Grand angle

Lundi 25 décembre 2006 1 25 /12 /2006 12:48

James Brown, âgé de 73 ans nous quitte. James Brown est l'icône de la soul. Il naquit dans une famille pauvre en 1933. Il démarra comme ramasseur de coton ou cireur de chaussure. Il s'intéressa ensuite à la danse et la boxe avant d'écoper de 3 ans de prison pour attaque à main armée à 16 ans. Il se tourna ensuite vers la musique pour devenir une star mondialement connue.

Issue d'un milieu très défavorisé, il incarne la chance offerte par une société américaine où quelque soit le milieu social et la couleur de peau, une personne qui cultive son talent peut trouver une place.

Pour 2007, j’aspire de mon vœu le plus cher à une société en France qui offre à chacun la possibilité de trouver sa place. Car chacun est unique est apporte une pierre à l’édifice social. Je souhaite d’une société où nous ne nous focalisons plus uniquement sur l’habit (étiquette, diplôme, adresses, …) mais où nous valorisons d’autant la richesse de l’expérience et du caractère de chacun.

L.L.

Par Ludovic Lassauce - Publié dans : Grand angle
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Lundi 15 janvier 2007 1 15 /01 /2007 20:25

Alors que la France continue de perpétuer un obscurantisme digne des périodes les plus noires du Moyen-âge où les avancées scientifiques, véritables hérésies d'époques, étaient passées sous silence par la pensée bien convenue de l'époque, la recherche scientifique connaît de nouveau ce triste sort.

Les questions essentielles comme celles des OGM attisent des levées de bouclier sur l'opinion publique et ses relais d'opinion. Quelques inquisiteurs, véritables ayatollahs de cet obscurantisme tel le fidèle José Bové pratiquent un véritable culte de la terreur. Vous pouvez mesurer le nombre de site sous google en Français pratiquant la politique de l'anti-OGM !

Pendant ce temps, le monde avance. Les OGM pratiqués sur les cultures de riz ont éradiqué un bon nombre de famine dans les pays d'Asie du Sud-est. En Angleterre, hier soir le journal de 20h de TF1 donnait la parole à un laboratoire en Ecosse qui travaille sur un procédé s'appuyant sur les OGM permettant de lutter contre le cancer de la peau, comme l'expliquait le professeur Harry Griffin de l'institut Roslin.

Les précautions doivent s'appliquer pour s'assurer que les recherches sont réalisées en respectant certaines règles de l'art, elles ne doivent pas être détournées pour en être un point de blocage.

Il est temps de donner la parole à la recherche pour que libérée elle puisse s'exprimer et participer à la création de cette économie de la connaissance. La recherche, c'est se tourner vers l'avenir et c'est offrir à la société de nouvelles opporunités.

L.L.

Par Ludovic Lassauce - Publié dans : Grand angle
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Jeudi 15 février 2007 4 15 /02 /2007 00:41

Faut-il punir les clients des prostitués ?

Voilà le thème du débat de ce soir dans l'Arène de France présenté par Stéphane Bern. Dans le camp de la prohibition : la socialiste Laurence Rossignol porte parole d'un message moralisateur qui veut imposer sa vision du monde à tous, sans complexe. Quelle arrogance et manque de tolérance ! Sous son côté bonne mère de famille irréprochable, elle nous déballe un discours digne du plus dur du puritanisme anglo saxon, qu'elle n'hésite pas à dénoncer par ailleurs ! Quelle catastrophe ! A côté de Laurence, Nicolas c'est un enfant de coeur.

De plus, quelle hypocrisie cette proposition de loi ! On n'interdit pas les prostitué(e)s de faire leur métier et de payer l'URSSAF mais on veut coller des amendes à leurs clients. Finalement on peut se demander qui est le proxénète dans l'histoire ? L'Etat qui se goinfre sur leur dos ?

Il est indispensable de combattre avec fermeté le commerce d'humains et l'organisation de réseaux mafieux. Et la différence avec un(e) prostitué(e) exerçant en libéral(e) est flagrante. Nous avons rencontré plusieurs associations de prostitué(e)s indépendant(e)s. La répression et la traque à la profession les desservent et contribuent à la prolifération des mafias. Voilà le message que nous avons entendu. L'histoire a d'ailleurs bien montré que la prohibition a toujours échoué.

Ce combat des puritains de ce soir est plus animé d'un désir de "belle façade" que d'un réel égard pour le sort de ces prostitué(e)s qui ne demandent qu'à jouir pleinement de leurs droits de citoyen.

J'ai choisi la voie libérale car j'en ai assez de nous voir imposer par ces conservateurs de gauche et de droite des diktats de bonne conduite. Après le tabac, l'alcool, le sexe, le sucre, les graisses, le pétrole, le cannabis, le téléchargement sur Internet, la caricature des religions, la critique de certains passages de l'histoire, le camping sauvage (sauf dans les rues de Paris), ... à ce rythme nous devrons instaurer des cours intensifs d'apprentissage des interdits dans toutes les écoles  et faire passer une épreuve sur les interdits en France. Quel ridicule ! Tout interdire est la meilleure voie pour faire perdre à chacun sa propre capacité de juger entre ce qui est bien ou mal pour lui. C'est la voie du totalitarisme et de l'irresponsabilité. Ce n'est pas la voie que nous avons choisie au sein d'Alternative Libérale. A ce titre, je vous conseille le livre de mon ami Mathieu Laine: "la grande nurserie", qui décrit pleinement cette société nounou.

L.L 

Par Ludovic Lassauce - Publié dans : Grand angle
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Vendredi 23 février 2007 5 23 /02 /2007 16:49

Ces derniers jours, j’étais en séminaire professionnel. Ce genre de moment est toujours très instructif car on y invite des pointures dans le domaine des Télécoms et nouvelles technologies.

 

Vous avez peut être entendu parler des « Villes Numériques », concept d’abord lancé par Google à San Francisco qui a équipé la municipalité d’un réseau WiFi gratuit. Ce réseau est financé grâce à la mise en réseau de services d’utilité public et de la publicité. En Angleterre, des expériences similaires se développent dans 16 municipalités sous le nom de « Wireless Cities ». A Paris, le renouvellement du contrat des panneaux d’affichage confié à JC Decaux a pour enjeu de transformer Paris en « ville numérique ». En France, nous avons tellement morcelé l’économie à coup de règlementation que la création d’un tel modèle économique devient plus difficile. Il faudra donc attendre en peu plus longtemps pour avoir Internet gratuit partout. Ce concept s’appuie sur ce qu’on appelle en Telecom le « machine à machine ».

 

L’idée est de rendre communicant chaque parcelle d’électronique et de lui permettre d’échanger de l’information utile avec des entreprises ou bien des utilisateurs grâce aux réseaux mobiles disponibles.

 

Par exemple dans le domaine de l’énergie, on connecte tous les compteurs d’eau, de gaz et d’électricité afin de les piloter à distance pour pouvoir facturer le client par rapport à sa consommation réelle ou bien pour prévenir d’éventuelle fuite dans le réseau de distribution. On crée alors un réseau sur lequel peuvent se partager d’autres types d’information par un effet de mutualisation bénéfique. Depuis la dérèglementation des services initiée par l’Europe, ces sociétés exploitant un service public délégué focalisés dans l’eau, le gaz ou l’électricité sont challengées sur la qualité de leur service et sur des contraintes environnementales. Nous étions dans un marché arrangé où le gâteau est partagé principalement entre 3 acteurs Veolia, Suez et Saur (groupe Bouygues). Aujourd’hui la maîtrise de la facturation des usages est concurrencée par de nouveaux entrants avec des offres attractives en terme de relation client et combinant d’autres services.

 

L’enjeu de ces réseaux de machines de communication est de permettre à ces acteurs de se proposer un guichet unique de services et de facturation pour les citoyens. C’est un peu l’esprit du concept de « box » d’abord lancé par Free puis repris par Darty, Poweo, e.l.m. Leblanc (groupe Bosch) ou bien Legrand dans ses projets domotiques. Imaginez une boite communicante chez vous reliée à votre chaudière, l’arrosage de votre jardin, votre frigo et votre prestataire de eShopping, votre assurance pour de l’assistance médicale, … et s’appuyant sur un réseau de boite similaire chez vos voisins pour transporter l’information à bas coût jusqu’au destinataire de votre choix dans le monde.

 

C’est l’idée sous jacente du modèle Google qui finance alors gratuitement un réseau métropolitain de points d’accès communicants ensemble dans la ville de San Francisco permettant à la fois de fournir de l’Internet public gratuit mais aussi de transporter des données utiles privées finançant ainsi l’accès publique. Tout cela est rendu possible grâce au Peer-to-Peer (consistant à s’affranchir des silos de communication entre les « jardins gardés » de certains opérateurs pour favoriser avant tout les transactions directes entre individus) et à une dérèglementation forte du marché.

 

Dommage que cette vision de l’échange libre ne soit pas au goût de nos hommes politiques qui y voient une rupture avec les principes centralisateurs de notre religion d’Etat jacobine, mettant le Peer-to-Peer hors la loi. Voir le post de mon ami Aurélien sur le sujet des droits d’auteur et l’article suivant pour le Peer-to-Peer.

 

Aujourd’hui, Microsoft lance son nouveau système d’exploitation Windows Vista, la bonne nouvelle : ce logiciel intègre en natif le Peer-to-Peer justement pour que les applications puissent bénéficier de cette formidable puissance d’échange sans être bloquée par un quelconque opérateur ou bien par des barrières technologiques rendant les systèmes inopérables. Je m’étonne alors que Microsoft ait eu l’autorisation de commercialiser Vista en France. Voilà un beau casse-tête pour nos parlementaires férus de protectionnisme et règlementation centralisatrice à outrance car une brèche gigantesque s’ouvre devant leurs yeux !

 

Aujourd’hui, nos lois cristallisent le fonctionnement de ces nouvelles technologies. Le Peer-to-Peer permet de faire diminuer les coûts de diffusion et de promotion favorisant les auteurs/éditeurs au profit des intermédiaires de distribution plus classiques qui contrôlaient leur promotion.


L.L.

Par Ludovic Lassauce - Publié dans : Grand angle
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Samedi 24 mars 2007 6 24 /03 /2007 13:02
Hier, alors que je me rendais chez mon imprimeur, je me suis trouvé nez-à-nez avec des représentants d'un collectif anti-OGM venant produit leurs tracts. L'envie m'est venue d'engager un débat public spontané avec ces Bovéens.
J'engageais le débat sur les bénéfices innomabrables que les OGM apportaient à la science notamment en matière de lutte contre les maladies graves, contre la famine et les cancers. Voir un post précédent sur le sujet.

A cours d'argument la militante anti-OGM s'en alla chercher du renfort alors voilà ce qui en est ressorti de cet échange avec ce groupuscule:
-les OGM c'est quand même bien mais en laboratoire (j'ai trouvé dommage de ne pas pouvoir enregistrer...)
-les OGM ont plongé dans la pauvreté des millions d'agriculteurs des PVD notamment en Asie
-il faut faire attention à la transmission surtout sur des cultures bio.

Sur le 2ème point laissez moi vous donner quelques chiffres en contre-exemple:

En 2006, les OGM concernent 10.3 millions d'agriculteurs de 22 pays contre 8.5 millions en 2005. Parmi ceux-là 90% soit 9.3 Millions sont des petits paysans issus de pays en voie de développement. Sur ces 9.3 Millions la plupart cultivent du coton Bt (6.8 Millions), en Chine, en Inde, aux Philippines et en Afrique du Sud. Certains experts estiment que ces nouvelles technologies devraient contribuer modestement à réduire de 50% la pauvreté d'ici 2015. 40% de la superficie totale des OGM est cultivée dans ces pays en voie de développement.

En Asie du Sud, les cultures de riz modifié (grâce à des gènes de betteraves) plus résistant à la pourriture dans les rizières ont permis en quelques années les grandes famines que connaissaient les populations. Aujourd'hui ces pays exportent leur riz partout dans le monde. Cela contribue au développement de leur économie et à leur croissance.

Certes la science démontre qu'il peut y avoir des effets pervers, c'est justement par l'expérimentation responsable qu'on arrivera à maîtriser l'immense opportunité que représentent les OGM pour le développement de notre civilisation tant pour la lutte contre la pauvreté que pour la médecine.

La PAC devrait aider nos agricultures à se reconvertir sur ces nouveaux créneaux pour faire de l'agriculture Européenne, une agriculture de pointe et de qualité.

Pour plus d'information sur le sujet, vous pouvez lire l'excellent ouvrage de Jean-Paul Oury sur le sujet "La querelle des OGM" aux éditions PUF.

L.L.
Par Ludovic Lassauce - Publié dans : Grand angle
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Samedi 7 avril 2007 6 07 /04 /2007 15:18
Les syndicats ont encore frappé. Après l'affaire Usines Center c'est au tour de la zone commerciale de Plan de Campagne de subir la frénésie idéologique des syndicats. J'entendais l'interview des salariés des commerces de la zone se plaindre de la fermeture le dimanche qui représente un manque à gagner de 300 euros par mois dans leur budget. C'est plusieurs centaines d'emplois menacés. Mais qui peuvent-ils trouver pour défendre leur cause quand les syndicats qui sont censés les représenter sont les principaux instigateur de ce conflit ?

Cette attitude irresponsable des sndicats est inacceptable et doit être condamnée. C'est de l'abus de pouvoir.

Par ailleurs, Cette loi datant de 1905 est-elle encore valable de nos jours ?

D'autre part est-il normal que certain magasin ont le droit à ouvrir le dimanche en toute légalité comme c'est le cas dans la galerie marchande du Louvre alors que d'autres n'y ont pas droit ?

A Paris, l'ouverture des magasins le dimanche et la nuit sera un thème important de nos propositions.
Par Ludovic Lassauce - Publié dans : Grand angle
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Lundi 16 avril 2007 1 16 /04 /2007 23:38
Etre Français, c’est vouloir partager des valeurs de démocratie, de respect des droits fondamentaux des personnes et de respect des minorités et de la diversité. Ces valeurs libérales et humanistes sont contenues dans l’héritage français du siècle des lumières et ont nourri les prémices de la révolution française de 1789. Les représentants de la France se doivent d’agir en accord avec ces valeurs.


Aujourd’hui, aux portes de l’Europe, la démocratie est en très grave danger en Russie. Le sujet fut d’ailleurs un des thèmes majeurs du conseil de l’EDLR (parti des libéraux démocrates Européens) le 13 avril dernier à Zagreb.


En effet, en novembre 2006, des changements majeurs ont été apportés à la loi électorale Russe. La loi prévoit la suppression d’une participation minimum des électeurs pour que l'élection soit déclarée valide; l'impossibilité pour les gens accusés « d'extrémisme » de s'inscrire en tant que candidat (sans donner une définition claire du terme « extrémisme ») et la suppression du droit de faire campagne contre d'autres candidats et partis dans les programmes de télévision. Autant dire que la capacité de critiquer l’action du gouvernement se trouve très réduite par cette nouvelle loi.

 

Yabloko, le parti de la Pomme et parti membre de l'ELDR, a été exclu des élections locales du 11 mars 2007 à St Petersbourg, ville dans laquelle il dispose d'un large soutien. La commission électorale de la ville avait estimé que de trop nombreuses signatures de soutien aux candidats du parti n'étaient pas valides. Le recours en appel auprès de la commission électorale fédérale a été rejeté.

 

Cette situation s’est amplifiée par de violents affrontements anti-Poutine avec les forces de l'ordre à St Petersbourg le 15 avril dernier à l’appel de leaders d’opposition comme l’ancien champion d’échec Garry Kasparov (comme le montre la photo ci-dessous qui me rappelle les évènements récents de Gare du Nord). Ce climat antidémocratique survient alors qu’en 2008 la Russie doit élire un nouveau président. La constitution Russe interdit à Vladimir Poutine de se représenter, mais la Russie n’est pas à l’abri d’un changement constitutionnel.

 

Le manque de médias nationaux indépendants, le musellement de la liberté d'expression, les répressions dans les républiques périphériques de Russie, et l'entrave aux actions des ONG internationales traduit le caractère omnipotent et dictatorial du président Poutine qui a une responsabilité directe sur cette situation inacceptable en Russie. L’association Reporters sans frontières dénonçait déjà cette situation en Russie, dans leur communiqué.

 

Cette situation est d’autant plus grave que la Russie a récemment recréé la version moderne du Pacte de Varsovie, il y a quelques années en fondant la SCO (Shanghai Coopération Organization), une évolution de Shanghai 5 la précédente organisation qui vise à établir un pacte militaire et énergétique entre les puissances Russes, Chinoises et les républiques d’Asie centrale. La SCO a pour objectif d’étendre son influence sur d’autres pays avoisinant comme le Vietnam. Autant dire un cocktail de dictatures qui est à l’origine des tensions très fortes de ces 5 dernières années avec les occidentaux (guerre en Irak, en Afghanistan, dossier Iranien, Corée du Nord).

 

La mondialisation des échanges c’est avant tout de refuser que des dictatures puissent s’installer, vivre du commerce international et priver de liberté tout un peuple. « Je ne suis pas libre, si tu ne l’es pas », tel doit être le leitmotiv des pays démocratiques dans ce nouveau siècle. Ces raisons il est urgent que les Européens affirment leur identité politique à travers une constitution simple décrivant nos valeurs et à travers l’unité de notre politique en matière d’affaires étrangères et de défense. Ces enjeux ont malheureusement complètement été occultés de la campagne présidentielle, il touche pourtant notre sécurité à tous.

 

Alors j’ai honte pour tous les combattants de la liberté, lorsque le président Chirac décerne le 22 septembre dernier à Poutine les insignes de Grand-Croix de la Légion d'Honneur, grade le plus élevé dans cette distinction.

 

Nous préparerons dans les jours plusieurs actions à l'attention de l’ordre des chevaliers de la légion d’honneur, aux présidents des groupes parlementaires et au prochain président de la République pour suspendre voir destituer Vladimir Poutine de sa légion d'honneur jusqu’à ce qu’il rétablisse en Russie des droits démocratiques pour ces concitoyens.

 

Au delà de cette situation, j’appelle à un débat parlementaire sur l'intérêt pour la collectivité de perpétuer ce rite hérité d'un empire et qui contribue à préserver une société basée sur des statuts.

 

Si vous souhaitez soutenir cette action, laissez-moi un commentaire sur ce post.

 

L.L.

Par Ludovic Lassauce - Publié dans : Grand angle
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Vendredi 29 juin 2007 5 29 /06 /2007 19:26
Nous pouvons constater que, dans le monde initial ouvert de l'Internet,  la libre concurrence a apporté beaucoup  aux consommateurs qui ont vu leur  téléphone devenir gratuit par exemple ou bien qui ont vu une démocratisation et une multiplication de l'accès aux contenus. Le principe d'Internet et de l'IP (le standard d'échange libre introduit pour supporter Internet) était de créer un espace virtuel de libre échange entre des opérateurs de réseau désireux de rejoindre la sphère.

On ne peut pas en dire autant dans le monde des télécommunications mobiles où la carte SIM a contribué notamment à créer des silos étanches entre ces réseaux. Les pouvoirs publics ont d'ailleurs été plus attentifs à l'encadrement du marché. Là où des acteurs comme Free ont pu se positionner pour repousser les limites en termes de services aux consommateurs, le monde du mobile n'a pas connu cette joie. Le marché des télécommunications mobile à valeur ajoutée représente certes plusieurs centaines de millions d'euros par an de revenus en moyenne par pays de l'UE. Il n'en reste pas moins d'une pauvreté certaine en terme de services malgré les moyens techniques disponibles.

Si on zoom, on peut se rendre compte que les Etats ont organisé de manière remarquable ce marché. Car tout d'abord le système de licence mis en place à une échelle nationale a placé la barrière d'accès si haute qu'elle limite pour chaque pays le marché à quelques acteurs: l'opérateur fixe historique, puis généralement 1 ou 2 groupes financiers proche de l'Etat. Cette concurrence encadrée permet d'établir non seulement un consensus sur les prix, mais aussi de mettre en place des mécanismes financiers entre opérateurs grâce aux déséquilibres des compensations sur le roaming en faveur de certains comme Swisscom ou Monaco Telecom qui jouent un rôle central dans ces mécanismes. On peut s'étonner que la commission ait tant de mal à faire plier les opérateurs lorsqu'on imagine les enjeux financiers. Il ne lui reste plus qu'à s'agiter de temps en temps pour calmer les esprits, notamment la pression des associations de consommateurs. En France, par exemple le marché des services mobiles à valeur ajoutée est complètement tenu par un organisme commun entre les opérateurs, qui décident des modalités de rémunération des fournisseurs de services ainsi que des services qui auront le droit de fonctionner sur le réseau. Autant dire que toute innovation et espérance de retour pour investissement pour un fournisseur de service ont été mis sous cloche.

Lorsque la justice française rend son jugement historique pour condamner sévèrement nos opérateurs en France, d'un montant historique, ce sont les consommateurs qui vont payer doublement la note. Car c'est l'Etat qui recevra les 534 millions d'euros d'amende et les consommateurs qui le paieront sur les prix. Alors, c'est bien dommage dans cette affaire que personne ne s'interroge sur l'organisation même de ce marché, qui au départ n'est pas concurrentiel et concentre un pouvoir important dans quelques mains.  L'ARCEP, l'organisme de régulation des Télécoms en France pourrait par exemple  libérer  le marché  en  autorisant  à des industriels de créer des réseaux  régionaux voir au sein d'une agglomération ou bien d'un quartier en concurrence des opérateurs mobiles existants. La relation entre ces industriels et les fournisseurs de services seraient alors beaucoup plus équilibrée pour le bien des consommateurs. Ce fut d'ailleurs l'objet de la création de MVNO, mais ceux-ci restent très dépendant des opérateurs mobiles qui leur fournissent le réseau, sans pouvoir représenter une alternative crédible.

Aujourd'hui c'est le marché de l'électricité qui s'ouvre malheureusement dans ce même esprit de concurrence faussée. Pourtant la libre concurrence est le meilleur recours pour le citoyen pour se prévaloir de l'abus de position dominante de certains acteurs. Rappelons les progrès amenés par les libéraux en Europe: Paris-Barcelone à 20€ en avion via les low-costs depuis la dérèglementation du transport aérien, la minute de téléphone gratuite en France et jusqu'en Chine grâce à la dérèglementation des télécommunications.

L.L.
Par Ludovic Lassauce - Publié dans : Grand angle
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Mercredi 8 août 2007 3 08 /08 /2007 01:00
Et voilà, une année et demi bien remplie.... Une 1ère saison qui s'achève avec de nombreux accomplissements.

La création d'Alternative Libérale, le développement de son réseau,  la participation à de nombreux groupes réformistes: Modernité ON/OFF de Philippe Lemoine,  Générations d'Idées de Nathalie Brion,  Réformes et Modernité de  Hervé Mariton, le développement de nos relations  en Europe  avec l'ELDR et le FDP notamment.  Nos 2 congrès de la Cigale et du Bataclan.  Une campagne présidentielle et la législative.  Et puis une gestion saine du parti: comptes certifiés, assemblée générale et comptes de campagne des candidats validés ...

Wow, lorsqu'on prend un peu de recul,  nous n'avons pas chomé et pouvons être tous satisfait de cette première étape !

J'ai tellement de monde à remercier  pour  tout ce travail accompli  alors je me lance dans une liste non-exhaustive:  Christine Mure,  Jean-Claude Armand, Thierry Jallas, Lea Richard, Jean-Michel  Laurent, Patrick Aymard,  Olivier Dardalhon, Said Bouaissi, David Poryngier,  Jean-Jacques Julian,  Philippe Gilliot,  Marie-Hélène Lermercier,  tout l'équipe du comité de direction d'Alternative Libérale, les candidats et leurs équipes, nos adhérents et sympthisants pour leur soutien  (Alain Liot, pour tes nombreux courriers d'encouragement), ... les journalistes qui auront pris le risque d'inviter de coriaces libéraux sur leurs plateaux, ... François Goulard qui lors de notre dernière rencontre m'a transmis une pêche d'enfer pour attaquer la 2ème saison !

Pour moi les vacances direction: la Namibie (sans accès web, phone ou autre, ...), ce petit pays (par le nombre d'habitants) d'Afrique entre l'Angola et l'Afrique du Sud. Ancienne colonie Allemande, la Namibie jouie des paysages les plus fabuleux du monde: réserves animales, paysages lunaires, dunes de sable rouge, ....

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Avant de partir je faisais un petit retour dans mes vieux CD de musique. En tant que guitariste néo-classique, j'avais beaucoup d'estime pour un jeune prodige du nom de
Jason Becker. Virtuose de la guitare dans les années 90 à l'âge de 16 ans, un médecin lui diagnostic une sclérose latérale amyotrophique. Sans relache, il se bat contre la maladie depuis lors. Aujourd'hui, il est inccapable de marcher ni même de parler, mais continuer de composer de la musique grâce à un système de communication sophistiqué.

Je me souviens écouter pendant des heures ses 2 titres "Altitudes" et "Air" les plus prodigieux, tout en lisant une fabuleuse épopée dans le registre de la science-fiction appelé le
fleuve de l'éternité, écrit par Philip José Farmer. Imaginez que l'humanité de tous les âges se retrouve renaître au bord d'un fleuve sans avoir à se préoccuper de se nourrir ou de la mort. L'épopée refait apparaître des personnages connus tels que Richard Francis Burton, Alice Hargreaves, Jean Sans Terre, Goering, l'Homme de Néanderthal, ... le long d'un fleuve où règne un ordre spontané, du moins au départ ! Voilà de quoi nourir les adeptes de sociologie libérale.

En attendant voici un extrait de Jason Becker, pour le fleuve de l'éternité, rendez vous sur fnac online.




Pour patienter jusqu'à la rentrée septembre.

Bonnes Vacances

L.L.
Par Ludovic Lassauce - Publié dans : Grand angle
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Jeudi 12 février 2009 4 12 /02 /2009 23:39
France3 diffusait un reportage alarmant sur des lacunes dans la gestion de résidus radioactifs issus d’activités minières sur 210 sites en France (dont le dernier site La Société des Mines de Jouac est fermé en mai 2001 faute de réserve). Rappelons que l’activité minière d’uranium en France fut un service public pendant toute son exploitation de 1945 à 2001 par le biais de COGEMA. Ce reportage ranime ainsi la polémique sur l’utilisation du nucléaire. Conscient des risques de cette technologie, dont l’accident de Tchernobyl encore tout frais en témoigne, en tant que citoyen je m’interroge néanmoins sur les différentes options qui s’offrent à nous. En étudiant la situation actuelle, il apparait tout de même que le nucléaire est aujourd’hui la manière la plus propre de produire les quantités d’énergie électrique nécessaire à la planète.
 
 
En complément de ce reportage, on peut lire de nombreux écrits sur ce sujet spécifique dont un rapport effarant de la CRIIRAD, une commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité née depuis l’accident de Tchernobyl en Union Soviétique. La CRIIRAD est une organisation affichant une certaine neutralité dans ses recherches, néanmoins proche de Greenpeace, l’organisation écologiste connue pour ses actions catégoriques dans la lutte contre le nucléaire. Ce rapport accable COGEMA et donc indirectement l’Etat Français sur sa gestion des sites minières français et notamment celle du stockage de substances radioactives extraites en même temps que l’Uranium. Néanmoins, la cour de Limoges en charge de l’affaire relaxe COGEMA en 2005.
 
Même si cette affaire semble effrayante tout comme les récents incidents en 2008 chez EDF qui avait ranimé le débat au sein de ses mêmes associations, cela doit-il condamner pour autant l’avenir du nucléaire civil ?
 
L’humanité est confrontée à un dilemme. N’oublions pas que nous sommes passés de 1.5 milliards d’individu au début du XX° siècle à près de 7 milliards cent ans plus tard ! Cette formidable expansion a été essentiellement due au progrès énergétique et l’allongement de l’espérance de vie. A ce sujet, un colloque de l’académie médicale il y a 3 ans démontrait la corrélation entre l’accroissement de l’espérance de vie et l’approvisionnement énergétique (pour le chauffage, et bien d’autres nécessités). Et, pour supporter ses besoins croissant, l’Homme a fait appel, au cours du temps, à bien des moyens, énergies douces, énergie du feu et maintenant le nucléaire devient la pierre angulaire. Que faire ? Renoncer ? Faire machine arrière ? Réduire alors la population mondiale par 3 ?
 
Certainement pas ! Nous devons donc relever ce défi : celui de sortir de cette l’économie du feu (combustion du carbone) pour continuer notre progression dans celle de l’atome. Si aujourd’hui le nucléaire est devenu le bouc émissaire de tous ces mouvements qui se retrouvent aussi dans l’altermondialisme, c’est peut être parce que demain il pourrait bien enterrer définitivement le problème de la pollution.
 
Aujourd’hui, nous utilisons des procédés encore très rudimentaires basés sur le principe de fission nucléaire. On casse un atome d’un métal appelé uranium (du fer mais en plus lourd) en le bombardant, ce qui libère énormément d’énergie. Jusque là rien de bien méchant, il faut juste bien contrôler la réaction et les incidents sont encore trop nombreux. Il est donc important que l’Etat et les acteurs du nucléaire s’imposent des niveaux de précaution draconiens et que nous encouragions plus de transparence publique.
 
Mais le gros problème de la fission, tant critiquée par Greenpeace est ses déchets. En effet, ils sont radioactifs et donc créent une pollution radioactive (au passage le granite de Bretagne est lui aussi radioactif mais à des niveaux non mortels). Sur cette pollution radioactive, il existe un traitement qui recycle quasiment à 99% les déchets. Voir cette note à ce sujet. La pollution radioactive est effectivement critiquable et il faut trouver des solutions. Mais n’est-elle pas nettement plus souhaitable que toute la pollution au CO2 que générait l’équivalent d’une combustion au charbon, rendant à terme la planète irrespirable pour l’être humain ?
 
Aujourd’hui nous stockons de manière sécurisée ces déchets (à La Hague par exemple) en attendant de faire mieux. La solution est loin d’être satisfaisante. Nous devons progresser sur le sujet avec le concours de tous car, c’est notre unique alternative à une réduction de la population mondiale. Car, l’idée qui consiste à assouvir les besoins mondiaux via les énergies douces et renouvelables est une utopie. Il suffit de comparer les chiffres de production de ces énergies avec les besoins pour s’en rendre compte. De la même manière, nous faire croire à une décroissance énergétique par une baisse de la consommation est non seulement une fuite en avant sans réellement solutionner le problème mais surtout une belle manière d’engloutir l’argent public.
 
Il existe quelques pistes pour améliorer la situation. D’abord, les travaux sur la diminution anticipée de la période de radioactivité. C’était d’ailleurs un des objectifs de recherche du réacteur Superphénix mis au rébus avec l’arrivée des Verts. Dommage que leur foi a eu raison sur l’intérêt d’un tel programme pour la lutte contre la pollution radioactive.
 
Ensuite, le passage au principe de fusion, bien moins rudimentaire que la fission. Principe beaucoup plus propre, il produit bien plus d’énergie que la fission nucléaire. La bonne nouvelle, nous disposons dans les océans (notamment dans les fosses sous marines au large des Philippines) suffisamment de combustible pour alimenter notre planète en énergie pendant quelques centaines de millénaires. Là encore la science doit faire des progrès afin de très vite maitriser ce principe à des fins civiles.
 
Alors aujourd’hui posons-nous les vraies questions ? Doit-on vraiment sortir du nucléaire ? De la fission, très certainement, en attendant c’est le meilleur compromis que nous ayons trouvé. Ce n’est pas un retour au moulin à vent, comme le préconise certains adeptes de l’obscurantisme, sur lequel nous devons miser notre avenir mais sur un progrès vers la fusion. Cela devrait être une priorité de la recherche à un niveau Européen pour la sauvegarde de notre planète et la lutte contre la pollution.
 
 
L.L
Par Ludovic Lassauce - Publié dans : Grand angle - Communauté : Les libéraux français
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"A government big enough to give you everything you want, is big enough to take away everything you have." - Thomas Jefferson

"Le hasard, c'est Dieu qui se promène incognito." - Albert Einstein

"Dirigent ceux qui prennent les risques que les dirigés ne veulent pas prendre" - Jean Jaures

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