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"La Bulle", par Nathalie Brion et Jean Brousse
La France divorce de ses élites





"La querelle de OGM", par Jean-Paul Oury


Mardi 22 mai 2007
Chers Concitoyens du 18° arrondissement,


Depuis lundi, la campagne pour les élections législatives a officiellement démarré. Dans la 18° circonscirption de Paris, nous sommes 20 candidats à la députation de l'extrème-gauche à l'extrème droite. Le député sortant, Christophe Caresche appartient au parti socialiste et reçoit le soutien important de Daniel Vaillant, ex-Ministre de l'intérieur et maire du 18° arrondissement de Paris installé confortablement depuis longue date. Parmi les prétendants, on dénombre plusieurs formations communistes, puis socialistes, les centristes et des conservateurs. Je serai le seul candidat à porter un projet libéral authentique devant les électeurs de ma circonscription. En France, les solutions ont toujours été étatiques et conservatrices, il est temps d'oser le changement que toutes les autres démocraties ont entrepris. C'est le sens du vote utile que vous ferez en m'élisant le 10 juin prochain.

En effet, cela fait des décennies que l'Etat se mèle de tout au détriment de nos responsabilités creusant un abysse d'inégalités entre les Français. Pour ces élections législatives, il est indispensable qu'à l'Assemblée Nationale des députés puissent faire entendre une autre voix libérale indépendante pour pousser la nouvelle majorité présidentielle à mener le débat jusqu'à son terme. Par exemple, l'UMP propose la fin de la carte scolaire qui empêche aujourd'hui les français de choisir l'école de leurs enfants. Mais cette mesure est insuffisante, voir désastreuse, si elle ne s'accompagne pas de la fin du collège unique et de l'autonomie des chefs d'établissement pour diriger un projet pédagogie et créer une offre variée. Quel intérêt d'avoir le choix, si on offre à tous la même chose ? La suppression de la carte scolaire sans ces autres mesures que nous proposons conduira uniquement à accentuer les inégalités entre des établissements élitistes et d'autres établissements qui accueilleraient les "cas difficiles" sans débouchés. Au contraire, je veux donner du vrai choix au français, pas un choix basé sur une course au meilleur établissement comme le propose les conservateurs, mais un choix basé sur des établissements qui nous proposent des projets pédagogiques différents, des projets qui viendront répondre à la personnalité unique de nos enfants.


Ainsi, je veux être le député qui traite les sujets de notre société en profondeur car la France ne peut plus se contenter de rustine démagogique pour résoudre ses problèmes. Nous devons proposer un nouveau modèle social en phase avec notre temps. Je veux que les français disposent des meilleurs outils pour vivre dignement et pleinement cette période.

Vous recevrez dans quelques temps chez vous ma profession où vous retrouverez toutes nos propositions. Vous pouvez aussi la télécharger et la transmettre autour de vous.

Si vous m'élisez, j'attacherai plus particulièrement de l'importance à:
-la contruction de l'Europe politique : elle doit nous permettre de peser dans le dialogue avec d'autres puissances et de construire un espace de libertés plus grand.
-la réforme des syndicats : nos syndicats doivent mieux représenter les salariés et être à leur service.
-bâtir une société de confiance : par une réforme de notre démocratie mais aussi par une autre conception du service public qui doit avant tout servir le citoyen et non l'administration qu'il représente.
-l'environnement : en utilisant les crédits non pas pour subventionner une décroissance, un retour à l'âge de pierre comme peuvent le préconiser certains écologistes à tord, mais pour mettre à disposition de nouvelles technologies plus propres,
comme le moteur à eau pour les transports, pour sortir de la pollution au carbone. Je souhaite aussi favoriser la responsabilisation individuelle plutôt que la taxation collective car l'environnement est une affaire pour tous et nous devons tous avoir un comportement éco-citoyen.

Chers contitoyens, je veux être le député qui, pour vous servir, n'hésite pas à bousculer les lignes politiques en proposant les solutions pragmatiques qui s'imposent.

Librement,

Ludovic Lassauce
Candidat à l'élection législative
Paris XXVIIIième circonscription
Alternative Libérale
par Ludovic Lassauce publié dans : Politique
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Vendredi 4 mai 2007

Le débat entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal n’a pas réussi à lever tous les doutes. A ce stade, je peux affirmer sans trop d’hésitation que je sais pour qui je ne voterai pas. En effet, les propositions de la candidate socialiste bien que pavées de bonnes intentions vis-à-vis des plus défavorisées sont toujours marquées d’une idéologie forte « malthusienne » socialiste qui consiste à penser que l’économie est un gâteau à partager, et que la « Table France » n’est pas assez grande pour accueillir tout le monde, alors il faut partager l’existant. Les conséquences de cette politique après 25 ans parlent d’elle-même, le désastre : les inégalités n’ont jamais cessé de se creuser, pire encore les passerelles sociales qui existaient auparavant se sont écroulées. Je discutais avec un ami américain démocrate qui me disait à quel point une politique de libre concurrence et de liberté de marché était importante pour permettre à chacun d’avoir la même chance de pouvoir réussir.

Bien que le raisonnement de la gauche soit logiquement bon en surface, ce sont les hypothèses de départ sont fausses. En effet, la « Table France » est suffisamment grande pour permettre à chacun de vivre décemment. Les politiques de gauche et de droite ont consisté à mettre en jachère une bonne partie de l’économie afin de fortifier certaines places fortes à coup de subventions et de règlementation favorable comme nos grandes sociétés du CAC40, et de garder un certain contrôle sur la société. C’est précisément cela que nous dénonçons.

Nicolas Sarkozy apparaîtrait comme libéral sur certaines propositions (certains libéraux ont pour ces raisons choisis de voter pour lui) ; bien qu’il se défende lui-même de vouloir d’une société libérale. Oui, il a compris qu’il fallait libérer un peu d’espace car la situation devient difficilement tenable. Mais il ne propose pas de changement profond du fonctionnement de notre société, il ne remet pas en cause cette jachère perpétuelle orchestrée par l’Etat, véritable politique de rationnement, de distribution au compte goutte plutôt que de redistribution (je préfère d’ailleurs prôner la libre circulation des capitaux plutôt que leur redistribution). Ce changement de système politique est indispensable tout simplement parce car le monde a profondément changé depuis les années 80 notamment à cause de l’accroissement des échanges commerciaux dans le monde, de la démocratisation de meilleurs moyens de communication comme le transport aérien et Internet et de l'émergence de plusieurs blocs économiques importants.

Alors dimanche, que dois-je faire ? Refuser cette grande mascarade vendue aux français par mon abstention (et être comptabiliser ainsi) ou faire barrage à une gauche qui reste sur des positions très archaïque ? J’attends avec impatience d’assister ce soir le débat organisé par Tendances Institut et Nathalie Brion au Racing Club de France entre les deux candidats pour prendre ma décision.

Ce que je voulais finalement de cette élection présidentielle c’était un changement radical dans notre manière de concevoir la politique. Alors que les chances de ce changement semblaient vaines, je regarde néanmoins avec beaucoup d’attention la situation à gauche. Verra t’on une scission au sein du parti entre ceux qui dénonceront Ségolène Royal pour avoir trop pactisé avec le centre et ceux qui lui reprocheront de n’avoir pas réussi à moderniser la gauche ? Cette scission profiterait à la refonte d’une gauche antilibérale nuisible à l’extrême menée par des dinosaures-caviar de la gauche comme Fabius et Hollande et la création d’une nouvelle gauche progressiste « un nouveau parti social-démocrate », dont François Bayrou, Michel Rocard, Claude Allègre, … semblent les représentants tout désignés. Dans cette recomposition de la politique française assisterons-nous à la constitution de 2 nouvelles majorités : les sociaux-démocrates et les conservateurs comme dans toutes les autres démocraties d’Europe, car je ne crois pas en l'existance durable d'un centre ou d'un extrème centre ? L’influence indépendante de ces formations d’une 3ème dimension "libérale authentique" permettant de pousser un débat parlementaire prendrait alors un sens très fort. C’est peut-être finalement la seule conséquence positive de l’élection de Nicolas Sarkozy dimanche.

 

L.L.

par Ludovic Lassauce publié dans : Politique
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Mardi 24 avril 2007
Vous avez été nombreux à réagir, parfois de manière hostile, voire violente, à mes derniers articles (notamment sur l'idée d'un gouvernement de centre-gauche qui est de toute manière précoce vu l'état de la gauche française). Mais cela montre que nous ne sommes pas prêts à nous vendre au premier venu, même si nous sommes ouverts à la discussion, à l'échange, voir à soutenir d'autres formations politiques.

Malgré le très bon score de François Bayrou, nous avons encore une longue route pour sortir du bipartisme et de nos réactions gauche/droite traditionnelles. Car finalement, ce sont elles qui dirigent notre décision finale et nourrissent nos élans. Le jeu de la négociation dans le but d'avancer des réformes, n'est pas encore dans notre mode de pensée, nous préferons une confrontation ou une préservation de la tradition du Roi.

Ce mécanisme de négociation ancré dans les valeurs libérales est un un prérequis en France avant même de penser voir une économie de marché. C'est un peu comme si vous vouliez montrer à un aveugle un beau paysage. A moins de n'avoir que l'ambition de garder pour soi ce beau paysage: vouloir le partager (et c'est notre ambition politique), pour que l'autre puisse à son tour s'en inspirer, nécessite de "vouloir voir".

C'est le sens de l'engagement d'Alternative Libérale,  celui de tous les libéraux et mieux encore celui de tous ceux qui n'étaient pas libéraux affirmés et qui nous ont rejoint parce qu'ils ont été convaincu que nos valeurs sont bonnes pour les Français. 

L'aventure est encore longue et nous aurons encore des divergences, mais ce qui compte c'est de pouvoir nous retrouver sur un socle de valeurs communes à chaque fois. Ce socle de valeurs, c'est une chance que nous avons, s'il peut conduire à la discorde, c'est avant tout une belle force motrice.


Le 2ème tour approche, j'hésite dois-je me résigner à faire barrage à cette gauche archaïque ou bien tout simplement remettre un bulletin blanc dans l'urne le 6 Mai prochain... ?

Ce qui compte dans tous les cas, ce sont tous les candidats d'Alternative Libérale qui auront besoin d'un soutien sans failles de tous les libéraux et de tous ceux qui aujourd'hui veulent d'une autre société.

L.L.
par Ludovic Lassauce publié dans : Politique
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Mercredi 18 avril 2007
Ce soir j'étais l'invité de "France 24 debates", l'émission de débat à destination du monde anglophone sur France24. C'est Andrea Sanke qui me recevait avec Alessandra Galloni du Wall Street Journal, Lacques Le Cacheaux professeur d'économie à Sciences Po et Jacques Cossart, économiste et secrétaire général d'ATTAC.

Vous pourrez revoir le débat en live sur France24.


Je dois dire que j'ai été surpris par la fausse-complaisance de M. Le Cacheaux sur sa description trop optiministe de la situation économique de la France. C'est d'autant plus étonnant qu'il a  travaillé avec d'autres économistes comme Christian St Etienne sur un rapport  pour le gouvernement concernant la reforme de la fiscalité en France, le principal frein au développement économique et à la croissance.

L.L.


par Ludovic Lassauce publié dans : Politique
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Mardi 10 avril 2007

Depuis mi-février le candidat UDF grimpe dans les sondages et talonne la candidate socialiste. Est-ce un phénomène de mode ? Est ce que François Bayrou peut-il devenir président de la République Française ? Quelles sont les options envisageables pour transformer cet essai ?

La position du candidat UDF apparaît comme très controversée dans un Et-Et ou Ni-Ni inaudible. Mais comment va t’il gouverner ? Jamais il n’arrivera à mettre sur pied un gouvernement avec des gens de droite et des gens de gauche, il n’aura donc personne pour gouverner avec lui, annoncent ses détracteurs. Pire encore, il n’aura pas de majorité à l’assemblée pour ratifier les lois.

Sur ce dernier point, la légitimité des autres candidats en pôle position peut être aussi bien contestée, n’étant crédités tous les trois qu’entre 20% et 25%, nous pourrions aussi légitimement nous poser la question de la majorité qu’ils auront à l’assemblée.

En étudiant la situation Européenne, on retrouve assez souvent cette configuration électorale avec 2 partis de majorité : socialiste et conservateur entre lesquels se trouve des partis de centre, des démocrates, des libéraux, des progressistes,... qui pèsent de manière significative. La situation de l’UDF n’est donc pas un scoop si on regarde hors de nos frontières.

Généralement lors d’un scrutin national ces partis de centre accèdent au pouvoir parce qu’ils réussissent à prendre pied dans une majorité tantôt avec des conservateurs tantôt avec des socialistes. Ces pays dotés d’un parlement (qui fonctionne) voit alors un jeu de négociation permettant aux lois d’être adoptées démocratiquement. C’est le cas, du parti FDP en Allemagne qui représente la 3ème faction du Bundestag avec 61 députés et qui est présent dans toutes les coalitions gouvernementales de 1949 à 1998 en alternance avec les démocrates-chrétiens (CDU) ou les sociaux-démocrates (SDP). En Irlande, les « Progressive Democrats » ont aussi adopté cette stratégie. Alors qu’ils ont été fondés seulement en 1985, ils arrivent au pouvoir dans une coalition en 1997. Plus récemment en Estonie c’est le mouvement libéral réformateur (ERP) qui prend le pouvoir avec le parti du centre (KESK) et l’Union du peuple (conservateur) dans une coalition. Le groupe du centre démocrate libéral représenté par l’ALDE (à laquelle l’UDF appartient) représente la 3ème force du parlement Européen, véritable force de proposition et d’influence l’ALDE s’allie avec le PPE (conservateurs) ou le PSE (socialistes) suivant leur stratégie politique. Alors que les partis de majorité s’engouffrent bien souvent dans une guerre idéologique de tranchées, le centre libéral démocrate représente un pragmatisme politique et une certaine garantie de la continuité au-delà des alternances.

Alors pourquoi en France en serait-il autrement ? Parce qu’une Ségolène Royal n’a pas la côte au sein du parti socialiste ou au sein de la gauche traditionnelle ? Est-ce vraiment représentatif des votants socialistes ? A droite Nicolas Sarkozy maintient avec fermeté ses positions. Même si les sondages sont favorables au candidat UDF, ils semblent plutôt confirmer une certaine défiance vis à vis du système ou encore une indécision des électeurs qui voit en François Bayrou l’anti-système modéré. Mais les électeurs de gauche ne se souviendront-ils pas de 2002 le jour de passer à l’acte ?

L’UDF a d’ailleurs souvent pris part à ce jeu de coalition avec les conservateurs. Malheureusement, la situation politique française de pouvoir absolu de l’exécutif sur le parlement rend bien impossible toute négociation ou influence. Pire les quelques représentants centristes se font absorber dans le parti de masse sans pouvoir exercer leur influence. Dans ce climat volatile, Daniel Cohn-Bendit a eu raison de lancer la proposition de coalition avec le Parti Socialiste. Si le projet de l’UDF n’a pas grand chose en commun avec celui de l’UMP qui se contente de perpétuer tranquillement la tradition du roi, en revanche et précisément sur la question des institutions, le projet UDF rejoint celui du parti socialiste à quelques modifications près. Un tel projet de refonte des règles du jeu politique ne peut se faire qu’avec le soutient d’un parti de majorité. Ainsi François Bayrou aurait toutes ses chances d’arriver au 2ème tour s’il rassure les électeurs de gauche en annonçant publiquement un soutien réciproque à Ségolène Royal au 2ème tour face à Nicolas Sarkozy. A l’issue du scrutin, le gagnant (ou la gagnante) face à Nicolas Sarkozy pourrait mettre en place un gouvernement de centre-gauche incluant les écologistes de Cap21 et les libéraux d’Alternative Libérale en menant une politique progressiste sociale démocrate et sociale libérale. Après 2 années nécessaires pour mettre en place cette 6ème république une dissolution de l’Assemblée Nationale suivie d’élections proportionnelles donnerait le jour à un nouveau gouvernement permettant de continuer les réformes dans un esprit de négociation et non pas à coup de bras de fer comme nous avons pu le voir avec l’épisode du CPE.

C’est le fonctionnement de toutes les démocraties Européennes, alors pourquoi la France ne pourrait-elle pas adopter ce principe ?

par Ludovic Lassauce publié dans : Politique
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