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Lundi 6 novembre 2006
La révolution Web 2.0 et en marche.

Aujourd'hui j'étais interviewé par les créateurs du site de gestion de profil www.ziki.com sur l'utilisation des nouvelles technologies par Alternative Libérale pour la campagne 2007.

Retrouvez l'interview ici.
Et rejoignez moi sur www.ziki.com
par Ludovic Lassauce publié dans : Grand angle
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Dimanche 5 novembre 2006

J'étais invité cet après-midi chez mon ami singapourien Imran Hashim, jeune journaliste diplômé de Sciences Po et étudiant l'Arabe classique à l'université de Paris III. C'était aujourd'hui une occasion de fêter Hari Raya entre nous.

Hari Raya est un festival malais correspondant à la célébration musulmane Eid ul-Fitr marquant la fin du ramadan. Ce festival coïncide en Malaisie soit au moment de la célébration du festival Indien Deepavali (fête des lumières) ou de la célébration chinoise du nouvel an qui sont tous célébrés dans le pays. A Singapour, j'ai toujours trouvé remarquable leur approche religieuse offrant un espace à chaque religion dans la société. En effet, même des jours fériés sont réservés pour les célébrations Chrétiennes, Musulmanes, Hindouistes, Bouddhistes, ... en liberté des traditions les plus représentées. Pourrait-on imaginer un jour en France un calendrier des jours fériés intégrant aussi les fêtes Juives, Musulmanes, Bouddhistes, ... ? Les religions sont ainsi fondues dans la vie courante où finalement les différentes communautés interagissent en respect les unes des autres. Je me souviens d'ailleurs lorsque j'étais à Singapour faire des réunions professionnelles avec des interlocuteurs portant les vêtements traditionnels appartenant à leur propre culture respective sans que ça m'interpelle plus que d'habitude. Quel bonheur de pouvoir se dresser sans devoir être frustrer par une encyclopédie d’interdictions ? Au final, le vestimentaire est une forme d’expression, doit-on restreindre les libertés d'expression ?

En France, la laïcité est une valeur forte de la république car l'Etat ne doit pas être influencé d'un pouvoir religieux quelconque. Et je suis favorable à un Etat laïc, ne me méprenez pas. Dans la mesure où ce principe est respecté au niveau de l'appareil politique et administratif, doit-on faire la chasse au citoyen, surtout lorsque celui-ci n'est pas apparenté à un pouvoir public quelconque? Le regard sur les pratiques dans d'autres pays du monde m'interroge. Depuis la polémique sur le port du voile en France ou le rapport ministériel sur les sectes, on assiste à une vraie chasse aux sorcières. Alors que cela passait inaperçu, j'ai moi même reçu des remarques sur mon lieu de travail pour une petite croix autour du coup sous mes vêtements, que j'ai fini par retirer, agacé. Ces comportements soulignent la dérive abusive d'un principe qui est lui fondamental. Nous légiférons sans cesse sur tout, l'Etat français nounou doit régir chacun des actes des citoyens sous couvert de principes qui eux sont nobles.

Il est d'ailleurs voté en 1966 par les Nations Unies un pacte international relatif aux droits civils et politiques qui stipulent, en son article 18 par quatre paragraphes, la manifestation d'une religion ou d'une croyance: "Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion; ce droit implique la liberté d'avoir ou d'adopter une religion ou une conviction de son choix, ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction, individuellement ou en commun, tant en public qu'en privé, par le culte et l'accomplissement des rites, les pratiques et l'enseignement.[...]"

La religion ne doit pas être mêlé à l'Etat, c'est un principe immuable. L'Etat n'a pas besoin de conduire cette chasse dans la société et demander aux gens de ne pas sortir sans leur culture. La culture fait partie intégrante de l'être humain, personne ne peut l'enfermer. Demain, nous n'aurons plus le droit de montrer un tatouage, une bague ou un bracelet sous prétexte qu'il pourrait faire référence à une religion particulière ? Nous nous targuons d’être un pays rayonnant au niveau culturel, mais est-ce un comportement digne ? Voilà encore une approche bien conservatrice et protectionniste !

J'admire l'exemple de tolérance de Singapour sur le sujet (qui par ailleurs est loin d’être un modèle de liberté d’expression) qui ne mélange pas la religion dans l'Etat tout en faisant preuve d’un grand respect. J'admire mes amis Singapouriens qui vivent entre Hindous, Chrétiens, Musulmans et Juifs en toute simplicité. C'est là le signe d'une mondialisation qui marche. Et c'est là les vrais effets positifs des échanges mondiaux que nous vivons actuellement. C’est aussi grâce à cela que les cultures peuvent continuer de se développer en paix sans être menacées d’extinction ou de censure. Avoir peur des différences et de l’échange ne fera qu’accélérer notre déclin alors voyons de l’avant à l’instar de cette jeune nation du sud est Asiatique.

"Salamat Hari Raya" et bonne semaine !

L.L.

par Ludovic Lassauce publié dans : Regards sur le monde
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Samedi 4 novembre 2006
Patriotisme économique ou bien aveu d'un échec industriel ?

Alors que la SNCF confiait la gestion d'un projet industriel à savoir le remplacement de rame du Transilien Ile-de-France, Alstom criait au patriotisme économique en demandant l'annulation du contrat avec le groupe Bombardier.

Certes on peut et il faut dénoncer le nom respect du Canada des accords de l'OMC sur les contrats marchés publics. Mais ce qui se cache derrière cette contre-attaque du désespoir est bien plus inquiétant.

Ce qui me révolte le plus dans cette affaire: à aucun moment les protagonistes d'Alstom ne se soucient pas des millions d'habitants de la région parisienne qui utilisent les transports publics. En tant qu'homme politique c'est ma première préoccupation, auront-ils les garanties d'avoir le meilleur compromis entre prix, service et fiabilité. Et c'est bien cela que mesure un appel d'offre marché public !

Lorsqu'on voyage dans de nombreuses capitales du monde, vous trouverez des transports d'une propreté claquante, climatisés, équipés de système de sécurité, et de services interactifs pour les voyageurs. C'est ce qui doit préoccuper nos industriels: offrir du service aux voyageurs qui utilisent les transports en communs pour leur travail, pour étudier, pour des loisirs,... Vous trouverez cela acceptable par exemple que l'été le métro devienne un four abominable où sont entassés les gens ? Pour une personne en bonne santé c'est limite, imaginez alors les personnes âgées, femmes enceintes, handicapés,...

Il est à souligner de surcroît que Alstom connaît de sérieux problèmes industriels: qualité et fiabilité. Il serait d'ailleurs en passe de perdre son contrat face à Siemens en Chine pour les mêmes raisons. Faire appel au patriotisme économique pour masquer un manque cruel de compétitivité, relève d'une belle hypocrisie. Je salue la SNCF qui n'a pas fait qu'un choix économique mais bien un choix industriel. C'est d'ailleurs n'avoir jamais répondu à un appel d'offre que de penser que le prix est le seul critère. Bien au contraire la prise de risque et la qualité du service est souvent le critère de choix principal. Et c'est bien ce que la SNCF a voulu éviter en choisissant Bombardier: prendre un risque et faire prendre un risque à ces clients.

L'argument du patriotisme économique ne tient pas: rappelons qu'environ 30% du contrat est délégué à Alstom en France bénéficiant d'un partenariat technologique et que ce contrat amènera de l'investissement et de la création d'emplois.

Le précipice qui se cache derrière cette crise n'est pas un cas isolé (cf. l'incident d'Airbus précédent). Nous voyons au grand jour un fait jusqu'à présent enseveli : nos sociétés ont perdu leur compétitivité et leur savoir-faire. Quelques raisons évidentes :

  •  la productivité;
  • l'engouement au travail, combien de salariés de grands groupes se plaignent de ne pas être valorisés ou d'être fonctionnarisés;
  • le management supérieur où les parachutes dorés et les décisions politiques à outrance ne peuvent pas produire des résultats satisfaisants, pire la sclérose de ces "élites" franco-françaises qui ne sont pas armer pour faire face à une dimension internationale.
Sur ce dernier point, nous avons trop ignoré la valeur que les Français issus de l'immigration auraient pu apporter parce qu'ils portent en eux la mondialisation.

L.L.
par Ludovic Lassauce publié dans : Grand angle
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Mercredi 1 novembre 2006

J'entends ce jour Bruno Julliard invité sur i-Télé dans l'émission "A sa place vous feriez quoi ?". Les grandes questions du moment: la jeunesse et les banlieues - flashback sur les émeutes de novembre 2005 ou bien sur Mama Galledou brûlée vive dans un bus à Marseille.

De cet ancien militant de la gauche socialiste (de la gauche socialiste) et président actuel de l'UNEF, je suis resté sur ma faim quant au côté social de son discours. Ah ! J'ai entendu une critique vers Ségolène Royale qui propose de supprimer la carte scolaire.

Bruno, pourquoi un jeune de banlieue par exemple ne pourrait-il pas choisir son école ? L'éducation qui lui permettra de réaliser son rêve ? Etre médecin, Avocat, Plombier, Enseignant, Mécanicien,... ? Et pour cela accéder aux meilleurs écoles ? Pourquoi ne souhaites-tu pas lui donner les moyens de mettre toutes les chances de son côté ? Chez AL, nous sommes opposés à la carte scolaire qui bloque le mélange social - véritable ascenseur dans une société. Supprimer la carte scolaire c'est aujourd'hui donner la chance à tous d'avoir une éducation de qualité et en adéquation avec sa vocation. Et bien plus gratifiant q'un CV anonyme ou une discrimination positive.

Bruno, partisan d'une gauche dure et archaïque prête à tout pour conserver un modèle antisocial et quelques privilégiés sous couvert d'une fausse solidarité, tu condamnes tous les jeunes qui rêvent d'une vraie place dans la société. Avec un environnement familial communiste, je peux comprendre que laisser le choix aux gens t'effraient, mais aujourd'hui c'est ce que demandent nos jeunes sous couvert d'une crise des banlieues...

D'ailleurs, le problème de notre société française n'est pas limité aux banlieues et à la jeunesse comme tu évoques, il est général à toute la société française. Notre société est écrasée par ce modèle antisocial que tu chéris et qui n'offre plus d'espoir. Les jeunes et en banlieue sont juste les seuls à exprimer de manière visible ce malaise - ils ont la violence comme seul vecteur d'expression (on mesure à 200 mots environ le vocabulaire total dans certains quartiers les plus défavorsiés d'un jeune).

Il est tant de rendre une vraie autonomie aux citoyens, aux pouvoirs locaux, eux seuls à même de gérer le quotidien.

C'est le sens du projet de société qu'Alternative Libérale propose en 2007 à tous les Français et ceux qui se sentiront les plus défavorisés par notre système. Car entre une gauche qui ne se modernise pas aspirée par des extrêmes plus parasitaires que solidaires et une droite très protectionniste, qui d'autre peut nous proposer une vraie alternative ?

A tous les Français, jeunes, moins jeunes, de banlieues aisées et moins aisées, faisons ensemble le mur et osons la liberté ! C'est notre droit à tous d'avoir le choix.

Bruno, tu as aussi le choix de laisser derrière toi une idéologie dépassée servant à assoir des privilèges pour construire avec nous un avenir de libertés, responsabilités et solidarité sans failles.

L.L.

par Ludovic Lassauce publié dans : Politique
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Lundi 23 octobre 2006

En France, nous voulons le choix à tous d'un emploi de qualité.


La droite se saborde par une lutte intestine de barons entre Sarkozistes et anti-sarkozistes, sans réellement faire place à un débat interne. La gauche quant à elle organisait son premier débat pour la course à la candidature PS pour l’élection présidentielle sur fond de questions économiques. Je salue l’organisation démocratique du parti socialiste qui donne une vraie place et un vrai budget aux candidats à la candidature.

 

Alors qu’on a assisté à un débat sur des sujets de société fondamentaux : emplois, logement, retraites nos trois candidats sont restés très superficiels sur le financement de leurs propositions, gage de crédibilité d’un programme. Ce n’est finalement que timidement Strauss-Kahn qui a accepté de donner son analyse sur la dette de l’Etat.

 

Nous assistons à une vision très administrative menée par Fabius, comme le soulignait Michel Rocard à Dominique de Montvallon dans son interview au Parisien. Cette vision planificatrice et interventionniste archaïque pèse sur la gauche et finit par couler les réformes initiées. Au programme « Fabius », nationalisation d’entreprise telle que EDF, SMIC à 1500€ avec une augmentation de 100€ par mois au lendemain de l’élection. Voilà une belle mesure dans le vide purement démagogique et à des fins électorales qui n’aura aucune conséquence positive sur les gens dans le besoin. Car la conséquence directe est une inflation, les Français recevront 100€ mais verront mécaniquement leur coût de vie augmentée par la même occasion. Nous n’aurions pas pu attendre mieux que ce coup d’épée dans le vide ! Voir dans un précédent article : traitant de l’achat d’une clientèle d’électeurs à coup de subventions ! Ce sont d’ailleurs ces clients qui sont les premiers touchés par les retombées de ces erreurs.

 

En tant que libéraux, nous sommes pour une progression des minimums sociaux, car c’est le résultat de la bonne santé d’un pays. L’Angleterre par exemple a réussi à faire diminuer son taux de chômage par deux : nous assistons à une vraie évolution sociale naturelle puisque les minimums sociaux ont augmenté par la concurrence de la demande face à l’offre.

 

Combien de temps encore nos politiques continueront à proposer des réformes fallacieuses se jouant ainsi de leurs électeurs ?

 

Le vrai débat en 2007 doit expliquer de manière très concrète comment les politiques vont faire sauter les verrous qui empêchent les gens de travailler et ils sont nombreux, voici 3 clés sur laquelle nous travaillons :

 

1/ Créer des ponts entre secteurs pour assurer la reconversion.

En France nous attachons trop d’importance au titre, au cursus, à l’école et pas assez à l’expérience des gens, leur potentiel d’évolution. Le risque amené par la différence, l’inconnu supplante les espérances de richesses que cela peut engranger, créant ainsi un malaise général d’inconfort. Combien de gens d’ailleurs se disent insatisfaits par leur travail ? Nous devons briser ces barrières. Les risques liés à une embauche doivent diminuer car cela permettra aux entreprises de prendre plus de risques sur des profils atypiques. C’est ainsi que nous permettrons à des salariés de secteurs sinistrés de retrouver une vraie place dans la société.

 

2/ Donnez de la flexibilité dans l’organisation du travail.

La révolution sociale amenée par Internet a conduit à une ouverture de notre monde et de nos modes d’organisations. Les gens peuvent travailler en fonction des besoins, n’importe où et n’important quand. Cela permet le travail à domicile ou bien de cumuler plusieurs emplois différents. Les 35h auraient pu accompagner cette révolution et être un vrai succès. Elles offraient un socle universel commun à chacun - une base de travail de 35h ; puis ensuite à chacun de négocier son temps de travail au-delà. Dans ce contexte, il aurait suffit de descendre progressivement cette base commune à 32h, 28h voir moins et ainsi donner un vrai bol d’air frais à l’emploi en France. Il a fallu à la dernière minute, pour des raisons plus idéologiques que rationnelles que Martine Aubry dans un coup de théâtre limite les heures au-delà de la base de 35h déclanchant ainsi un tsunami économique, notamment sur les PME. Car le bassin d’emploi en France est bien réalisé par nos PME. Elles sont les premières à souffrir de l’inégalité avec de grandes entreprises qui ont une plus grande faculté d’amortissement et surtout qui ont les moyens de se payer une armée de juriste pour traiter du code du travail.

 

3/ Redonner de la confiance aux investisseurs.

Je discutais avec un responsable syndical communiste Chinois qui m’expliquait la devise des syndicats en Chine. Le leitmotiv n°1 : satisfaire les actionnaires, pour qu’ils investissent dans la société ; n°2 : satisfaire les clients ; et n°3 : satisfaire les employés car ils sont la valeur de l’entreprise. Et si les éléments 1 et 2 sont satisfaits alors le numéro 3 est automatiquement satisfait puisque les salariés en tirent les bénéfices. En France, nous négligeons trop souvent ce point, l’affaire du député « Lassalle » en est un exemple. Qui aurait confiance d’investir dans un pays où les règles du jeu changent en fonction du bon vouloir d’une minorité ? Et nous avons grand besoin des investisseurs pour créer des emplois. Ce genre d’actions irresponsables isolées condamne l’ensemble des français.

 

Ainsi ces trois actions apporteront les résultats suivants :

A) Amélioration de la satisfaction des travailleurs et ainsi la sécurité et la qualité de l’emploi ;

B) Attirer les investisseurs et ainsi créer des emplois ;


En tant que Libéral, nous ne voulons pas d'un compromis d'emploi pour certains, nous voulons le choix pour tous plusieurs emplois de qualité.

 

L.L.

par Ludovic Lassauce publié dans : Politique
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