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Mercredi 18 octobre 2006
Le fléau du logement à Paris !

En lisant ce matin la presse, je suis interpellé par un article absolument choquant sur le logement à Paris: 1 SDF sur 3 travaille mais n'a pas les moyens de se loger. Pire certains ont des familles à charge et vivent de foyer en foyer, voir dans la rue.

Je suis scandalisé de voir que des gens qui travaillent ne peuvent pas accéder à un toit. Qu'ont-ils mérité pour cela ?

Première réaction: créons plus de logement de sociaux, contraignons les propriétaires à louer, et augmentons le parc de HLM...

Mais pendant ce temps d'autres jouissent des privilèges de ces HLM, profitant de bas prix, alors que leur niveau de vie ne le justifie plus. Pire ces HLM leur ont été transmis. Ou bien d'autres, ne travaillent pas et vont bénéficier de logements sociaux et d'aides massives.

N'est ce pas un sentiment d'injustice et d'inégalité profond ?

Alors qui est le vrai coupable...

En France il y a 25 millions de ménage et 30 millions de logements, peut on réellement parler de pénurie ?

Face à ces blocages,
nous voulons rétablir une confiance dans le marché du logement car,
1/ Un vrai logement social n'est pas une rente payé à vie à l'Etat ou aux syndicats d'HLM, mais un logement que l'ont peut acquérir à bas prix. De plus, nous sommes convaincus que l'accès à l'acquisition d'un bien aura un effet positif sur l'entretien de celui-ci.
2/ Nous devons renforcer la confiance des propriétaires, notamment en cas d'incident. L'insécurité légale dissuade les propriétaires de louer.
3/ Enfin les HLM doivent être réservés aux bas revenus uniquement, un certain revenu atteint les occupants devront laisser leur logement à ceux qui en ont réellement besoin.

Ceci nous permettra de concentrer l'aide sociale sur des logements d'urgence pour SDF et ultra précaire. Ceux qui sont dans la détresse, qui ont besoin d'un vrai accompagnement pour pouvoir rebondir.

Paris est spécifiquement concerné par ce fléau, nous avons tous pu constater la multiplication des tentes sur nos trottoirs et l'impuissance des pouvoirs publics.

Les solutions existent, elles supposent de s'attaquer aux vrais causes de la crise du logement, de faire sauter les verrous étatiques qui empêchent les gens de se loger. Quoi de plus plus cher que d'avoir un toit, surtout à l'approche de l'hiver...

L.L.
par Ludovic Lassauce publié dans : Paris
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Dimanche 15 octobre 2006

Le programme d'Alternative Libérale est désormais disponible online. Un grand merci au camarade Aurélien, au camarade Lionel et tous ceux qui ont contribué à ce programme. Au-delà d'échéances électorales, il constitue le socle d'une nouvelle génération politique, l'aspiration à une politique moderne, efficace et à sa juste place.

Nous proposons un projet de société Française articulée autour de trois angles:

  • Liberté de choix, l'individu est au centre des débats de société, car chacun de nous a des aspirations différentes notre société doit être suffisamment ouverte pour offrir une diversité de choix. La liberté de choix, c'est aussi la liberté d'entreprendre et la liberté de parole;

A ce sujet voir l'article sur les vertus de la liberté sur le blog de Didier. La liberté de choix est la confiance naturelle que notre prochain est capable de créer une richesse unique et nécessaire à toute société. Favoriser la liberté de choix, c'est vouloir d'une société dynamique où les structures sont organisées pour servir une base en mouvement et c'est refuser qu'une minorité impose une structure dans laquelle la base peut se mouvoir.

  • Responsabilité, corollaire du premier principe: faire des choix c'est aussi les assumer et en être responsable. L'Etat, en prenant sur nos libertés fondamentales et imposant un choix unique à tous, a déresponsabilisé la société. Plus grave nous n'avons plus sens de la valeur de certains fondamentaux: les soins de santé, travailler et bien gagner sa vie en retour, l'éducation de nos enfants, la qualité de l'environnement, ... Nous voulons d'une société responsable où chacun d'entre nous peut jouir de ses choix en toute confiance;

Le mot responsabilité vient du Latin "respondere", "répondre" qui implique une relation mutuelle. Etre responsable ce n'est donc pas l'obéissance aveugle et infantile à une autorité supérieure  telle que l'Etat mais bien un dialogue et une participation à un processus collectif de décisions, assurant la cohésion sociale. Quelques cours de Latin auraient sans doute permis à Villepin d'éviter un cataclysme social lors de l'affaire CPE en avril dernier. Les principes même d'une société libérale résultent dans l'équilibre naturel obtenu dans l'échange entre ses individus. La démission du citoyen à laquelle nous assistons et bien la résultante de l'échec de notre V° république à assurer un vrai fonctionnement démocratique et citoyen. Ce fut une belle illusion de croire en une chance de démocratie authentique en connaissance de l'inspiration monarchique du Général de Gaulle.

  • Solidarité universelle, est une valeur humaine universelle et commune à tous. Elle ne doit pas être l'otage d'un enjeu électoral déloyal entre des candidats de droite et de gauche. Une société juste doit offrir à chacun de ses citoyens les moyens de rebondir en cas d'échec, les moyens de réussir un projet d'entreprise et de ne pas laisser dans l'oubli ses éléments les plus faibles.

La solidarité ne consiste pas à s'acheter une paix en redistribuant depuis l'Elysée quelques euros - gage d'un manque profond de responsabilité - caricaturée par la phrase célèbre de la marionnette de Chirac dans les guignols de l'info (sur Canal+) "donnez à manger aux canards". Cette fuite en avant irresponsable doit cesser, tant qu'un individu sera condamné à l'exclusion, c'est toute la société qui souffrira de cette même exclusion. Au contraire, la solidarité consiste à se sentir concerné et à se donner des moyens pour accompagner le plus faible à évoluer. De gauche comme de droite, nos hommes politiques sont responsables du climat d'exclusion qu'ils ont créé en France par des détournements clientélistes. Trouvez vous acceptable que des gens travaillant à Paris doivent dormir sous des ponts parce qu'ils n'ont pas les moyens de se loger, pendant que d'autres jouissent d'allocations et autres aides sociales massives sans travailler ? Moi, ça me révolte ! Nous ne voulons plus de cette injustice sociale dans un pays dit "développé" et de "droit" comme la France.  Comme le disait mon ami Jean-Louis Caccomo, "la solidarité, c'est tout mettre en oeuvre pour ne pas être à la charge des autres".

Ces trois valeurs seront le pilier de ma campagne pour les législatives 2007 et constituent un emblème pour notre nouvelle génération. Une génération qui ne comprend pas qu'une frontière politique - élément abstrait d'un pouvoir archaïque puisse séparer des Hommes, qui ne comprend pas que nous puissions conditionner la liberté d'expression - à l'ère de l'Internet, qui ne comprend pas que des lois puissent privilégier les intérêts particuliers d'une minorité - à l'ère de la lutte pour la transparence contre la corruption.

Ces valeurs dépassent nos frontières, elles nous sont intrinsèques et doivent constituer le socle d'une constitution commune à notre humanité.

Paris est une ville importante dans l'histoire mondiale, elle est reconnue pour sa vie artistique, culturelle mais aussi pour être un centre politique et économique majeur. Selon Pierre Hubac et Cheikh Anta Diop (historiens et éthymologues), les Parisii (peuple gaulois dont Paris tire son nom) devraient leur nom à déesse Egyptienne Isis dont un des attributs est la croix ansée symbole de la vie.

C'est ce dernier symbole que nous voulons rendre à Paris. Nous voulons que Paris soit une capitale qui vive et une capitale où il fait bon d'y vivre.


L.L.
par Ludovic Lassauce publié dans : Paris
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Samedi 14 octobre 2006

Anecdote - notre vie de tous les jours

Alors que je montais dans le taxi pour rentrer chez moi après de longues réunions, j'engageais à mon habitude la conversation avec le chauffeur.

C'est alors qu'il me parlait des nombreux chauffeurs de taxi qui quittent Paris pour de nouvelles aventures parce que les perspectives de leurs durs labeurs ne leur rendaient pas suffisamment de retours. Le coupable: l'Etat contrôle tout, du nombre de chauffeur, de leur zone de charge, de leur salaire,... sans compter les lourdeurs administratives qui rendent la vie infernale. Quand on sait que Paris manque de taxis surtout les week-ends de sortie ! Certains rêveraient d'ailleurs comme dans beaucoup de capitale du monde d'arrondir des fins de mois difficile par quelques extras en tant que taxi de week-end. Mais notre mode d'organisation du travail est bien trop rigide, empêche les gens de travailler : je vous invite à demander votre autorisation de travailler comme chauffeur de taxi pour servir des clients les soirs de week-end ! Cette organisation du travail unique pour tous n'est plus habituée à une vie moderne où les gens ont des modes de vie très variés.

Enfin ce qui m'a frappé le plus frappé c'est le rêve qui habitait mon interlocuteur: 3 de ses amis sont partis s'installer en Irlande comme chauffeur de taxi et ont vu leur vie transformée, revenu à plus de 4000 Euros nets par mois et des rapports avec l'Etat tellement agréables ! C'est la découverte d'une société où le travail est récompensé, où il n'est pas interdit de travailler et de gagner dignement sa vie ! Où l'Etat est au service du citoyen et non pas un citoyen au service de l'Etat.

Décidément, notre modèle social n'a pas fini de faire des désenchantés.

L.L.

par Ludovic Lassauce publié dans : Insolites
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Jeudi 12 octobre 2006
J'apprends ce matin que nos parlementaires examinent un projet de loi socialiste qui rend passible de prison la négation du génocide Arménien. Certes c'est un évènement terrible de l'histoire de l'humanité qui nécessite reconnaissance et réparation. Mon point n'est pas tant sur le sujet du génocide Arménien mais plus sur le principe de la loi proposée à l'Assemblée Nationale.

Nos politiques continuent à nous imposer un diktat de bonne conduite et à rogner sur notre liberté d'expression. Dans une démocratie et un pays qui a rayonné pour sa pensée libérale, nous ne pouvons pas accepter ces lois liberticides. La liberté d'expression ne peut être limitée.

En France, la liberté d'expression n'existe plus: rappelons que des lois condamnent des historiens cherchant à étudier d'autres hypothèses sur des sujets sensibles, condamnent le débat de certains sujets en public, comme la sortie de la sécurité sociale ou bien certains sujets tabous définis par les lois Gayssot et Taubira enfin que chaque année on recenserait des centaines de livres censurés. Voir celui-ci.

Pour ma part, je vais reprendre des cours de l'histoire approuvée par le parlement Français...

L.L.
par Ludovic Lassauce publié dans : Politique
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Mercredi 11 octobre 2006
Les retards d'un an de livraison de l'Airbus A380 entraînent des conséquences financières de 6.2 Milliards, pour un carnet de commande actuel de 154 exemplaires à un prix catalogue 213.6 Millions d'euros, autant dire presque 20% du chiffre d'affaire réalisé sur le carnet de commandes, une opération certainement très juteuse pour EADS.

En attendant c'est la collectivité qui finit par payer la note doublement salée:
1/ en renflouant les caisses d'Airbus (pour supporter l'augmentation de 1.5 Milliards de besoin en fonds de roulement) et/ou en faisant supporter à la société les conséquences sociales;
2/ en payant le prix de l'augmentation des billets d'avion conséquence directe sur l'industrie du transport aérien, déjà certaines compagnies aériennes l'ont annoncé pour supporter leur manque de capacité de croissance;

Belle récompense pour l'ex-patron d'Airbus qui empoche 6 Millions d'Euros lors de son départ... Cela devient même un sport national chez les élites Françaises...

EADS est sauvé le 9 octobre par l'Elysée qui annonce que Chirac prendra "toutes ses responsabilités" pour aider l'avionneur Européen à surmonter sa crise. Voir l'article ici. Nous retombons dans le mythe du prince charmant qui vient réveiller la belle aux bois dormants.

Quelles responsabilités? Lorsque Noël Forgeard, le patron débarqué avait été propulsé par Chirac et avait été de 86 à 87 conseiller pour les affaires industrielles du Premier Ministre Jacques Chirac. N'est-il pas de passage obligé dans notre pays de traverser un cabinet ministériel avant de prendre un poste à haute responsabilité dans l'industrie ? C'est au tour de Louis Gallois (directeur de cabinet de Jean-Pierre Chevènement en Mai 1988) de prendre la tête du groupe Airbus. Ce changement de bord annoncerait-il le retour de la gauche en 2007 à l''Elysée ? Simple intuition ou Chiraqueries...

La seule responsabilité que nous pourrions attendre de M. Chirac, c'est de mettre fin à cette connivence de l'industrie et du monde politique. Car l'industrie doit être au service des ses clients et non pas au service de l'Etat.

Pire encore, cette politisation des industries et ses échecs ont des conséquences sur l'image de l'industrie Française dans une compétition internationale. En tant que client Américain ou Chinois, ne suis-je pas mesure de douter de la qualité du produit final dans de telles tensions ? Pire ne suis-je pas en mesure de remettre en question les calendriers de production de Veolia, Alsthom, Suez, Alcatel, France Telecom qui sont dirigés selon les mêmes principes et acteurs qui se recyclent les postes?

Tout comme la séparation de l'Eglise et de l'Etat est un principe de république, la séparation de l'industrie et de l'Etat devrait en être un autre. Ce n'est que dans ces conditions que l'Etat peut remplir en toute intégrité son rôle, sans être juge et parti.


Il est temps que notre société retrouve un sens des responsabilités et de justice ; ce n'est qu'en y favorisant la liberté de choix et la diversité que nous retrouvons un vrai équilibre naturel, et non pas cette situtation instable et convulsée à grand coup d'interventionisme et de planification; prenant en otage la population.

L.L.
par Ludovic Lassauce publié dans : Politique
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