Mercredi 15 avril 2009 3 15 /04 /2009 10:09

Depuis ces derniers mois alors que la crise s’est amplifiée et se propage du monde financier à l’industrie, les entreprises ne pouvant plus compter sur l’aide des banques pour financer leur besoin en fond de roulement et leurs investissements. Cette situation ouvre la porte à toutes les violences, manifestations, séquestration d’employeurs désarmées face à cette pandémie. Pendant ce temps le gouvernement cherche éperdument à sauver les quelques « fleurons nationaux », en abondant sans contre partie banques et entreprises de l’automobile. Cette année quelques 100 milliards d’euros, soit 1500 euros par français viendront s’ajouter au reste de la dette nationale. Finalement, toute une mise en scène sur fond de dérapage incontrôlée du capitalisme, pour mieux resserrer l’étau de l’hyper-Etat.

Sarkozy ne souhaite pas revenir sur le bouclier fiscal, qui devrait d’ailleurs inclure toutes les formes de prélèvements obligatoires pour être juste, et pas seulement être un palliatif à son manque de courage politique pour supprimer l’ISF. Qui va donc payer l’ardoise ? Certainement pas ceux qui possèdent… puisque le bouclier fiscal les protège. Certainement pas les 20% de gens environ qui vivent avec des revenus en dessous des seuils imposables. Ce sont bien sûr vous et moi, classe moyenne, le serf des temps modernes, qui travaillons dur chaque jour, qui allons supporter le poids de cette crise, à coup d’augmentation de prélèvements obligatoires deçà et là. Et dans cette cible le haut du panier de la classe moyenne, ceux que Hollande considère comme les riches à tondre ou bien ceux qui étaient dans la cible de la surtaxe que le Nouveau Centre a essayée de faire passer en catimini. Ceux considérés par Obama aussi comme une classe moyenne (tant que leur revenu annuel est inférieur à 450 000 dollars par an) à justement protéger éperdument de toute augmentation d’impôts. Car par leur travail, ils créent la richesse du pays !

Alors cette crise quelle est-elle ? Celle du libéralisme ? Si par libéralisme j’entends loi de la jungle, très certainement, car c’est vrai que le monde y est soumis. Nous sommes certes tous égaux devant la Loi, mais elle est en revanche très inégalement appliquée. Le monde de la finance est hyper-régulé par ces Etats, personne ne le contestera. Pourtant un Madoff ne sera contrôlé que 4 fois en 10 ans par les autorités de régulation. De même, la Société Générale n’hésite pas il y a quelques mois à remettre ses comptes certifiés en omettant de passer en provision de pertes quelques 9 milliards d’euros qu’AIG doit lui payer et qui seront finalement payés. N’importe quelle PME aurait été lourdement sanctionnée. Alors si par libéralisme j’entends Etat de droit, liberté et responsabilité, la question peut se poser. Dans quel monde vivons-nous ?

Un monde gouverné par une corporation qui s’arroge certains privilèges au détriment de la collectivité. Un fleuron national n’est pas rien d’autre qu’une entreprise généralement au CAC40 qui, de connivence avec l'Etat, bénéficie d'ultra protection sur son marché au double détriment du consommateur qui surpaie les produits et du contribuable qui finance la protection.

Face à cette « Bérézina publique », une chasse aux sorcières s’engage pour prendre l’argent. Ce sont les « paradis fiscaux » qui font la première cible du gouvernement Sarkozy. Eric Woerth n’hésite pas à multiplier les attaques frénétiques contre la Suisse. On entend alors des déclarations dans le journal Le Temps que : « les français appartiennent à l’Etat Français ainsi que tous leurs revenus ». Nous assistons là à une véritable transformation de la démocratie où l’Etat sert le peuple, à l’avènement de l’hyper-étatisme où le peuple devient la propriété absolue de l’Etat qui lui fait payer cher le monopole de sa protection. C’est ainsi que la machine Etat que nous avons créé pour nous protéger de nos peurs se retourne contre nous pour nous asservir.

Et, l’hyper-état français n’hésite pas à pointer du doigt ces méchants « paradis fiscaux » qui lui volent tant d’hypothétiques recettes et qui n’existent que parce que « l’enfer fiscal » existe. Mais, est ce que l’Etat français aura lui aussi le courage de lever le secret défense sur les milliards de corruption liés à l’affaire des frégates de Taiwan ? Ou bien va-t-il faire la chasse aux optimisations fiscales de certains de ces fleurons nationaux comme Alcatel-Lucent qui crée sa holding néerlandaise exonérée d’IS tout comme Renault-Nissan sous la même impulsion de l’Etat actionnaire majoritaire ou encore EDF qui optimise son IS à travers une holding d’assurance luxembourgeoise, … Certes le droit anglo-saxon appelle cela de la planification fiscale, mais l’hyper-Etat français ne devrait il pas d’abord montrer l’exemple ?

Alors comment peut-on ainsi placer sa confiance dans cet Etat aux pouvoirs sans limite ? N’est-il pas lui aussi un acteur responsable de cette crise qui lui profite ? Crise d’une société asphyxiée par la pression et le manque d’opportunités.


Ludovic LASSAUCE

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Dimanche 5 avril 2009 7 05 /04 /2009 20:00

Lundi dernier j'étais reçu par Sylvain Attal sur France24 dans un débat télévisé contre Philip Golub, professeur en relations internationales à l'Université de Paris VIII.

 

Le thème portait sur la réaction d'Obama face au désastre de l'industrie automobile américaine.


voir la video

Cette industrie est depuis 30 ans complètement sous tutelle de très puissants syndicats qui empêchent toute réforme de General Motors. Il faut savoir qu'une voiture produite par GM coûte en moyen 1500 dollars de plus qu'une voiture produite par Toyota USA. Toutes les tentatives des dirigeants de GM pour réformer l'entreprise ont échoué. On se souvient du téméraire projet avorté "Saturne", de création d'unités de production dans les Etats du sud, dans les années 80 qui avait été sévèrement critiqué par le cinaste d'extrème gauche Michaël Moore dans le film Mr Smith.

 

Aujourd'hui Obama fait le choix du pragmatisme. Si les contribuables américains doivent continuer à payer, alors des contre-parties seront demandées non seulement à GM mais aussi aux syndicats qui devront revenir sur leurs acquis sociaux afin de reconstituer une entreprise profitable qui génèrent à nouveau des richesses et de l'emploi.

 

Sans faire l'apologie de la politique de relance économique d'Obama que les contribuables américains et européens vont payer pendant longtemps, sur ce coup, Obama fait preuve d'un certain courage face aux syndicats américains. Il est en rupture totale avec Sarkozy qui a lui creusé un déficit supplémentaire de 1500 € par français en 2009 pour renflouer nos banques sans demander aucune contre-partie.

En outre, on peut se poser des questions de transparence et contrôle (d'ailleurs lire le billet d'Edouard sur ce sujet), lorsque la Société Générale remet il y a un mois ses comptes certifés sans provisionner les pertes potentielles de 9 milliards de dollars d'AIG (lundi dernier AIG annonce qu'il pourra finalement payer). Ce genre de manipulation pour toute PME côtée serait lourdement sanctionnée.

Je souhaite rappeler l'urgence de revenir à des politiques économiques saines. Ce qui est valable dans le monde financier aujourd'hui, qui a surfé sur la solvabilité des emprunteurs l'est aussi dans le monde public avec la solvabilité des contribuables. Nous ne pouvons plus continuer cette fuite en avant effréné de dépenses publiques. Nous devrions assister aux premières faillites de la zone Euro en Grèce, en Espagne ou bien en Irlande. La France n'est pas très loin non plus. C'est la force de notre monnaie et de notre pouvoir d'achat qui est lourdement et irresponsablement mise en jeu.

Ludovic Lassauce
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Jeudi 2 avril 2009 4 02 /04 /2009 17:48
L’examen par l’Assemblée du texte sur la loi HADOPI visant à créer une autorité responsable de sanctions graduées contre un Internaute pris de piratage reprend le 31 mars prochain pour un vote définitif le 9 avril. Ce texte a déjà été adopté par le Sénat. HADOPI (Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection de droits sur Internet) devrait se substituer à l’ARMT (Autorité de régulation des mesures techniques).


Dans un article du 9 mars dernier, j’attaquais fermement le fondement de cette proposition de loi. Elle confère à une Autorité indépendante de la Justice, la possibilité de procéder à la condamnation d’un Internaute, sans que celui-ci ne soit jugé. Déjà, le parlement Européen avait vivement fustigé la proposition de la France considérant que dans une démocratie seule la Justice devrait pouvoir surveiller des données personnelles sur Internet, certifier la concordance entre une adresse IP et l’adresse physique correspondant et sanctionner en fonction de la gravité du délit.

 
De plus, dans le cas HADOPI il n’est possible ni de contester l’accusation, ni la sanction infligée. Il faut savoir qu’un tel pouvoir d’exception n’est accordé (temporairement) qu’aux unités anti-terroristes dans des cas très spéciaux. Voilà qu’HADOPI se voit conférer un pouvoir qui dépasse de très loin celui de la lutte anti-terroriste pour instaurer une véritable loi martiale sur Internet.
 
Serait-ce l’ignorance totale et le manque de pouvoir de nos dirigeants sur les nouvelles technologies qui les conduiraient à reléguer l’internaute français au rang de terroriste international !
 
Quels motifs réels et sérieux peuvent justifier au gouvernement Sarkozy de prendre des mesures aussi disproportionnées ? Car s’il s’agit de faire la chasse aux pirates, les moyens mis à la disposition du gouvernement sont dignes de ceux de l’époque du régime de Vichy.
 
Dans le cas où les députés français approuveraient cette loi le 9 avril prochain, ce sera au Conseil Constitutionnel de prendre d’urgence ses responsabilités. D’ailleurs, certains partis d’opposition comme Alternative Libérale ont déjà laissé entendre une action auprès de cette instance ainsi que celles de l’Europe pour faire valoir notre Démocratie.
 
Voyons maintenant de plus près les moyens techniques mis en œuvre dans le cadre d’HADOPI. Il s’agit en fait de procéder à un filtrage massif des flux d’information puis à une reconnaissance des contenus. Les Internautes français récupérant des fichiers sans payer les droits d’auteurs seraient alors repérés sur la base de leur adresse IP (l’équivalent d’une adresse postale mais pour votre ordinateur sur Internet, toute machine connectée à Internet dispose d’une adresse IP temporaire ou permanente).
 
Alors, par exemple, si je suis amené à échanger un ficher confidentiel via la fonction « peer-to-peer » de Skype à une autre personne (un rapport médical à mon médecin, ou bien des données professionnelles confidentielles à un collègue), celles-ci pourraient être immédiatement lu par HADOPI. Quelles différences peut-on faire entre un simple document et une partition de piano échangée illicitement, ou bien entre l’enregistrement d’un entretien confidentiel et une musique, sans en lire le contenu ? Quelle garantie aura-t-on que le fonctionnaire ou bien le prestataire privé extérieur qui aura consulté ainsi mes données personnelles ne pourra pas s’en servir à des fins discriminatoires ?
 
Plus grave, HADOPI est un instrument, au pouvoir illimité, permettant de réaliser des écoutes électroniques, sans avoir besoin d’une instruction judiciaire, comme c’est aujourd’hui le cas pour les écoutes téléphoniques. On se souvient déjà les nombreux scandales qui ont éclaté dans le ce domaine précisément. N’ouvre-t-on pas avec HADOPI la boîte de Pandore !
 
Ensuite, le pirate professionnel, celui dont on veut faire la chasse, dispose de moyens quasiment illimités pour se protéger. En effet, il peut garder l’anonymat en dissimulant son IP avec de fausses adresses ou en utilisant des tunnels cryptés ou des serveurs de transit localisés à l’étranger. On se souvient de « traque sur Internet » où Sandra Bullock prend le contrôle de plusieurs machines à distance pour masquer son origine. Ainsi si jamais un pirate utilise ma machine grâce à un virus pour faire transiter des données illégales, je deviens un criminel malgré moi. N’est ce pas le risque de tout Internaute français ? Combien de fois, vous êtes vous retrouvé infecté de virus ?
 
Plus scandaleux, HADOPI prévoit justement que ce soit à l’Internaute que revienne la responsabilité de sécuriser sa propre adresse IP, pire le projet s’oppose à ce que l’abonné soit exonéré de sa responsabilité lorsqu’il n’existe pas de moyens de sécurisation adaptés. Ainsi il deviendra nécessaire aux Internautes français de passer un diplôme d’ingénieur en Télécommunication pour accéder à Internet, faute de quoi ils risquent gros… C’est ainsi le moyen de la France pour réduire sa fracture numérique. Il ne reste plus qu’un pirate téméraire utilise l’ordinateur de la Ministre Albanel pour y télécharger des musiques.
 
Je passe enfin sur les erreurs nombreuses qui pourront être commises au cours de cette inquisition numérique, tout simplement parce que les adresses IP sont une ressource rare donc partagée. Comme le souligne le coup d’éclat du site The Pirate Bay qui pour semer la confusion publie une liste d’IP prises au hasard sur ses sites. Avec la technologie actuelle nous disposons d’une capacité d’adressage de 4.3 milliards d’adresse IP pour 1.4 milliards d’Internautes, on estime à 60 milliards le nombre de machines qui seront connectées à ce même réseau dans les années à venir. La Chine annonçait déjà ne disposer plus que de 530 jours de ressources en adresses IP. Face à cela la technologie d’adressage devrait évoluer vers l’IPv6, ce qui devrait rendre le filtrage un vrai casse tête puisque ce nouveau système offre 1 million d’adresse à chaque utilisateur. La France devrait d’ailleurs dépenser l’argent du contribuable sur le passage à l’IPv6, plutôt que d’accumuler un retard notable.
 
Enfin, si Madame Albanel connaissait son dossier, elle saurait qu’avec les nouvelles pratiques, la lecture en flux continu se substitue au téléchargement, celui-ci est donc amené à disparaître naturellement. Déjà la Fox propose gratuitement sur son site l’ensemble de son contenu, bénéficiant ainsi d’Internet comme un nouveau mode de diffusion beaucoup moins coûteux.
 
Alors si Internet, a su se développer si rapidement en si peu de temps, connaître une explosion des emplois à travers le monde aussi bien dans les pays pauvres que riches, permettre à des gens de se dépasser par le fruit de leur travail (et de stock-options), c’est bien parce qu’Internet est un lieu de libertés et libre échange, contrairement aux industries traditionnelles qui souffrent du poids écrasant de la réglementation étatique. C’est en instaurant sa dictature numérique, que Sarkozy entend bien mettre un terme au libéralisme débridé d’Internet et à cet élan par la même occasion.
 
Avec la découverte de ce nouvel eldorado, celui de l’Internet, c’est ainsi une nouvelle porte qui s’ouvre pour les tyrans désireux d’usurper le pouvoir. Difficile à déceler, c’est d’autant plus grave. Alors ne nous laissons pas prendre au même piège qui a conduit l’humanité dans les guerres du XXe siècle !


Ludovic LASSAUCE
Par Ludovic Lassauce - Publié dans : Politique - Communauté : Les libéraux français
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Lundi 30 mars 2009 1 30 /03 /2009 02:18

Vous pourrez lire ci-dessous, ma réponse en attente de modération sur le blog de Michel Barnier à la prise de position de l'UMP sur les vins rosé coupés.

Vous savez que la commission Européenne souhaite autoriser le coupage du vin rouge avec le bin blanc pour produire du rosé. Sans réellement apporter d'élément concret sur le péril pour notre production française, notre Ministre de l'agriculture sort son bouclier.

Cher Monsieur Barnier,


Ne faites pas porter au libéralisme tous les maux de la planète. Par pitié, ce discours est vraiment dépassé et peu original.


Si vous voulez promouvoir la culture française, vous qui êtes Ministre, pourquoi n'intervenez vous pas sur les quotas de production dont sont frappés certains producteurs, notamment en Champagne mais aussi dans d'autres régions. Ce système vétuste ne tient pas compte de l'évolution du commerce mondial et associé à une bonne organisation d'export et de marketing, il permettrait à nos produits de se faire connaitre d'un public plus large. Pas seulement aux quelques élites des populations mondiales. Et puis, cette éducation faite vous éviterait bien des soucis avec le vin rosé.


Ensuite, si la création de rosé à partir de vin rouge et de vin blanc vous répugne, je vous rassure elle ne m'attire pas non plus aux premiers abords. Elle sera néanmois inévitable alors mieux vaut une manière habile et ferme d'en avertir le consommateur plutôt que de sortir son bouclier.


Et puis au final, qu'est ce qui vous prouve que ce procédé ne permettra pas de créer des produits surprenants ? Après tout, on a bien réussi à produire d'excellents vins en dehors de la France (Californie, Oregon, Washington State, Afrique du Sud, Argentine, Italie, ...).


C'est dommage que nous refusions l'aventure du changement, car c'est fermer des opportunités aux français que d'autres prendront à leur place.


Mais c'est un discours politique bien moins vendeur.


J'ai été ravi de vous rencontrer lors de la dernière République de Blogs.


Bonne campagne.

Très Cordialement,


Ludovic LASSAUCE
Alternative Libérale
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Dimanche 22 mars 2009 7 22 /03 /2009 22:13
Cette crise financière plonge les Etats, et leurs contribuables dans un endettement financier de plus en plus lourd, avec des répercussions à venir inévitables sur l’augmentation des charges et la baisse du pouvoir d’achat. Finalement les grands perdant de cette crise, ne seront ni les Etats qui auront vu leur pouvoir s’accroitre, ni les corporations (ces grandes entreprises qui font notre fierté nationale) dont les trous auront été gracieusement comblé par l’intervention divine de l’argent public, mais les contribuables, les éternels « banquiers des banquiers ».

On peut d’ailleurs voir dans le camp des étatistes à droite et à gauche les appels du pied pour augmenter la pression fiscale. Car si l’amendement du Nouveau Centre pour la création d’une surtaxe contre la crise a été rejeté ce n’est que partie remise. En 2008, c’est un déficit budgétaire de plus de 6% du PIB en France avec une dette totale qui attend 70% du PIB. Soit en moyenne 1500€ de plus qui se volatilisent de la poche de chaque français (ou 4000€ par actif), à ajouter à notre dette déjà colossale. Pendant ce temps, les instigateurs de cette crise, apparatchiks, banquiers et politiques, jouissent d’une totale impunité des fruits de leur gestion calamiteuse et irresponsable. Pire, ils persistent…

A la fuite en avant du gouvernement accélérée par un énième plan type « Keynes » dont on sait l’inefficacité – car il s’agit de remplir un verre troué, fait face l’alternative d’un camarade populiste Besancenot surfant sur notre désarroi pour prôner la mise sous cloche de la France. Ainsi, avec cette seule opposition, la politique étatique et protectionnisme du gouvernement n’est apparait que bien plus ouverte aux yeux d’un électorat tiraillé entre Charybde en Scylla. Protectionniste et isolationniste, il est tellement plus simple de jouer le Sauveur tout seul que de trouver des solutions avec nos partenaires Européens. Et puis, que pèsent des milliers d’emplois en Slovénie ou République Tchèque face au sauvetage de quelques emplois déjà massivement subventionnés en France ? Face à cette débâcle protectionniste, aucun débat démocratique n’est possible, de toute façon la gauche est bien trop occupée à assurer sa survie politique. Ainsi contre toutes les règles de gestion Européenne, c’est un Michel Barnier tête de liste UMP aux Européennes qui s’entend faire la voix de la France, de gré ou de force à coup de souverainisme, ré-ouvrir la boite de Pandore et renégocier la fuite des déficits publics.

Alors aurions-nous d’autres alternatives entre celle d’une nationalisation partielle à la Sarkozy ou bien totale à la Besancenot, que des générations et des générations de français devront lourdement payer ?

Alors que le rôle de l’Etat devrait être de veiller à l’impartialité de la Justice et aux respects de nos libertés, il devient notre nouveau roi de France pour y servir les intérêts de quelques roitelets qui s’arrogent la maigre bagatelle de 80% de nos richesses. C’est donc une nouvelle révolution qui nous guette, mais pas celle d’un totalitarisme bolchévique prônée par le NPA, celle qui rendra aux français les richesses et les droits dont ils n’auraient jamais dû être dépossédés. Rien de tel que la faillite d’un système pour y parvenir.

Pour mener une révolution de velours, je m’interroge et propose de revenir aux fondamentaux. Lorsqu’une banque ou un investisseur est sollicité pour injecter du capital dans une entreprise, il en prend toujours un contrôle soit indirect soit direct par des participations dans son capital. Pourquoi les banquiers devraient avoir le monopole de cette règle d’or du capitalisme qui fait leur fortune depuis des siècles ? Ne pourrait-elle pas être appliquée aux français qui mettent encore la main à leur porte-monnaie ? Si je ne rembourse pas mes emprunts, la banque ne me saisit-elle pas mon capital ? Pourquoi le droit ne s’appliquerait-il pas de la même manière dans le cas présent aux entreprises ?

Ainsi pour chaque euro versé dans une relance, le contribuable devrait légitiment récupérer directement une contre-valeur en un nombre d’actions des entreprises aidées, au taux du moment. Les perspectives deviendraient alors très différentes. Car que deviendra la valeur de ces 4000 € d’actions versés dans les sauvetages d’entreprise dans 5, 10, 15 ans ? Finalement cette mesure serait une véritable augmentation du pouvoir d’achat en sortie de crise et pour tous les français. C’est une véritable redistribution des richesses, non pas par la spoliation collective comme le prône le NPA mais par la participation.

Et puis, est ce à Monsieur Sarkozy de décider quelle entreprise à droit à la vie sur une autre ? Pourquoi l’automobile déjà condamnée plutôt que la recherche, le médical ou bien le développement d’énergies propres ? N’est-il pas plus juste de laisser le soin aux français de juger quelle entreprise donne les meilleurs gages de confiance pour y mériter son argent ? Peut être que les dirigeants de nos banques n’auraient pas pu recevoir leur bonus cette année 2008. Peut être que Renault aurait eu à rendre plus de compte dans sa stratégie d’investissement et de gestion?

Ainsi si cette crise est une crise de confiance dans l’argent, et que le recours à l’argent public est nécessaire, c’est au peuple français qu’il doit en revenir l’usufruit. Si aujourd’hui, il faut descendre dans la rue pour protester : c’est contre ces imposteurs qui abusent de notre argent pour y réclamer notre usufruit, comme en Russie lors de la mise en vente du pays après Gorbatchev.

Alors si vous deviez mettre au pot aujourd’hui 4000 € dans une entreprise, quelle décision prendriez-vous ? N’est-il pas temps de vous dire que l’Europe c’est vous et qu’il est inacceptable de laisser ainsi se poursuivre cette gabegie collective.

 

Ludovic LASSAUCE

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Dimanche 8 mars 2009 7 08 /03 /2009 23:25

Depuis le 4 mars dernier, les députés examinent le texte sur la loi HADOPI, voulue par Nicolas Sarkozy. Ce texte a été rejeté, le 24 septembre dernier par le parlement Européen à travers l’amendement 138 à 573 députés contre 54. Il est donc légitime de se demander pourquoi le gouvernement français veut-il ce texte à tout prix ?

L’objectif de cette loi est de lutter contre le téléchargement illicite par la riposte graduée, prévoyant notamment la déconnexion de l’Internaute et la création de liste blanche de site « clean ». Il apparait que le piratage nuit aux ventes de contenu, mais s’est-on vraiment interroger sur un rapport de cause à effet ?

Si on regarde les chiffres de la SACEM aux USA, elles annoncent un record de revenus en 2008 avec 900 Millions de dollars, soit une hausse de 7.2%. Les auteurs de BMI vont toucher au total 786 Millions de dollars, soit une hausse de 8%. En Angleterre, les ventes d’album tous supports confondus ont fait un bond de 33% (les supports digitaux ont progressé de 41.5% compensant une baisse de 43.5% des supports physiques). La CNIL affirme même qu’aucune étude ne prouve que les échanges sur Internet notamment par le « peer-to-peer » est un facteur de baisse des ventes dans un secteur en pleine mutation. Lorsqu’on regarde ces éléments ont peut légitime s’interroger sur cette loi HADOPI et surtout la dépense de 15 Millions d’euros pour l’ARMT pour filtrer le net.

Ce n’est pas les rapports d’expert qui manquent. Soyons sérieux ceux qui téléchargent en masse connaissent suffisamment la technologie pour la parer. Et puis avec l’arrivée du streaming vidéo et des hauts débits, il n’est même plus utile de télécharger, on peut écouter ou regarder en live à partir de n’importe quel serveur une œuvre ! Le rapport Ipoque, société leader d’outils de filtrage sur Internet rappel a difficulté de mise en œuvre. Et puis aujourd’hui l’Internet étant couplé avec la TV et le téléphone se sont des millions de foyer qui risquent du jour au lendemain de se retrouver privés de TV et de téléphone. Certains groupes comme La Quadrature du Net ont proposé un blackout du net pour protester contre cette loi. La Nouvelle-Zélande, le seul autre pays au monde qui avait essayé d’introduire le principe de riposte graduée et de liste blanche est revenue en arrière.

Il semble que les motivations de ce gouvernement soient toutes autres. Si en France, la tendance est assez similaire. Les ventes numériques ont fait un bon de +50% alors que les ventes de support physique s’effondrent. La SNEP principal syndicat de producteurs français annonçait que le marché hexagonal a perdu 696 Millions d’euros depuis 2002. Les revenus de la SACEM entre 2003 et 2008 en provenance de support physique ont baissé de 31%. Le digital tend difficilement à compenser ces pertes souffrant encore du développement d’une offre légale à prix raisonnable. Si le reste du monde connait une croissance qu’est ce qui peut inquiéter nos barons français de la production ?

Tout simplement, avec Internet, je n’ai plus besoin de surpayer une œuvre parce que je peux l’acheter n’importe où dans le monde. Aujourd’hui, la distribution en France connait une certaine forme de monopole (ou concentration privée en cartel ce qui revient au même) via la FNAC ou TF1/C+/M6, les prix ne connaissent donc pas d’effet « concurrence ». Ceux qui ont essayé de s’introduire sur ce marché avec des initiatives technologiques type vidéo à la demande ont été balayés (voir le cas de Wizzgo par exemple). Ensuite l’Etat se rémunère aussi très bien à travers toutes sortes de taxe, d’abord la TVA puis d’autres formes d’impôts comme la redevance et enfin à travers la SACEM il assure une mainmise de la production des contenus. Il est donc maintenant évident qu’il faille protéger la rente et les privilèges de ces acteurs, au détriment du consommateur français, des effets pervers de cette mondialisation digitale. Le pirate devient donc le bouc émissaire pour construire la première brique d’un mur autour de l’Internaute français, et légitimer la légalisation du filtrage du net par l’Etat, comme en Chine Populaire.

Plus choquant encore, déjà le parlement Européen avait voulu qu’intervienne la Justice dans le filtrage, dans la recherche de l’identité comme dans la sanction. Seule la Justice, indépendante de l’exécutif doit pouvoir ouvrir et contrôler les échanges. Ce transfert de pouvoir d’un Juge consiste à une autorité administrative revient à créer une véritable « juridiction d’exception » pour les Internautes à l’encontre du principe d’égalité devant la loi et de séparations des pouvoirs.

Le gouvernement ne recule devant rien et n’hésite pas à souiller nos libertés individuelles et la protection de notre vie privée pour asseoir son pouvoir. C’est le principe même d’équilibre de la démocratie qui est remis en cause dans cette loi. Au lieu d’élever la France dans le monde du numérique et mettre des moyens pour introduire de nouvelles technologies, c’est l’obscurantisme rampant qui gagne contre l’innovation et la créativité.



Ludovic LASSAUCE

Par Ludovic Lassauce - Publié dans : Politique - Communauté : Les libéraux français
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Jeudi 12 février 2009 4 12 /02 /2009 23:39
France3 diffusait un reportage alarmant sur des lacunes dans la gestion de résidus radioactifs issus d’activités minières sur 210 sites en France (dont le dernier site La Société des Mines de Jouac est fermé en mai 2001 faute de réserve). Rappelons que l’activité minière d’uranium en France fut un service public pendant toute son exploitation de 1945 à 2001 par le biais de COGEMA. Ce reportage ranime ainsi la polémique sur l’utilisation du nucléaire. Conscient des risques de cette technologie, dont l’accident de Tchernobyl encore tout frais en témoigne, en tant que citoyen je m’interroge néanmoins sur les différentes options qui s’offrent à nous. En étudiant la situation actuelle, il apparait tout de même que le nucléaire est aujourd’hui la manière la plus propre de produire les quantités d’énergie électrique nécessaire à la planète.
 
 
En complément de ce reportage, on peut lire de nombreux écrits sur ce sujet spécifique dont un rapport effarant de la CRIIRAD, une commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité née depuis l’accident de Tchernobyl en Union Soviétique. La CRIIRAD est une organisation affichant une certaine neutralité dans ses recherches, néanmoins proche de Greenpeace, l’organisation écologiste connue pour ses actions catégoriques dans la lutte contre le nucléaire. Ce rapport accable COGEMA et donc indirectement l’Etat Français sur sa gestion des sites minières français et notamment celle du stockage de substances radioactives extraites en même temps que l’Uranium. Néanmoins, la cour de Limoges en charge de l’affaire relaxe COGEMA en 2005.
 
Même si cette affaire semble effrayante tout comme les récents incidents en 2008 chez EDF qui avait ranimé le débat au sein de ses mêmes associations, cela doit-il condamner pour autant l’avenir du nucléaire civil ?
 
L’humanité est confrontée à un dilemme. N’oublions pas que nous sommes passés de 1.5 milliards d’individu au début du XX° siècle à près de 7 milliards cent ans plus tard ! Cette formidable expansion a été essentiellement due au progrès énergétique et l’allongement de l’espérance de vie. A ce sujet, un colloque de l’académie médicale il y a 3 ans démontrait la corrélation entre l’accroissement de l’espérance de vie et l’approvisionnement énergétique (pour le chauffage, et bien d’autres nécessités). Et, pour supporter ses besoins croissant, l’Homme a fait appel, au cours du temps, à bien des moyens, énergies douces, énergie du feu et maintenant le nucléaire devient la pierre angulaire. Que faire ? Renoncer ? Faire machine arrière ? Réduire alors la population mondiale par 3 ?
 
Certainement pas ! Nous devons donc relever ce défi : celui de sortir de cette l’économie du feu (combustion du carbone) pour continuer notre progression dans celle de l’atome. Si aujourd’hui le nucléaire est devenu le bouc émissaire de tous ces mouvements qui se retrouvent aussi dans l’altermondialisme, c’est peut être parce que demain il pourrait bien enterrer définitivement le problème de la pollution.
 
Aujourd’hui, nous utilisons des procédés encore très rudimentaires basés sur le principe de fission nucléaire. On casse un atome d’un métal appelé uranium (du fer mais en plus lourd) en le bombardant, ce qui libère énormément d’énergie. Jusque là rien de bien méchant, il faut juste bien contrôler la réaction et les incidents sont encore trop nombreux. Il est donc important que l’Etat et les acteurs du nucléaire s’imposent des niveaux de précaution draconiens et que nous encouragions plus de transparence publique.
 
Mais le gros problème de la fission, tant critiquée par Greenpeace est ses déchets. En effet, ils sont radioactifs et donc créent une pollution radioactive (au passage le granite de Bretagne est lui aussi radioactif mais à des niveaux non mortels). Sur cette pollution radioactive, il existe un traitement qui recycle quasiment à 99% les déchets. Voir cette note à ce sujet. La pollution radioactive est effectivement critiquable et il faut trouver des solutions. Mais n’est-elle pas nettement plus souhaitable que toute la pollution au CO2 que générait l’équivalent d’une combustion au charbon, rendant à terme la planète irrespirable pour l’être humain ?
 
Aujourd’hui nous stockons de manière sécurisée ces déchets (à La Hague par exemple) en attendant de faire mieux. La solution est loin d’être satisfaisante. Nous devons progresser sur le sujet avec le concours de tous car, c’est notre unique alternative à une réduction de la population mondiale. Car, l’idée qui consiste à assouvir les besoins mondiaux via les énergies douces et renouvelables est une utopie. Il suffit de comparer les chiffres de production de ces énergies avec les besoins pour s’en rendre compte. De la même manière, nous faire croire à une décroissance énergétique par une baisse de la consommation est non seulement une fuite en avant sans réellement solutionner le problème mais surtout une belle manière d’engloutir l’argent public.
 
Il existe quelques pistes pour améliorer la situation. D’abord, les travaux sur la diminution anticipée de la période de radioactivité. C’était d’ailleurs un des objectifs de recherche du réacteur Superphénix mis au rébus avec l’arrivée des Verts. Dommage que leur foi a eu raison sur l’intérêt d’un tel programme pour la lutte contre la pollution radioactive.
 
Ensuite, le passage au principe de fusion, bien moins rudimentaire que la fission. Principe beaucoup plus propre, il produit bien plus d’énergie que la fission nucléaire. La bonne nouvelle, nous disposons dans les océans (notamment dans les fosses sous marines au large des Philippines) suffisamment de combustible pour alimenter notre planète en énergie pendant quelques centaines de millénaires. Là encore la science doit faire des progrès afin de très vite maitriser ce principe à des fins civiles.
 
Alors aujourd’hui posons-nous les vraies questions ? Doit-on vraiment sortir du nucléaire ? De la fission, très certainement, en attendant c’est le meilleur compromis que nous ayons trouvé. Ce n’est pas un retour au moulin à vent, comme le préconise certains adeptes de l’obscurantisme, sur lequel nous devons miser notre avenir mais sur un progrès vers la fusion. Cela devrait être une priorité de la recherche à un niveau Européen pour la sauvegarde de notre planète et la lutte contre la pollution.
 
 
L.L
Par Ludovic Lassauce - Publié dans : Grand angle - Communauté : Les libéraux français
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Dimanche 8 février 2009 7 08 /02 /2009 21:01

La cour d’appel de Versailles a condamné mercredi dernier l’opérateur mobile Bouygues Telecom à démonter une antenne relais nécessaire à la transmission téléphonique mobile suite à une plainte de quelques habitants de Tassin-la-Demi-Lune.

 

Après débat, le principe de précaution tranchera. Dans le doute, on lève les boucliers, si aucune étude n’a prouvé que ces antennes soient nocives pour la santé publique, aucune étude ne prouve qu’elles ne le soient pas.

 

Ce principe de précaution fait partie des quelques héritage de l’époque Chirac. Bien peu de choses auront été accomplies pendant ses 12 ans de présidence, finalement peut être pour le bien commun lorsqu’on en voit les effets a posteriori. Nos ancêtres les Gaulois n’avaient peur de rien; sauf que le ciel ne leur tombe sur la tête. Le docteur Chirac, par le principe de précaution, n’apporte qu’une dose de neuroleptique à cette peur atavique qui fait rage dans notre pays.

 

Le principe de précaution est contre nature et doit être retiré d’urgence de notre constitution. Comme d’ailleurs l’évoque l’avocat Mathieu Laine dans sa tribune du Figaro, car il introduit de l’arbitraire dans  la Justice. Un individu peut désormais être condamné pour des actes qu’ils pourraient commettre. Il s’oppose donc à la philosophie des droits de l’Homme et du Citoyen d’une justice impartiale et égale pour tous. Souvenez-vous de la mise en garde de Steven Spielberg de telles dérives totalitaires dans son film Minority Report.

 

Alors si au premier abord il parait séduisant de vouloir protéger l’Humanité des dangers de l’inconnu, n’est ce pas la volonté de repousser les limites de l’inconnu qui nous fait progresser depuis des siècles ? De l’invention du feu, à la découverte de l’Amérique, en passant par celle de l’électricité. Combien l’humanité toute entière était elle fière et courageuse lorsque Neil Armstrong fit ses premiers pas sur la Lune. Des exploits nécessaires qui font battre le cœur des Hommes et lui permettent de transcender ses problèmes quotidiens (pouvoir d’achat, chômage endémique, famine, crise économique, …) pour rêver d’un meilleur futur. N’est ce pas cette capacité à surmonter des épreuves avec dignité qui est l’essence de l’homme.

 

Dans le cas de l’affaire Bouygues Telecom, les conséquences sont dramatiques et absurdes. Comme le souligne avec justesse ; Jean-Baptiste Jacquin, rédacteur en chef à La Tribune dans son édito du 6 février, va t’on maintenant démanteler les 3 réseaux mobiles en France ? Avec comme conséquence immédiate le chômage de millions d’individus qui vivent aujourd’hui de ce secteur.

 

Si dans le doute, la précaution est toujours nécessaire, il reste à prouver les effets nocifs sur la santé des antennes relais. Aujourd’hui, force est de constater que la téléphonie mobile permet de sauver des vies.

 

Prenons l’exemple de l’automobile qui depuis des années propose un système d’appel d’urgence utilisant la téléphonie mobile sur des objets communiquant dans les voitures pour prévenir automatiquement les secours en cas d’accident. Ou bien celui du soin de personnes âgées isolées, où les acteurs du médical proposent des systèmes de détection de chute utilisant ce même principe. Ou encore, le gouvernement qui devrait introduire l’écotaxe des poids lourds sur les routes nationales en utilisant ces réseaux pour remonter les données de taxation, évitant ainsi de voir fleurir des barrières de péage à tous les carrefours.

 

Alors que répondre aux habitants de Tassin-la-Demi-Lune, ils ne pourront pas bénéficier de secours en cas d’accident, leurs personnes âgées ne pourront pas être détectées en cas de chute et les poids lourds circuleront gratuitement sur les routes nationales au détriment de l’environnement, parce que nous n’avons pas la preuve qu’une antenne relais ne nuit pas à la santé ? Est-on vraiment prêt à faire ce troc ?

 

Finalement, cet incident n’est-il pas le reflet du malaise que notre société traverse ? Dirigée par ceux, qui sous l’égide de l’Etat, depuis des décennies nous vendent de la surprotection à outrance au détriment des finances publiques et de notre liberté à s’autodéterminer.

 

 

Ludovic LASSAUCE

Par Ludovic Lassauce - Publié dans : Politique - Communauté : Les libéraux français
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Mardi 4 novembre 2008 2 04 /11 /2008 15:28
J’entends récemment certaines figures de la gauche sur le sujet des stock-options, comme Elisabeth Guigou invitée récemment sur iTV ou bien Bertrand Delanoë sur Libération. J’ai beaucoup de mal à comprendre la logique qui anime leurs propositions. En effet, comment peut-on être de gauche, prôner le partage des profits et vouloir taxer les stock-options ?

Les revenus des salaires sont insuffisants à produire suffisamment de pouvoir d’achat pour un foyer, notamment pour les tranches de salaire les plus basses. De plus en plus de gens cumulent plusieurs emplois afin de boucler des fins de mois difficiles. Il est bien peu probable que le gouvernement puisse apporter une quelconque réponse à l’érosion du pouvoir d’achat des Français. Sarkozy est d’ailleurs en échec sur le sujet et la crise vient finalement comme un alibi inespéré pour occulter les résultats de sa politique économique.
 
Alors que reste-t-il aux travailleurs et salariés pour espérer gagner plus ? Travailler plus ? Certes, c’est une option qui a ses limites. Et puis est-ce vraiment les 3 % par an d’augmentation à espérer qui viennent tout juste compenser l’inflation qui sont un élément motivant à travailler plus ?
 
Rappelons qu’une entreprise est avant tout un ensemble d’hommes et de femmes qui ont décidé de mettre en commun leurs compétences et ressources autour d’un projet. Que le capital d’une entreprise constitue cette valeur enrichie par les profits qu’elle réalise à travers son activité.
 
Les stock-options ont été mis en place pour permettre aux employés d’une entreprise qui participent à la valeur de cette entreprise de par leur travail et leurs compétences, d’être rétribués directement sur cette valeur. En France, ce système reste utilisé principalement comme récompense ultime, il est un élément plus largement répandu dans d’autres pays comme les Etats-Unis. Il est donc naturellement perçu en France comme un privilège à taxer…
 
C’est là que la logique de la gauche française m’échappe… Ne serait-il pas plutôt légitime de se battre pour que le système de stock-options soit plus largement répandu dans petites et grandes entreprises, pour que tout employé puisse bénéficier d’une participation directe sur les bénéfices de son entreprise ?

Au lieu de cela, la gauche décide de condamner le seul mécanisme qui aujourd’hui permettrait à beaucoup de salariés de gagner plus... 
 
L.L.
Par Ludovic Lassauce - Publié dans : Politique - Communauté : Les libéraux français
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Lundi 17 mars 2008 1 17 /03 /2008 18:51

Chers lecteurs,

Ce blog a toujours été libre d'expression et le restera. Je trouve essentiel que toutes les idées puissent être exprimées. Je tenais cependant à préciser que les commentaires directs d'insultes seront supprimés.

Depuis la campagne interne que nous avons mené au sein d'Alternative Libérale pour élire le nouveau bureau, ce blog est devenu la victime de quelques parasites qui se complaisent à simplement déverser de manière anonyme leurs insultes.

C'est malheureux d'en arriver là surtout lorsqu'il s'agit de gens qui se croient libéraux...

Amicalement,

Ludovic

Par Ludovic Lassauce - Publié dans : Annonces
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