Dimanche 10 décembre 2006
Muhammad Yunus, prix Nobel de la paix
2006 est un économiste et entrepreneur. Il a fondé, il y a environ 30 ans, la Grameen Bank, la première institution de micro crédit.
Le micro crédit consiste à l'attribution de prêts de faible montant à des artisans ou des entrepreneurs qui ne peuvent pas accéder aux prêts bancaires classiques. Je regardais un reportage qui
interviewait une femme d'un village du Bangladesh qui avait emprunté 15 euros, cela lui a permis de monter une fabrique de textile et d'embaucher 15 personnes. Elle a pu ainsi aider toute sa
famille. Le mécanisme financier et assez simple est fait appel à la responsabilité de chaque emprunteur vis à vis de la collectivité.
Aujourd'hui la Grameen Bank a accordé à peu près 3 milliards d'euros de crédit à plus de 2 millions d'emprunteurs au Bangladesh.
Les détracteurs du micro crédit y opposent principalement des taux élevés
(environ 20%, pour comparaison les organismes de crédit à la consommation sont à environ 16% en France) ainsi qu'un détournement des actions humanitaires. Sur ce dernier point, je trouve
particulièrement encourageant que les gens des pays les plus pauvres puissent s'organiser eux-mêmes pour sortir de leur pauvreté. Le micro-crédit est aussi une aubaine pour beaucoup de femmes
pour leur émancipation dans la société (pour la Grameen Bank, 97% des micro-crédits sont pour des femmes).
Je vous invite à consulter le blog de Claude Guillemain représentant d'Alternative Libérale au Mozambique et spécialiste de
micro-crédit.
Au-delà du prix Nobel, Muhammad Yunus illustre que dans une situation difficile (lorsqu'on connaît le taux de pauvreté du Bangladesh) quand les gens ont le droit de s'organiser entre eux, ils
trouvent des solutions pour dépasser leurs problèmes. C'est un bel exemple libéral qui est récompensé par un prix nobel.
Ce principe pourrait être appliqué à d'autre aspect de la société comme pour la sécurité ou la justice en créant des micro-assemblées, voir mon article précédent sur la médiation.
Aujourd'hui nous nous en remettons pour tout à l'Etat providence qui est bien incapable de répondre aux attentes, libéraux nous prônons une société de confiance où les initiatives sont enfin
libérées.
L.L.
par Ludovic Lassauce
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J'ai rencontré ce soir notre correspondant au secrétariat général de
ELDR à Bruxelles. ELDR est le parti au parlement Européen qui regroupe les principaux partis libéraux Européens dont certains sont très actifs dans les
gouvernements (comme le FDP, Progressive Democrats, VVD, ...) et ont
permis la modernisation de pays comme l'Irlande, l'Espagne, l'Allemagne (qui prend un bon chemin), ... AL se prépare ainsi aux prochaines élections Européennes de 2009.
ELDR est traditionnement de la famille "Classical Liberal" c'est-à-dire les libéraux grand angle (en faveur d'une politique de libre choix aussi sur un plan économique que de
société). Il se distingue ainsi de ALDE qui conserve un caractère assez conservateur sur les libertés individuelles. Notre ligne favorise une Europe de libre circulation. ELDR a participé à de
grandes avancées pour la liberté comme la directive service, ou bien la fin de nombreux monopoles d'Etat. ELDR travaille actuellement sur une réforme de l'Europe pour améliorer la proximité et la
représentativité des institutions, car il est fondamental que l'Europe rende des comptes à chacun d'entre nous. Ils travaillent aussi sur des réformes pour une industrie tournée vers la recherche
et la création de nouvelles opportunités plutôt qu'une industrie maintenue en vie par des subventions.
Par ailleurs, notre comité étudiant se rappoche de LYMEC une organisation affilié à EDLR représentant les jeunes. LYMEC est représenté en France par Alexis Fourmont un jeune étudiant libéral et aussi membre
d'Alternative Libérale Etudiant. Voir le communiqué suivant.
L'Europe sortant de la guerre a conduit une politique très étatique et centralisé et pour cause de reconstruction rapide. Le contexte a changé et l'Etat doit redonner de la liberté à la société
en se limitant aux fonctions régaliennes. Nos structures et modes d'organisation doivent s'adapter.
L.L.
par Ludovic Lassauce
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Les pays d'Europe de l'Est ont vécu la dureté d'un régime communiste, subissant de plein fouet une idéologie s'arrogeant la palme de l'humaniste.
On a vu le résultat. Avec un Etat pensant diriger le bonheur des gens depuis Moscou, en planifiant aussi bien les richesses, la pauvreté que la corruption, les pays d'Europe de l'est ont été pendant longtemps privés de leur liberté de choix et d'expression; valeurs fondamentales pour l'émancipation de l'individu dans une société.
Chez les libéraux, nous n'avons pas la prétention de connaître la vérité et de l'imposer aux autres, nous pensons qu'un système politique doit laisser un maximum de liberté pour que les citoyens puissent réaliser leurs souhaits tout en protégeant les plus faibles de manière universelle et sans discrimination. Car on peut être très fort un jour et se retrouver dans la détresse le lendemain, personne n'est à l'abri d'un accident de parcours et la société doit offrir une chance de rebondir de manière inconditionnelle. Et sans tomber dans le travers qui consisterait à financer la précarité !
Lorsque je regarde la situation dans les pays d'Europe de l'Est, je suis content de voir qu'après ces années de privation, nos compatriotes Européens donnent le pas en Europe vers une société libérale authentique. Les élections polonaises sont remarquables, le 9 octobre dernier, Donald Tusk du parti libéral arrivait en tête du premier tour des présidentielles avec 35.82% des suffrages et faisait ensuite plier aux élections municipales ses opposants. Donald Tusk est un partisan d'un impôt à taux unique pour les revenus et les entreprises (déjà pratiqué en Slovaquie à 19% et proposé par Alternative Libérale à environ 18%) et d'une politique internationale d'alliance forte entre les démocraties. Aujourd'hui la croissance en Pologne est fulgurante, une amie polonaise me disait à quel point son pays s'était amélioré depuis l'époque soviétique.
En Roumanie qui devrait intégrer l'UE en Janvier 2007, c'est Popescu Tariceanu (vice président de l'ELDR) qui mène la barque en tant que premier ministre.
Passer d'un système ultra collectiviste et planifié vers une société libérale est possible, ça a même du bon ! A l'Est ils s'en lèchent les babines, à nous français de reprendre le pouvoir sur nos politiques. Ne les laissons pas, choisir à notre place !
Aujourd'hui, au sein d'Alternative Libérale, je m'occupe du projet de rapprochement avec les partis politiques libéraux en Europe notamment l'ELDR (groupement de partis libéraux Européens). La France est le seul pays d'Europe qui n'a pas de représentation libérale. Il est indispensable que nous rejoignons nos compagnons Européens pour construire ensemble une vraie Europe des libertés. Après l'échec de la constitution, principalement parce qu'elle n'était pas lisible pour nos concitoyens, c'est au libéraux d'être force de propositions !
L.L.
Mercredi 15 novembre 2006
Je lisais un article sur le classement des pays en fonction du bonheur réalisé par l'universitaire anglais Adrian White. Il établit une cartographie mondiale selon 5 critères: santé, richesse, éducation, identité nationale et beauté des paysages. Le classement est surprenant, comme le montre la carte ci-dessous:
La France n'est pas dans les meilleures élèves du classement en obtenant la 62° place. Dans les pays les plus "heureux" nous retrouvons les pays nordiques, les pays d'Amérique du Nord, l'Australie, l'Angleterre, l'Allemagne, ...
Depuis que le monde s'est ouvert sur les échanges mondiaux, nous sommes confrontés à d'autres sociétés qui ont évolué de manière significative depuis ces 30 dernières années. Nous n'avons pas su prendre le pas sur une économie de reconstruction très dirigiste vers une économie de développement qui doit être très ouverte.
En France, nous vivons cette formidable opporunité de pouvoir échanger avec d'autres sociétés comme une aggression de nos valeurs, nous adaptons alors une stratégie de repli et de rejet. Où cela mène t'il ?
Nous voulons d'une société ouverture sur le monde et les échanges internationaux. La mondialisation n'a pas que les côtés pervers diabolisés par une extrème gauche qui joue sur ce sentiment d'aggression. Au-delà de cette première approche il y a une aura de bonheur pour tous. celui de pouvoir se rouler dans un champ plus étendu...
L.L.
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