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Vendredi 6 juillet 2007

L’élection présidentielle est maintenant derrière nous. Alors que l’Europe avait été grande absente pendant la campagne, elle fut grand vainqueur après et devrait nourrir les débats de la rentrée septembre. Les premiers mots du président élu furent pour annoncer à nos voisins que « la France est de retour en Europe ». Mais de quelle Europe voulons-nous ? D’une bureaucratie protectrice inhibant notre mobilité ou bien d’une Europe légère décentralisée mais unie sur des valeurs essentielles ?

 

La crise européenne que nous avons vécue ces derniers temps n’est-elle pas liée à un éloignement des institutions ou à un manque de cohérence dans les prises de décision, ou encore peut-être au fait qu’aujourd’hui ses valeurs sont en défaut ? Que peut bien vouloir dire être un citoyen Européen en ce début de 21° siècle ? Nous l’avons vu lors des débats houleux entre Etats sur le premier texte constituant proposé en 2005. Pour certains plus conservateurs, il faut faire une référence à nos traditions religieuses chrétiennes, alors que la France affiche une position laïque très stricte. Sur d’autres sujets, certains demandent plus de réglementation centrale dans la constitution pour se prémunir contre toutes dérives et garantir notre protection, surtout dans les affaires sociales, fâchant ainsi les pays qui ont l’habitude d’une certaine subsidiarité. Enfin l’élargissement sans limite de l’Europe a suscité les principales levées de bouclier. Dans cet enchevêtrement de principes, le projet d’unir les Européens semble vain. Pourtant, à date, 17 pays ont ratifié ledit traité.

 

Les pères fondateurs de l’Europe imaginèrent dès le début une Europe à plusieurs vitesses. Un premier cercle élargi correspond à la communauté des Etats ayant choisis de favoriser le développement d’une zone économique de libre-échange. Cette communauté s’est d’abord créée au début de la guerre froide sur une alliance des moyens de production du charbon et de l’acier par un accord de libre-échange avec objectif de construire la paix. Le 9 mai 1950, Robert Schuman, ministre français des Affaires Étrangères, déclarait lors d’une conférence de presse au quai d’Orsay en parlant de la CECA (Communauté Economique du Charbon et de l’Acier) : « cette organisation constituerait la première étape vers une fédération européenne ». La deuxième étape visait à transformer la communauté en une Europe unie (l’Union Européenne), avec le traité de Maastricht signé en 1992. Ce traité donne naissance à la citoyenneté Européenne et renforce le rôle du Parlement. Il entraîne aussi l’unification monétaire de l’Europe avec l’introduction de l’Euro comme monnaie unique. Puis les traités comme l’élargissement s’enchaînent dans une course folle à la centralisation avec le traité d’Amsterdam puis celui de Nice. Le 29 mai 2005 la machine Europe s’emballe et la France dit non au traité constitutionnel proposé. Nous y sommes, l’Europe doit malgré ces convulsions de départ entrer dans sa 3ème étape : la Fédération des Etats d’Europe. Contrairement aux conservateurs qui y voient une menace pour le système, et aux socialistes qui pensent y étendre une vaste zone d’Etat providence, une position intermédiaire et plus libérale pourrait prendre acte dans une Europe fédérale construite sur des bases légères pour lui permettre d’exercer ses fonctions régaliennes et de gagner la confiance de ses citoyens. Le but de l’Europe ne doit pas être d’organiser une vaste zone d’égalitarisme ou bien de construire des murailles plus hautes contre l’envahisseur étranger, mais bien au contraire de donner aux Européens de meilleurs outils pour affronter les défis de demain.

 

Pour cela nous devons anticiper les défis auxquels l’Europe sera confrontée dans les décennies à venir. Prenons d’abord le sujet du commerce extérieur : la Chine, juste avant la 1ère guerre de l’opium au milieu du 19° siècle, était la 1ère puissance mondiale pour le commerce avec environ 40% des échanges globaux. Les années de guerre et de communisme ont ramené cette part à moins d’1%. La niveau de pauvreté dans le pays s’est d’ailleurs accru de manière inversement proportionnelle à ce déclin. Depuis les années 80, avec l’arrivée au pouvoir de Deng Xiao Ping, une correction de l’Histoire s’opère et la Chine reprend un rôle prépondérant non seulement dans le commerce mondial mais aussi en matière diplomatique et militaire. En 2020, d’après The Economist Intelligence Unit, la Chine devrait dépasser l’économie américaine (à parité du pouvoir d’achat (PPP)). Au même titre, l’Inde devrait devenir la 3ème puissance économique mondiale et d’autres pays comme l’Iran ou la Russie devraient réussir à tirer profit de leurs sources d’énergie et de leur possession de l’arme atomique pour avoir un mot dans les affaires internationales. Ainsi l’Histoire du monde de demain ne semble pas se terminer avec la victoire des batailles idéologiques du 20ème siècle et avec l’universalisation de la démocratie occidentale. Alors que les différences idéologiques s’amenuisent, des réseaux d’Etat animés par un objectif idéologique particulier se forment. Alors que nous avançons dans le temps, deux axes d’analyse devraient émerger : le premier axe classant les régimes suivant leur caractère démocratique ou autocratique et le second distinguant ceux qui envisagent le monde comme reposant sur un équilibre dans la répartition du pouvoir et ceux qui le font reposer sur la loi internationale. Cette grille de lecture met en évidence l’émergence de 4 pôles organisés de la manière suivante autour de valeurs :

 

 

Loi

Equilibre des pouvoirs

Démocratie

Europe

USA

Autocratie

Chine / Russie

Moyen-Orient

 

 

 

« faiseurs de roi »

Inde, Brésil, Afrique du Sud, Algérie, Singapour

 

La nature de la bataille idéologique entre ces 4 sphères est relative. En effet, ces axes ne reflètent pas une opposition catégorique par rapport aux autres, mais souligne juste les valeurs dominantes. Par exemple les USA ne sont pas opposés au droit international, mais ils mettront plus d’emphase sur un équilibre des pouvoirs lorsque nécessaire. De la même manière la Chine et la Russie ne sont pas des actifs promoteurs de la dictature, ils n’ont simplement pas axé leurs priorités sur la démocratie.

 

Dans ce contexte international de consolidation de sphères de valeurs, d’autres grandes puissances graviteront dans les décisions internationales, telles des faiseurs de roi. C’est le cas de l’Inde : bien que n’ayant pas de siège au conseil de sécurité de l’ONU, elle talonnera à horizon 2020 les démocraties occidentales en terme de développement économique. D’autres pays pèseront dans la balance comme l’Afrique du Sud, l’Algérie ou le Brésil. Alors que les différentes sphères pourront cristaliser un équilibre, ce sont ces pays qui devraient peser dans les rapports de force inter sphères et être déterminant dans l’issue d’une bataille qu’elle soit énergétique, militaire ou économique.

 

La grille de lecture devient multidimensionnelle et le jeu des alliances est alors motivé de manière ponctuelle par un intérêt particulier. Cette nouvelle donne dans les affaires entre Etats a une influence colossale induite dans nos vies puisqu’elle élimine tout repère traditionnel. Il ne faut d’ailleurs pas non plus voir ces sphères délimitées par la géographie des frontières naturelles. A l’intérieur même des pays, nous pouvons constater l’existence de ces lignes de rupture, c’est pour cette raison que les Etats ont bien du mal à conserver leur hégémonie. Le Terrorisme est d’ailleurs la résultante d’une guerre entre ces sphères au sein même de l’une d’entre elle.

 

Revenons au contexte européen qui nous intéresse. La 3ème étape de notre construction devient plus claire. Elle consiste à faire émerger sur la scène mondiale une identité Européenne unifiée animée par le respect de la démocratie et du droit international. Unis, nous serons plus forts pour faire peser nos valeurs et attirer à nous des puissances régionales. Notre socle consistant de valeurs réside dans l’héritage des Lumières : les droits de l’Homme, le respect de la propriété et la liberté de commerce. Une fédération de l’Union Européenne serait investie de la responsabilité de représenter les Etats membres à l’extérieur par la diplomatie et d’en assurer la sécurité. C’est la seule manière de défendre nos intérêts humains et économiques face aux autres puissances qui se regroupent aussi : en 2001, la Russie et la Chine avec d’autres pays d’Asie Centrale signaient un accord de partenariat militaire et économique sous le nom de Shanghai Cooperation Organization (SCO, anciennement Shanghai Five). Cette organisation pèse près d’un tiers de la population mondiale et deviendra d’ici à 15 ans la première puissance mondiale. Selon le Troud : « la SCO est une alternative à l’OTAN en tant que bloc militaro-politique ». Selon le Kommersant : « Plus Moscou et Pékin se rapprochent, moins il y a d’espace pour la démocratie en Asie ». Le quotidien Gazeta titre : « Pas de place pour les Américains en Asie. L'organisation de Shanghaï a refusé aux Etats-Unis le statut d'observateur ».

 

La nécessité, pour nous Européens, de nous organiser au niveau politique apparaît de manière plus flagrante au vu des éléments décrits précédemment. Elle doit légitimer l’existence de la sphère Europe. Comment doit-on organiser notre Fédération de l’Union Européenne ? Quels sont ses objectifs et quels moyens doit-on lui donner ?

 

C’est seulement après avoir expliqué les vrais enjeux de la mondialisation, au-delà du simple pouvoir d’acheter des produits moins cher ailleurs, que nous pouvons aborder la question d’une Constitution Européenne. Celle-ci ne doit pas expliquer aux Européens comment « un plombier polonais » pourrait venir en France travailler. Il n’y avait d’ailleurs pas besoin de constitution pour cela, les traités en vigueur suffisaient. La constitution doit fonder cette Europe politique et lui donner une légitimité dans les affaires internationales. Elle doit forger les valeurs qui animeront les Européens. Le cadre institutionnel Européen doit aussi permettre de mieux coordonner les grands projets notamment en matière de recherche et d’enseignement supérieur, clé de voûte d’une économie de la connaissance.

 

Ainsi, ce nouveau mini-traité semble poser les jalons de la nouvelle feuille de route qui doit décrire et donner les moyens aux Européens d’atteindre ces objectifs. Le prochain pas doit permettre le rapprochement de notre système de défense en établissant un impôt européen direct pour le financement d’une armée et d’un commandement européen. Hervé Morin, ministre de la défense du gouvernement Fillion II déclarait que le budget de l’Etat français, ne suffisait plus à financer les projets de défense nécessaire. Parallèlement à cela, nos réseaux nationaux d’ambassades doivent progressivement se rapprocher pour former une ambassade européenne sous l’égide d’un Ministre Européen des affaires étrangères élu par le Parlement. Un traité doit unir les Etats de l’Union qui souhaitent donner naissance à cette Fédération. Il doit aussi préciser les moyens d’action extérieure de l’Europe et sa ligne de conduite vis-à-vis des affaires mondiales. Cette étape franchie, la Fédération doit pouvoir se munir d’une agence spéciale (en renforçant par exemple les prérogatives de l’agence Frontex qui existe pour cela) pour gérer l’immigration et délivrer une « carte verte ». Cette agence doit être accompagnée d’un service de sécurité intérieure pour lutter contre la clandestinité, le terrorisme et le grand banditisme : un corps de gendarmerie européen. Le financement de ces projets permettrait de mieux répartir ces budgets entre les Etats Européens selon leur taille et la difficulté à protéger chaque territoire. Aujourd’hui, il n’est pas normal que l’effort de défense ne repose que sur quelques États dont principalement la France et la Grande-Bretagne. La fédération continuerait d’exercer un contre pouvoir sur les Etats membres pour assurer le respect de la liberté de commerce et de la liberté de circulation des biens et des services. Tout citoyen Européen doit pouvoir choisir le modèle qui lui sied le mieux parmi ceux proposés par les Etats membres.

 

Ce mini-traité proposé par les conservateurs est un petit pas vers cet objectif qui reste malgré tout un élément décisif si nous voulons avancer. Mais ne nous trompons pas de cible, ce mini-traité doit nous permettre de mieux gérer les affaires extérieurs de l’Europe et ne pas se suppléer aux affaires sociales des Etats.


L.L.

par Ludovic Lassauce publié dans : Regards sur le monde communauté : Les libéraux français
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Vendredi 29 juin 2007
Nous pouvons constater que, dans le monde initial ouvert de l'Internet,  la libre concurrence a apporté beaucoup  aux consommateurs qui ont vu leur  téléphone devenir gratuit par exemple ou bien qui ont vu une démocratisation et une multiplication de l'accès aux contenus. Le principe d'Internet et de l'IP (le standard d'échange libre introduit pour supporter Internet) était de créer un espace virtuel de libre échange entre des opérateurs de réseau désireux de rejoindre la sphère.

On ne peut pas en dire autant dans le monde des télécommunications mobiles où la carte SIM a contribué notamment à créer des silos étanches entre ces réseaux. Les pouvoirs publics ont d'ailleurs été plus attentifs à l'encadrement du marché. Là où des acteurs comme Free ont pu se positionner pour repousser les limites en termes de services aux consommateurs, le monde du mobile n'a pas connu cette joie. Le marché des télécommunications mobile à valeur ajoutée représente certes plusieurs centaines de millions d'euros par an de revenus en moyenne par pays de l'UE. Il n'en reste pas moins d'une pauvreté certaine en terme de services malgré les moyens techniques disponibles.

Si on zoom, on peut se rendre compte que les Etats ont organisé de manière remarquable ce marché. Car tout d'abord le système de licence mis en place à une échelle nationale a placé la barrière d'accès si haute qu'elle limite pour chaque pays le marché à quelques acteurs: l'opérateur fixe historique, puis généralement 1 ou 2 groupes financiers proche de l'Etat. Cette concurrence encadrée permet d'établir non seulement un consensus sur les prix, mais aussi de mettre en place des mécanismes financiers entre opérateurs grâce aux déséquilibres des compensations sur le roaming en faveur de certains comme Swisscom ou Monaco Telecom qui jouent un rôle central dans ces mécanismes. On peut s'étonner que la commission ait tant de mal à faire plier les opérateurs lorsqu'on imagine les enjeux financiers. Il ne lui reste plus qu'à s'agiter de temps en temps pour calmer les esprits, notamment la pression des associations de consommateurs. En France, par exemple le marché des services mobiles à valeur ajoutée est complètement tenu par un organisme commun entre les opérateurs, qui décident des modalités de rémunération des fournisseurs de services ainsi que des services qui auront le droit de fonctionner sur le réseau. Autant dire que toute innovation et espérance de retour pour investissement pour un fournisseur de service ont été mis sous cloche.

Lorsque la justice française rend son jugement historique pour condamner sévèrement nos opérateurs en France, d'un montant historique, ce sont les consommateurs qui vont payer doublement la note. Car c'est l'Etat qui recevra les 534 millions d'euros d'amende et les consommateurs qui le paieront sur les prix. Alors, c'est bien dommage dans cette affaire que personne ne s'interroge sur l'organisation même de ce marché, qui au départ n'est pas concurrentiel et concentre un pouvoir important dans quelques mains.  L'ARCEP, l'organisme de régulation des Télécoms en France pourrait par exemple  libérer  le marché  en  autorisant  à des industriels de créer des réseaux  régionaux voir au sein d'une agglomération ou bien d'un quartier en concurrence des opérateurs mobiles existants. La relation entre ces industriels et les fournisseurs de services seraient alors beaucoup plus équilibrée pour le bien des consommateurs. Ce fut d'ailleurs l'objet de la création de MVNO, mais ceux-ci restent très dépendant des opérateurs mobiles qui leur fournissent le réseau, sans pouvoir représenter une alternative crédible.

Aujourd'hui c'est le marché de l'électricité qui s'ouvre malheureusement dans ce même esprit de concurrence faussée. Pourtant la libre concurrence est le meilleur recours pour le citoyen pour se prévaloir de l'abus de position dominante de certains acteurs. Rappelons les progrès amenés par les libéraux en Europe: Paris-Barcelone à 20€ en avion via les low-costs depuis la dérèglementation du transport aérien, la minute de téléphone gratuite en France et jusqu'en Chine grâce à la dérèglementation des télécommunications.

L.L.
par Ludovic Lassauce publié dans : Grand angle
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Mardi 26 juin 2007

Hier soir  le camarade Jean-Michel et moi-même assistions à un conseil de quartier  sur le thème  "bien vieillir". A Paris les retraités représentent 22% de la population totale. C'est un chiffre qui devrait en moyenne croître de +10% à 15% selon les tranches d'âge d'ici à 2010.

Un hôpital comme Bretonneau fut érigé au XIX° siècle avec comme spécialité le soin aux enfants notamment la lutter contre la typhoïde a été transformé en véritable hôpital gériatrique. Il accueille maintenant des services spécialisés dans les maladies de la mémoire comme Alzheimer, dans la recherche sur les chutes et les troubles de l'équilibre ainsi que sur la maladie de Parkinson. L'hôpital bénéficie ainsi auprès du 3ème âge d'une bonne aura. Pour les personnes âgées du quartier, entrer à Bretonneau est devenu une sorte de rêve. On y est accueilli avec un service de grand luxe. C'est aussi l'opportunité d'un bilan médical très approfondi et surtout l'occasion de se retrouver dans une "ville" pour vaincre l'isolement dont sont souvent victime ces personnes âgées.

Malheureusement, le sésame est bien souvent difficile à atteindre. L'hôpital accepte 3000 consultations par an maximum via le médecin généraliste et quelques 100 places pour les soins longue durée.

Alors quelles options peut-on envisager pour toutes ces personnes qui aspirent encore à être "dans" notre société ? Si le conseil de quartier n'était pas complètement verrouillé par l'adjoint au maire socialiste qui fait la promotion de la politique de la ville de Paris, nous aurions pu avoir un débat. C'est d'ailleurs, la remarque d'un membre de l'assemblée qui reprochait le manque de démocratie patent de l'arrondissement.

Les solutions pour démocratiser l'accès aux services de Bretonneau, elles existent: le développement par exemple de "l'hôpital à domicile", la mise en vente de dispositif de prévention, ... Et surtout une solution encore inexploitée: l'implication des assurances santés dans le processus d'accompagnement / prévention. Notre système d'assurance santé (la fameuse "Sécu") se désintéresse totalement de ses administrés, par cause: l'absence de concurrence brise toute intérêt d'améliorer la qualité de service. Une assurance privée soucieux de garder en bonne santé ses clients redoublerait d'effort et de prévention des risques.

Ensuite,  la mobilité  est souvent une cause d'isolement. En effet, il peut devenir difficile de se déplacer en cas de mobilité réduite et faute de transport public. Le déploiement d'un réseau de navette efficace qui doit répondre à une demande très aléatoire, est très difficile à organiser pour un pouvoir public rigide et peu enclin à gérer des situations particulières.  Un réseau de navettes privées s'organisant avec des ressources locales et développant un service de transport public de proximité pourraient largement desservir ces besoins. Je déplore aujourd'hui, dans notre société que la règlementation soit une entrave au développement de ce type d'initiative. Car en effet seule la RATP est autorisée à opérer un réseau de transport public à Paris.

Enfin, le plus choquant fut la réaction de l'adjoint au maire à la demande du président de E.M.A.N.A., une association qui a pignon sur rue dans le 18° et reconnue pour ses services. E.M.A.NA. aurait largement besoin de plus de bénévoles pour assurer le service de proximité que l'association rend. Mais ce type d'initiative est nuisible pour les socialistes qui n'ont pas le contrôle "électoral" de l'association. De plus, pour servir d'accompagnateur (entretenir une discussion, pousser un fauteuil roulant, faire des petites courses, ...) selon cet adjoint, il faut une formation diplômante. J'entends alors un pamphlet de précautions à prendre décourageant toute initiative bénévole et justifiant l'omniprésence de l'Etat, désertifiant ainsi toute solidarité locale.

De plus cela fait de l'ombre au dispositif émeraude et au service civil que la mairie met en place. Parachuter des jeunes dans le 18° soulève déjà l'inquiétude des personnes de l'assemblée qui appréhendent cet inconnu. Un facteur de stress dont ils se passeraient bien. Mieux vaut utiliser les ressources locales et les liens qui peuvent se créer, comme le préconise le président d'E.M.A.N.A. qui a l'habitude avec son association de rendre bien des services. La vraie solidarité est celle qui s'organise spontanément à la base et pas celle qui se décrète d'en haut.

Car pour aider E.M.A.N.A. à réaliser sa mission de service aux autres il existerait des pistes. Tout d'abord réformer le système des fondations comme je le proposais dans un courrier précédent pour permettre à ces associations de bénéficier plus facilement des abattements fiscaux nécessaires pour lever de l'argent. Ceci engage l'action du député. Et permettre de déclarer des heures de "service bénévole" moyennant un abattement sur les impôts locaux pour toute personne s'engageant au service des autres, engageant une action du maire.

L.L.



par Ludovic Lassauce publié dans : Paris
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Jeudi 21 juin 2007
Aujourd'hui j'étais invité par l'ELDR  à la conférence des chefs d'Etat libéraux  membres de l'ELDR pour statuer sur le mini-traité. Parmi les ministres et leader invités  il y a avait: Guy Verhofstadt (1er ministre belge), Cecilia Malmström (ministre des affaires européennes suédois), Calin Popescu-Tariceanu (1er ministre roumain), Anders Fogh Rasmussen (1er ministre danois), Andrus Ansip (1er ministre estonien),  Graham Watson (président du groupe parlementaire ALDE au parlement ), Annemie Neyts (président ELDR), Matti Vanhanen (1er ministre finlandais), Olli Rehn (commissaire européen à l'élargissement).

Liberal-democrate.jpg

Nous voulons d'un nouveau mini-traité et nous encourageons la présidence allemande qui souhaite vivement relancer le processus Européen. C'est un enjeu important pour permettre à l'Europe de répondre aux demandes de ces citoyens tant sur des aspects de politique intérieure, de politique des frontières que de représentation extérieure.

Ce mini-traité doit être simple et doit inclure les innovations institutionnelles et procéduriales comme la charte sur les droits fondamentaux. En revanche, la partie III du traité qui rassemble les différentes politiques de l'Union ne doit pas être inclus dans ce nouveau traité. C'est principalement cette partie qui avait divisé les français sur l'adoption de la consitution en 2005.

Les leaders libéraux européens sont contre toute renégociation du package institutionnel ainsi proposé et rediscussion des droits de vote, acceptée dans la consitution Européenne.

Pour les libéraux démocrates, il est essentiel que les points suivants soient surlignés dans ce nouveau traité:
-une référence aux droits fondamentaux pour les citoyens de l'UE, comme socle engageant pour les états membres;
-un rôle renforcé de l'UE dans le monde avec une extension de ses prérogatives sur: le droit d'asile, l'immigration et la coopération judiciaire dans les affaires crimminelles ainsi que sur une modernisation de la politique européenne avec l'ajout d'une clause de solidarité entre les états membres sur l'énergie, la lutte contre le terrorisme et une défense collective;
-un contrôle plus important sur les activités de l'UE par les parlements nationaux selon le principe de subsidiarité;
-un engagement d'un ratification par les parlements nationaux du présent traité pour une adoption en 2009.

Pour Alternative Libérale, en phase de rejoindre l'ELDR comme membre permanent, nous devons devenir le relais de communication des résolutions politiques en France des libéraux démocrates.

Ce mini-traité doit donner à l'Europe une existance légale pour pouvoir peser et faire valoir les intérêts des concitoyens dans le monde.

Pour rappel, l'ALDE (groupe des libéraux démocrates Européens) représente le 3ème groupe au parlement Européen avec environ 15% des sièges derrière le PPE (conservateur) et le PSE (socialiste).


L.L.
par Ludovic Lassauce publié dans : Regards sur le monde communauté : Les libéraux français
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Mercredi 20 juin 2007
Depuis aujourd'hui la Reine d'Angleterre a donné le titre de Lord à Salman Rushdie. Cet écrivain Indien qui avait fait parler de lui pour ses versets sataniques en septembre 1988.

Ce livre avait déclanché une vive réaction dans le monde islamique.  Ce livre avait été banni  dans plusieurs pays dont l'Inde,  l'Afrique du Sud, le Pakistan,  l'Arabie Saoudite,  l'Egypte,  la Somalie, le Bangladesh, le Soudan, la Malaisie,  l'Indonésie et la Quatar.  Sur Radio Téhéran, une fatwa réclamait alors l'exécution de Salman Rushdie pour avoir  blaphémer contre l'Islam.

La liberté d'expression ne doit pas avoir de limite car c'est la seule arme contre toute forme de totalitarisme qu'il soit politique ou religieux. En France, plusieurs essais de censure et de lois liberticides contre le blasphème ont été tentés. Ils ont échoué et le récent procès Charlie Hebdo a été une victoire pour la liberté d'expression.

LiberteCherie-small.jpg

Quelques intégristes ont décidé d'utiliser l'Islam pour leur croisade pour établir leur règne, celui d'une terreur totalitaire. Pour l'immense majorité de musulmans qui désire vivre en harmonie avec d'autres cultures, nous devons leur garantir dans nos démocraties, le respect des droits fondamentaux, d'expression libre et de respect de la personne.

L.L.
par Ludovic Lassauce publié dans : Regards sur le monde
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