injecter du capital dans une entreprise, il en prend toujours un contrôle soit indirect soit direct par des participations dans son capital. Pourquoi les banquiers devraient avoir le monopole de cette règle d’or du capitalisme qui fait leur fortune depuis des siècles ? Ne pourrait-elle pas être appliquée aux français qui mettent encore la main à leur porte-monnaie ? Si je ne rembourse pas mes emprunts, la banque ne me saisit-elle pas mon capital ? Pourquoi le droit ne s’appliquerait-il pas de la même manière dans le cas présent aux entreprises ?

Ainsi pour chaque euro versé dans une relance, le contribuable devrait légitiment récupérer directement une contre-valeur en un nombre d’actions des entreprises aidées, au taux du moment. Les perspectives deviendraient alors très différentes. Car que deviendra la valeur de ces 4000 € d’actions versés dans les sauvetages d’entreprise dans 5, 10, 15 ans ? Finalement cette mesure serait une véritable augmentation du pouvoir d’achat en sortie de crise et pour tous les français. C’est une véritable redistribution des richesses, non pas par la spoliation collective comme le prône le NPA mais par la participation.

Et puis, est ce à Monsieur Sarkozy de décider quelle entreprise à droit à la vie sur une autre ? Pourquoi l’automobile déjà condamnée plutôt que la recherche, le médical ou bien le développement d’énergies propres ? N’est-il pas plus juste de laisser le soin aux français de juger quelle entreprise donne les meilleurs gages de confiance pour y mériter son argent ? Peut être que les dirigeants de nos banques n’auraient pas pu recevoir leur bonus cette année 2008. Peut être que Renault aurait eu à rendre plus de compte dans sa stratégie d’investissement et de gestion?

Ainsi si cette crise est une crise de confiance dans l’argent, et que le recours à l’argent public est nécessaire, c’est au peuple français qu’il doit en revenir l’usufruit. Si aujourd’hui, il faut descendre dans la rue pour protester : c’est contre ces imposteurs qui abusent de notre argent pour y réclamer notre usufruit, comme en Russie lors de la mise en vente du pays après Gorbatchev.

Alors si vous deviez mettre au pot aujourd’hui 4000 € dans une entreprise, quelle décision prendriez-vous ? N’est-il pas temps de vous dire que l’Europe c’est vous et qu’il est inacceptable de laisser ainsi se poursuivre cette gabegie collective.

 

Ludovic LASSAUCE

Par Ludovic Lassauce - Publié dans : Politique - Communauté : Les libéraux français
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