Dimanche 5 novembre 2006 7 05 /11 /2006 20:34

J'étais invité cet après-midi chez mon ami singapourien Imran Hashim, jeune journaliste diplômé de Sciences Po et étudiant l'Arabe classique à l'université de Paris III. C'était aujourd'hui une occasion de fêter Hari Raya entre nous.

Hari Raya est un festival malais correspondant à la célébration musulmane Eid ul-Fitr marquant la fin du ramadan. Ce festival coïncide en Malaisie soit au moment de la célébration du festival Indien Deepavali (fête des lumières) ou de la célébration chinoise du nouvel an qui sont tous célébrés dans le pays. A Singapour, j'ai toujours trouvé remarquable leur approche religieuse offrant un espace à chaque religion dans la société. En effet, même des jours fériés sont réservés pour les célébrations Chrétiennes, Musulmanes, Hindouistes, Bouddhistes, ... en liberté des traditions les plus représentées. Pourrait-on imaginer un jour en France un calendrier des jours fériés intégrant aussi les fêtes Juives, Musulmanes, Bouddhistes, ... ? Les religions sont ainsi fondues dans la vie courante où finalement les différentes communautés interagissent en respect les unes des autres. Je me souviens d'ailleurs lorsque j'étais à Singapour faire des réunions professionnelles avec des interlocuteurs portant les vêtements traditionnels appartenant à leur propre culture respective sans que ça m'interpelle plus que d'habitude. Quel bonheur de pouvoir se dresser sans devoir être frustrer par une encyclopédie d’interdictions ? Au final, le vestimentaire est une forme d’expression, doit-on restreindre les libertés d'expression ?

En France, la laïcité est une valeur forte de la république car l'Etat ne doit pas être influencé d'un pouvoir religieux quelconque. Et je suis favorable à un Etat laïc, ne me méprenez pas. Dans la mesure où ce principe est respecté au niveau de l'appareil politique et administratif, doit-on faire la chasse au citoyen, surtout lorsque celui-ci n'est pas apparenté à un pouvoir public quelconque? Le regard sur les pratiques dans d'autres pays du monde m'interroge. Depuis la polémique sur le port du voile en France ou le rapport ministériel sur les sectes, on assiste à une vraie chasse aux sorcières. Alors que cela passait inaperçu, j'ai moi même reçu des remarques sur mon lieu de travail pour une petite croix autour du coup sous mes vêtements, que j'ai fini par retirer, agacé. Ces comportements soulignent la dérive abusive d'un principe qui est lui fondamental. Nous légiférons sans cesse sur tout, l'Etat français nounou doit régir chacun des actes des citoyens sous couvert de principes qui eux sont nobles.

Il est d'ailleurs voté en 1966 par les Nations Unies un pacte international relatif aux droits civils et politiques qui stipulent, en son article 18 par quatre paragraphes, la manifestation d'une religion ou d'une croyance: "Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion; ce droit implique la liberté d'avoir ou d'adopter une religion ou une conviction de son choix, ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction, individuellement ou en commun, tant en public qu'en privé, par le culte et l'accomplissement des rites, les pratiques et l'enseignement.[...]"

La religion ne doit pas être mêlé à l'Etat, c'est un principe immuable. L'Etat n'a pas besoin de conduire cette chasse dans la société et demander aux gens de ne pas sortir sans leur culture. La culture fait partie intégrante de l'être humain, personne ne peut l'enfermer. Demain, nous n'aurons plus le droit de montrer un tatouage, une bague ou un bracelet sous prétexte qu'il pourrait faire référence à une religion particulière ? Nous nous targuons d’être un pays rayonnant au niveau culturel, mais est-ce un comportement digne ? Voilà encore une approche bien conservatrice et protectionniste !

J'admire l'exemple de tolérance de Singapour sur le sujet (qui par ailleurs est loin d’être un modèle de liberté d’expression) qui ne mélange pas la religion dans l'Etat tout en faisant preuve d’un grand respect. J'admire mes amis Singapouriens qui vivent entre Hindous, Chrétiens, Musulmans et Juifs en toute simplicité. C'est là le signe d'une mondialisation qui marche. Et c'est là les vrais effets positifs des échanges mondiaux que nous vivons actuellement. C’est aussi grâce à cela que les cultures peuvent continuer de se développer en paix sans être menacées d’extinction ou de censure. Avoir peur des différences et de l’échange ne fera qu’accélérer notre déclin alors voyons de l’avant à l’instar de cette jeune nation du sud est Asiatique.

"Salamat Hari Raya" et bonne semaine !

L.L.

Par Ludovic Lassauce - Publié dans : Regards sur le monde
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Samedi 4 novembre 2006 6 04 /11 /2006 01:06
Patriotisme économique ou bien aveu d'un échec industriel ?

Alors que la SNCF confiait la gestion d'un projet industriel à savoir le remplacement de rame du Transilien Ile-de-France, Alstom criait au patriotisme économique en demandant l'annulation du contrat avec le groupe Bombardier.

Certes on peut et il faut dénoncer le nom respect du Canada des accords de l'OMC sur les contrats marchés publics. Mais ce qui se cache derrière cette contre-attaque du désespoir est bien plus inquiétant.

Ce qui me révolte le plus dans cette affaire: à aucun moment les protagonistes d'Alstom ne se soucient pas des millions d'habitants de la région parisienne qui utilisent les transports publics. En tant qu'homme politique c'est ma première préoccupation, auront-ils les garanties d'avoir le meilleur compromis entre prix, service et fiabilité. Et c'est bien cela que mesure un appel d'offre marché public !

Lorsqu'on voyage dans de nombreuses capitales du monde, vous trouverez des transports d'une propreté claquante, climatisés, équipés de système de sécurité, et de services interactifs pour les voyageurs. C'est ce qui doit préoccuper nos industriels: offrir du service aux voyageurs qui utilisent les transports en communs pour leur travail, pour étudier, pour des loisirs,... Vous trouverez cela acceptable par exemple que l'été le métro devienne un four abominable où sont entassés les gens ? Pour une personne en bonne santé c'est limite, imaginez alors les personnes âgées, femmes enceintes, handicapés,...

Il est à souligner de surcroît que Alstom connaît de sérieux problèmes industriels: qualité et fiabilité. Il serait d'ailleurs en passe de perdre son contrat face à Siemens en Chine pour les mêmes raisons. Faire appel au patriotisme économique pour masquer un manque cruel de compétitivité, relève d'une belle hypocrisie. Je salue la SNCF qui n'a pas fait qu'un choix économique mais bien un choix industriel. C'est d'ailleurs n'avoir jamais répondu à un appel d'offre que de penser que le prix est le seul critère. Bien au contraire la prise de risque et la qualité du service est souvent le critère de choix principal. Et c'est bien ce que la SNCF a voulu éviter en choisissant Bombardier: prendre un risque et faire prendre un risque à ces clients.

L'argument du patriotisme économique ne tient pas: rappelons qu'environ 30% du contrat est délégué à Alstom en France bénéficiant d'un partenariat technologique et que ce contrat amènera de l'investissement et de la création d'emplois.

Le précipice qui se cache derrière cette crise n'est pas un cas isolé (cf. l'incident d'Airbus précédent). Nous voyons au grand jour un fait jusqu'à présent enseveli : nos sociétés ont perdu leur compétitivité et leur savoir-faire. Quelques raisons évidentes :

  •  la productivité;
  • l'engouement au travail, combien de salariés de grands groupes se plaignent de ne pas être valorisés ou d'être fonctionnarisés;
  • le management supérieur où les parachutes dorés et les décisions politiques à outrance ne peuvent pas produire des résultats satisfaisants, pire la sclérose de ces "élites" franco-françaises qui ne sont pas armer pour faire face à une dimension internationale.
Sur ce dernier point, nous avons trop ignoré la valeur que les Français issus de l'immigration auraient pu apporter parce qu'ils portent en eux la mondialisation.

L.L.
Par Ludovic Lassauce - Publié dans : Grand angle
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Mercredi 1 novembre 2006 3 01 /11 /2006 23:31

J'entends ce jour Bruno Julliard invité sur i-Télé dans l'émission "A sa place vous feriez quoi ?". Les grandes questions du moment: la jeunesse et les banlieues - flashback sur les émeutes de novembre 2005 ou bien sur Mama Galledou brûlée vive dans un bus à Marseille.

De cet ancien militant de la gauche socialiste (de la gauche socialiste) et président actuel de l'UNEF, je suis resté sur ma faim quant au côté social de son discours. Ah ! J'ai entendu une critique vers Ségolène Royale qui propose de supprimer la carte scolaire.

Bruno, pourquoi un jeune de banlieue par exemple ne pourrait-il pas choisir son école ? L'éducation qui lui permettra de réaliser son rêve ? Etre médecin, Avocat, Plombier, Enseignant, Mécanicien,... ? Et pour cela accéder aux meilleurs écoles ? Pourquoi ne souhaites-tu pas lui donner les moyens de mettre toutes les chances de son côté ? Chez AL, nous sommes opposés à la carte scolaire qui bloque le mélange social - véritable ascenseur dans une société. Supprimer la carte scolaire c'est aujourd'hui donner la chance à tous d'avoir une éducation de qualité et en adéquation avec sa vocation. Et bien plus gratifiant q'un CV anonyme ou une discrimination positive.

Bruno, partisan d'une gauche dure et archaïque prête à tout pour conserver un modèle antisocial et quelques privilégiés sous couvert d'une fausse solidarité, tu condamnes tous les jeunes qui rêvent d'une vraie place dans la société. Avec un environnement familial communiste, je peux comprendre que laisser le choix aux gens t'effraient, mais aujourd'hui c'est ce que demandent nos jeunes sous couvert d'une crise des banlieues...

D'ailleurs, le problème de notre société française n'est pas limité aux banlieues et à la jeunesse comme tu évoques, il est général à toute la société française. Notre société est écrasée par ce modèle antisocial que tu chéris et qui n'offre plus d'espoir. Les jeunes et en banlieue sont juste les seuls à exprimer de manière visible ce malaise - ils ont la violence comme seul vecteur d'expression (on mesure à 200 mots environ le vocabulaire total dans certains quartiers les plus défavorsiés d'un jeune).

Il est tant de rendre une vraie autonomie aux citoyens, aux pouvoirs locaux, eux seuls à même de gérer le quotidien.

C'est le sens du projet de société qu'Alternative Libérale propose en 2007 à tous les Français et ceux qui se sentiront les plus défavorisés par notre système. Car entre une gauche qui ne se modernise pas aspirée par des extrêmes plus parasitaires que solidaires et une droite très protectionniste, qui d'autre peut nous proposer une vraie alternative ?

A tous les Français, jeunes, moins jeunes, de banlieues aisées et moins aisées, faisons ensemble le mur et osons la liberté ! C'est notre droit à tous d'avoir le choix.

Bruno, tu as aussi le choix de laisser derrière toi une idéologie dépassée servant à assoir des privilèges pour construire avec nous un avenir de libertés, responsabilités et solidarité sans failles.

L.L.

Par Ludovic Lassauce - Publié dans : Politique
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Lundi 23 octobre 2006 1 23 /10 /2006 01:12

En France, nous voulons le choix à tous d'un emploi de qualité.


La droite se saborde par une lutte intestine de barons entre Sarkozistes et anti-sarkozistes, sans réellement faire place à un débat interne. La gauche quant à elle organisait son premier débat pour la course à la candidature PS pour l’élection présidentielle sur fond de questions économiques. Je salue l’organisation démocratique du parti socialiste qui donne une vraie place et un vrai budget aux candidats à la candidature.

 

Alors qu’on a assisté à un débat sur des sujets de société fondamentaux : emplois, logement, retraites nos trois candidats sont restés très superficiels sur le financement de leurs propositions, gage de crédibilité d’un programme. Ce n’est finalement que timidement Strauss-Kahn qui a accepté de donner son analyse sur la dette de l’Etat.

 

Nous assistons à une vision très administrative menée par Fabius, comme le soulignait Michel Rocard à Dominique de Montvallon dans son interview au Parisien. Cette vision planificatrice et interventionniste archaïque pèse sur la gauche et finit par couler les réformes initiées. Au programme « Fabius », nationalisation d’entreprise telle que EDF, SMIC à 1500€ avec une augmentation de 100€ par mois au lendemain de l’élection. Voilà une belle mesure dans le vide purement démagogique et à des fins électorales qui n’aura aucune conséquence positive sur les gens dans le besoin. Car la conséquence directe est une inflation, les Français recevront 100€ mais verront mécaniquement leur coût de vie augmentée par la même occasion. Nous n’aurions pas pu attendre mieux que ce coup d’épée dans le vide ! Voir dans un précédent article : traitant de l’achat d’une clientèle d’électeurs à coup de subventions ! Ce sont d’ailleurs ces clients qui sont les premiers touchés par les retombées de ces erreurs.

 

En tant que libéraux, nous sommes pour une progression des minimums sociaux, car c’est le résultat de la bonne santé d’un pays. L’Angleterre par exemple a réussi à faire diminuer son taux de chômage par deux : nous assistons à une vraie évolution sociale naturelle puisque les minimums sociaux ont augmenté par la concurrence de la demande face à l’offre.

 

Combien de temps encore nos politiques continueront à proposer des réformes fallacieuses se jouant ainsi de leurs électeurs ?

 

Le vrai débat en 2007 doit expliquer de manière très concrète comment les politiques vont faire sauter les verrous qui empêchent les gens de travailler et ils sont nombreux, voici 3 clés sur laquelle nous travaillons :

 

1/ Créer des ponts entre secteurs pour assurer la reconversion.

En France nous attachons trop d’importance au titre, au cursus, à l’école et pas assez à l’expérience des gens, leur potentiel d’évolution. Le risque amené par la différence, l’inconnu supplante les espérances de richesses que cela peut engranger, créant ainsi un malaise général d’inconfort. Combien de gens d’ailleurs se disent insatisfaits par leur travail ? Nous devons briser ces barrières. Les risques liés à une embauche doivent diminuer car cela permettra aux entreprises de prendre plus de risques sur des profils atypiques. C’est ainsi que nous permettrons à des salariés de secteurs sinistrés de retrouver une vraie place dans la société.

 

2/ Donnez de la flexibilité dans l’organisation du travail.

La révolution sociale amenée par Internet a conduit à une ouverture de notre monde et de nos modes d’organisations. Les gens peuvent travailler en fonction des besoins, n’importe où et n’important quand. Cela permet le travail à domicile ou bien de cumuler plusieurs emplois différents. Les 35h auraient pu accompagner cette révolution et être un vrai succès. Elles offraient un socle universel commun à chacun - une base de travail de 35h ; puis ensuite à chacun de négocier son temps de travail au-delà. Dans ce contexte, il aurait suffit de descendre progressivement cette base commune à 32h, 28h voir moins et ainsi donner un vrai bol d’air frais à l’emploi en France. Il a fallu à la dernière minute, pour des raisons plus idéologiques que rationnelles que Martine Aubry dans un coup de théâtre limite les heures au-delà de la base de 35h déclanchant ainsi un tsunami économique, notamment sur les PME. Car le bassin d’emploi en France est bien réalisé par nos PME. Elles sont les premières à souffrir de l’inégalité avec de grandes entreprises qui ont une plus grande faculté d’amortissement et surtout qui ont les moyens de se payer une armée de juriste pour traiter du code du travail.

 

3/ Redonner de la confiance aux investisseurs.

Je discutais avec un responsable syndical communiste Chinois qui m’expliquait la devise des syndicats en Chine. Le leitmotiv n°1 : satisfaire les actionnaires, pour qu’ils investissent dans la société ; n°2 : satisfaire les clients ; et n°3 : satisfaire les employés car ils sont la valeur de l’entreprise. Et si les éléments 1 et 2 sont satisfaits alors le numéro 3 est automatiquement satisfait puisque les salariés en tirent les bénéfices. En France, nous négligeons trop souvent ce point, l’affaire du député « Lassalle » en est un exemple. Qui aurait confiance d’investir dans un pays où les règles du jeu changent en fonction du bon vouloir d’une minorité ? Et nous avons grand besoin des investisseurs pour créer des emplois. Ce genre d’actions irresponsables isolées condamne l’ensemble des français.

 

Ainsi ces trois actions apporteront les résultats suivants :

A) Amélioration de la satisfaction des travailleurs et ainsi la sécurité et la qualité de l’emploi ;

B) Attirer les investisseurs et ainsi créer des emplois ;


En tant que Libéral, nous ne voulons pas d'un compromis d'emploi pour certains, nous voulons le choix pour tous plusieurs emplois de qualité.

 

L.L.

Par Ludovic Lassauce - Publié dans : Politique
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Mercredi 18 octobre 2006 3 18 /10 /2006 01:33
Le fléau du logement à Paris !

En lisant ce matin la presse, je suis interpellé par un article absolument choquant sur le logement à Paris: 1 SDF sur 3 travaille mais n'a pas les moyens de se loger. Pire certains ont des familles à charge et vivent de foyer en foyer, voir dans la rue.

Je suis scandalisé de voir que des gens qui travaillent ne peuvent pas accéder à un toit. Qu'ont-ils mérité pour cela ?

Première réaction: créons plus de logement de sociaux, contraignons les propriétaires à louer, et augmentons le parc de HLM...

Mais pendant ce temps d'autres jouissent des privilèges de ces HLM, profitant de bas prix, alors que leur niveau de vie ne le justifie plus. Pire ces HLM leur ont été transmis. Ou bien d'autres, ne travaillent pas et vont bénéficier de logements sociaux et d'aides massives.

N'est ce pas un sentiment d'injustice et d'inégalité profond ?

Alors qui est le vrai coupable...

En France il y a 25 millions de ménage et 30 millions de logements, peut on réellement parler de pénurie ?

Face à ces blocages,
nous voulons rétablir une confiance dans le marché du logement car,
1/ Un vrai logement social n'est pas une rente payé à vie à l'Etat ou aux syndicats d'HLM, mais un logement que l'ont peut acquérir à bas prix. De plus, nous sommes convaincus que l'accès à l'acquisition d'un bien aura un effet positif sur l'entretien de celui-ci.
2/ Nous devons renforcer la confiance des propriétaires, notamment en cas d'incident. L'insécurité légale dissuade les propriétaires de louer.
3/ Enfin les HLM doivent être réservés aux bas revenus uniquement, un certain revenu atteint les occupants devront laisser leur logement à ceux qui en ont réellement besoin.

Ceci nous permettra de concentrer l'aide sociale sur des logements d'urgence pour SDF et ultra précaire. Ceux qui sont dans la détresse, qui ont besoin d'un vrai accompagnement pour pouvoir rebondir.

Paris est spécifiquement concerné par ce fléau, nous avons tous pu constater la multiplication des tentes sur nos trottoirs et l'impuissance des pouvoirs publics.

Les solutions existent, elles supposent de s'attaquer aux vrais causes de la crise du logement, de faire sauter les verrous étatiques qui empêchent les gens de se loger. Quoi de plus plus cher que d'avoir un toit, surtout à l'approche de l'hiver...

L.L.
Par Ludovic Lassauce - Publié dans : Paris
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Dimanche 15 octobre 2006 7 15 /10 /2006 15:55

Le programme d'Alternative Libérale est désormais disponible online. Un grand merci au camarade Aurélien, au camarade Lionel et tous ceux qui ont contribué à ce programme. Au-delà d'échéances électorales, il constitue le socle d'une nouvelle génération politique, l'aspiration à une politique moderne, efficace et à sa juste place.

Nous proposons un projet de société Française articulée autour de trois angles:

  • Liberté de choix, l'individu est au centre des débats de société, car chacun de nous a des aspirations différentes notre société doit être suffisamment ouverte pour offrir une diversité de choix. La liberté de choix, c'est aussi la liberté d'entreprendre et la liberté de parole;

A ce sujet voir l'article sur les vertus de la liberté sur le blog de Didier. La liberté de choix est la confiance naturelle que notre prochain est capable de créer une richesse unique et nécessaire à toute société. Favoriser la liberté de choix, c'est vouloir d'une société dynamique où les structures sont organisées pour servir une base en mouvement et c'est refuser qu'une minorité impose une structure dans laquelle la base peut se mouvoir.

  • Responsabilité, corollaire du premier principe: faire des choix c'est aussi les assumer et en être responsable. L'Etat, en prenant sur nos libertés fondamentales et imposant un choix unique à tous, a déresponsabilisé la société. Plus grave nous n'avons plus sens de la valeur de certains fondamentaux: les soins de santé, travailler et bien gagner sa vie en retour, l'éducation de nos enfants, la qualité de l'environnement, ... Nous voulons d'une société responsable où chacun d'entre nous peut jouir de ses choix en toute confiance;

Le mot responsabilité vient du Latin "respondere", "répondre" qui implique une relation mutuelle. Etre responsable ce n'est donc pas l'obéissance aveugle et infantile à une autorité supérieure  telle que l'Etat mais bien un dialogue et une participation à un processus collectif de décisions, assurant la cohésion sociale. Quelques cours de Latin auraient sans doute permis à Villepin d'éviter un cataclysme social lors de l'affaire CPE en avril dernier. Les principes même d'une société libérale résultent dans l'équilibre naturel obtenu dans l'échange entre ses individus. La démission du citoyen à laquelle nous assistons et bien la résultante de l'échec de notre V° république à assurer un vrai fonctionnement démocratique et citoyen. Ce fut une belle illusion de croire en une chance de démocratie authentique en connaissance de l'inspiration monarchique du Général de Gaulle.

  • Solidarité universelle, est une valeur humaine universelle et commune à tous. Elle ne doit pas être l'otage d'un enjeu électoral déloyal entre des candidats de droite et de gauche. Une société juste doit offrir à chacun de ses citoyens les moyens de rebondir en cas d'échec, les moyens de réussir un projet d'entreprise et de ne pas laisser dans l'oubli ses éléments les plus faibles.

La solidarité ne consiste pas à s'acheter une paix en redistribuant depuis l'Elysée quelques euros - gage d'un manque profond de responsabilité - caricaturée par la phrase célèbre de la marionnette de Chirac dans les guignols de l'info (sur Canal+) "donnez à manger aux canards". Cette fuite en avant irresponsable doit cesser, tant qu'un individu sera condamné à l'exclusion, c'est toute la société qui souffrira de cette même exclusion. Au contraire, la solidarité consiste à se sentir concerné et à se donner des moyens pour accompagner le plus faible à évoluer. De gauche comme de droite, nos hommes politiques sont responsables du climat d'exclusion qu'ils ont créé en France par des détournements clientélistes. Trouvez vous acceptable que des gens travaillant à Paris doivent dormir sous des ponts parce qu'ils n'ont pas les moyens de se loger, pendant que d'autres jouissent d'allocations et autres aides sociales massives sans travailler ? Moi, ça me révolte ! Nous ne voulons plus de cette injustice sociale dans un pays dit "développé" et de "droit" comme la France.  Comme le disait mon ami Jean-Louis Caccomo, "la solidarité, c'est tout mettre en oeuvre pour ne pas être à la charge des autres".

Ces trois valeurs seront le pilier de ma campagne pour les législatives 2007 et constituent un emblème pour notre nouvelle génération. Une génération qui ne comprend pas qu'une frontière politique - élément abstrait d'un pouvoir archaïque puisse séparer des Hommes, qui ne comprend pas que nous puissions conditionner la liberté d'expression - à l'ère de l'Internet, qui ne comprend pas que des lois puissent privilégier les intérêts particuliers d'une minorité - à l'ère de la lutte pour la transparence contre la corruption.

Ces valeurs dépassent nos frontières, elles nous sont intrinsèques et doivent constituer le socle d'une constitution commune à notre humanité.

Paris est une ville importante dans l'histoire mondiale, elle est reconnue pour sa vie artistique, culturelle mais aussi pour être un centre politique et économique majeur. Selon Pierre Hubac et Cheikh Anta Diop (historiens et éthymologues), les Parisii (peuple gaulois dont Paris tire son nom) devraient leur nom à déesse Egyptienne Isis dont un des attributs est la croix ansée symbole de la vie.

C'est ce dernier symbole que nous voulons rendre à Paris. Nous voulons que Paris soit une capitale qui vive et une capitale où il fait bon d'y vivre.


L.L.
Par Ludovic Lassauce - Publié dans : Paris
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Samedi 14 octobre 2006 6 14 /10 /2006 00:09

Anecdote - notre vie de tous les jours

Alors que je montais dans le taxi pour rentrer chez moi après de longues réunions, j'engageais à mon habitude la conversation avec le chauffeur.

C'est alors qu'il me parlait des nombreux chauffeurs de taxi qui quittent Paris pour de nouvelles aventures parce que les perspectives de leurs durs labeurs ne leur rendaient pas suffisamment de retours. Le coupable: l'Etat contrôle tout, du nombre de chauffeur, de leur zone de charge, de leur salaire,... sans compter les lourdeurs administratives qui rendent la vie infernale. Quand on sait que Paris manque de taxis surtout les week-ends de sortie ! Certains rêveraient d'ailleurs comme dans beaucoup de capitale du monde d'arrondir des fins de mois difficile par quelques extras en tant que taxi de week-end. Mais notre mode d'organisation du travail est bien trop rigide, empêche les gens de travailler : je vous invite à demander votre autorisation de travailler comme chauffeur de taxi pour servir des clients les soirs de week-end ! Cette organisation du travail unique pour tous n'est plus habituée à une vie moderne où les gens ont des modes de vie très variés.

Enfin ce qui m'a frappé le plus frappé c'est le rêve qui habitait mon interlocuteur: 3 de ses amis sont partis s'installer en Irlande comme chauffeur de taxi et ont vu leur vie transformée, revenu à plus de 4000 Euros nets par mois et des rapports avec l'Etat tellement agréables ! C'est la découverte d'une société où le travail est récompensé, où il n'est pas interdit de travailler et de gagner dignement sa vie ! Où l'Etat est au service du citoyen et non pas un citoyen au service de l'Etat.

Décidément, notre modèle social n'a pas fini de faire des désenchantés.

L.L.

Par Ludovic Lassauce - Publié dans : Insolites
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Jeudi 12 octobre 2006 4 12 /10 /2006 09:03
J'apprends ce matin que nos parlementaires examinent un projet de loi socialiste qui rend passible de prison la négation du génocide Arménien. Certes c'est un évènement terrible de l'histoire de l'humanité qui nécessite reconnaissance et réparation. Mon point n'est pas tant sur le sujet du génocide Arménien mais plus sur le principe de la loi proposée à l'Assemblée Nationale.

Nos politiques continuent à nous imposer un diktat de bonne conduite et à rogner sur notre liberté d'expression. Dans une démocratie et un pays qui a rayonné pour sa pensée libérale, nous ne pouvons pas accepter ces lois liberticides. La liberté d'expression ne peut être limitée.

En France, la liberté d'expression n'existe plus: rappelons que des lois condamnent des historiens cherchant à étudier d'autres hypothèses sur des sujets sensibles, condamnent le débat de certains sujets en public, comme la sortie de la sécurité sociale ou bien certains sujets tabous définis par les lois Gayssot et Taubira enfin que chaque année on recenserait des centaines de livres censurés. Voir celui-ci.

Pour ma part, je vais reprendre des cours de l'histoire approuvée par le parlement Français...

L.L.
Par Ludovic Lassauce - Publié dans : Politique
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Mercredi 11 octobre 2006 3 11 /10 /2006 23:02
Les retards d'un an de livraison de l'Airbus A380 entraînent des conséquences financières de 6.2 Milliards, pour un carnet de commande actuel de 154 exemplaires à un prix catalogue 213.6 Millions d'euros, autant dire presque 20% du chiffre d'affaire réalisé sur le carnet de commandes, une opération certainement très juteuse pour EADS.

En attendant c'est la collectivité qui finit par payer la note doublement salée:
1/ en renflouant les caisses d'Airbus (pour supporter l'augmentation de 1.5 Milliards de besoin en fonds de roulement) et/ou en faisant supporter à la société les conséquences sociales;
2/ en payant le prix de l'augmentation des billets d'avion conséquence directe sur l'industrie du transport aérien, déjà certaines compagnies aériennes l'ont annoncé pour supporter leur manque de capacité de croissance;

Belle récompense pour l'ex-patron d'Airbus qui empoche 6 Millions d'Euros lors de son départ... Cela devient même un sport national chez les élites Françaises...

EADS est sauvé le 9 octobre par l'Elysée qui annonce que Chirac prendra "toutes ses responsabilités" pour aider l'avionneur Européen à surmonter sa crise. Voir l'article ici. Nous retombons dans le mythe du prince charmant qui vient réveiller la belle aux bois dormants.

Quelles responsabilités? Lorsque Noël Forgeard, le patron débarqué avait été propulsé par Chirac et avait été de 86 à 87 conseiller pour les affaires industrielles du Premier Ministre Jacques Chirac. N'est-il pas de passage obligé dans notre pays de traverser un cabinet ministériel avant de prendre un poste à haute responsabilité dans l'industrie ? C'est au tour de Louis Gallois (directeur de cabinet de Jean-Pierre Chevènement en Mai 1988) de prendre la tête du groupe Airbus. Ce changement de bord annoncerait-il le retour de la gauche en 2007 à l''Elysée ? Simple intuition ou Chiraqueries...

La seule responsabilité que nous pourrions attendre de M. Chirac, c'est de mettre fin à cette connivence de l'industrie et du monde politique. Car l'industrie doit être au service des ses clients et non pas au service de l'Etat.

Pire encore, cette politisation des industries et ses échecs ont des conséquences sur l'image de l'industrie Française dans une compétition internationale. En tant que client Américain ou Chinois, ne suis-je pas mesure de douter de la qualité du produit final dans de telles tensions ? Pire ne suis-je pas en mesure de remettre en question les calendriers de production de Veolia, Alsthom, Suez, Alcatel, France Telecom qui sont dirigés selon les mêmes principes et acteurs qui se recyclent les postes?

Tout comme la séparation de l'Eglise et de l'Etat est un principe de république, la séparation de l'industrie et de l'Etat devrait en être un autre. Ce n'est que dans ces conditions que l'Etat peut remplir en toute intégrité son rôle, sans être juge et parti.


Il est temps que notre société retrouve un sens des responsabilités et de justice ; ce n'est qu'en y favorisant la liberté de choix et la diversité que nous retrouvons un vrai équilibre naturel, et non pas cette situtation instable et convulsée à grand coup d'interventionisme et de planification; prenant en otage la population.

L.L.
Par Ludovic Lassauce - Publié dans : Politique
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Jeudi 28 septembre 2006 4 28 /09 /2006 12:00


Alternative Libérale a dévoilé son candidat pour les présidentielles ce matin. Edouard Fillias, président et fondateur du mouvement, annonce avoir déjà recueilli 104 promesses de signatures d’élus. Le journaliste et écrivain André Bercoff, ainsi que le réalisateur Raphaël Glucksmann ont apporté leur soutien au candidat.

Par Ludovic Lassauce - Publié dans : Politique
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"A government big enough to give you everything you want, is big enough to take away everything you have." - Thomas Jefferson

"Le hasard, c'est Dieu qui se promène incognito." - Albert Einstein

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