Politique

Lundi 19 mars 2007 1 19 /03 /2007 14:23

Avec l’annonce d’une VI république, Ségolène Royal est bien décidée de reprendre du terrain sur le candidat UDF en proposant une modification institutionnelle. Très surpris par ce changement brutal, j’ai été très enthousiaste à l’idée que les socialistes avaient fait un bon en avant vers la modernité…

En effet, cette annonce a retenti comme un raz de marée, alors que le PS s’était prononcé contre une 6ème république. En épluchant le programme de Ségolène Royal, on y trouve quelques timides tentatives comme le non cumul des mandats pour les parlementaires (qu’en est-il des sénateurs ou des autres élus ?), l’introduction d’une dose de proportionnelle, la suppression du vote 49-3 pour des lois ordinaires (je me demande ce qu’est une loi ordinaire), le droit de vote aux élections locales pour les étrangers, …

Malheureusement j’ai très vite déchanté. Les socialistes nous servent le même refrain de mauvais goût que pour les 35 heures : la loi amenait une dose nécessaire de flexibilité dans le travail puisque cela consistait à annualiser le temps de travail. Mais pour un pas en avant, on recule de 10 ! Bouffé par une idéologie, le pragmatisme d’une bonne gestion laisse place à la démagogie d’un gâteau à se partager en parts bien menues. Et comme pour les 35h où Martine Aubry avait sabordé le navire en plafonnant le nombre d’heures supplémentaires, la VIème république de Ségolène tourne au vinaigre avant même d’exister. En creusant dans le programme des socialistes on trouve surtout une haute dose de démagogie et très peu d’institutionnel.

Qu’en est-il de la maîtrise de l’ordre du jour par le parlement nécessaire à l’élaboration d’une vraie démocratie participative qui doit avoir lieu à l’assemblée nationale par des élus qui représentent leurs citoyens. Le mécanisme de class-action version politique que nous propose Ségolène Royale est très dangereux pour la stabilité de la république, 1 million de citoyens pourront faire pression sur le parlement pour faire voter des lois, nous voilà partis dans une dictature des minorités organisées (syndicats, groupements religieux, …), en d’autres mots cela revient à prôner l’anarchie.

En continuant d’analyser cette 6ème république, on trouve des mesures économiques qui n’ont rien à faire dans une constitution comme la taxation des recettes publicitaires des chaînes privées pour favoriser les chaînes publiques. Voilà un bel exemple de gestion de la concurrence, voir de déni de droit de propriété. Je préférerais que les chaînes de télévision puissent être jugées et financées par la qualité de leur programme et de l’audience qu’elles génèrent, que l’Etat achève la privatisation des médias pour une véritable indépendance des médias vis-à-vis de l’Etat. On trouve enfin des mesures sur l’éducation. Ce n’est pas du ressort d’une constitution de définir un programme scolaire, mais celui des professionnelles de l’éducation (enseignants, directeurs d’établissement, …). Mettre dans la constitution française, un enseignement sur l’histoire de l’esclavage, ça ressemble à une mesure digne de l’époque d’Hitler ou de Staline où ces dictateurs détournaient la formation pour laver le cerveau des petits allemands ou russes.

Voilà ce qui se cache derrière la 6ème république de Ségolène Royal !

Ce n’est pas la république que nous défendons au sein d’Alternative Libérale où nous mettons en avant une république de vraie séparation des pouvoirs, transparence des transactions et du patrimoine des élus, représentativité des français et notamment de partis plus minoritaires et évaluation des résultats des élus.

Si François Bayrou n'est pas au 2ème tour, Ségolène Royal aurait été une option envisageable dans le cas où nous voulons tenir une réforme des institutions en 2007. Au vu de ses propositions, c'est un danger à éviter absolument pour la sauvegarde de notre république.

L.L.

Par Ludovic Lassauce - Publié dans : Politique
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 22 mars 2007 4 22 /03 /2007 00:50

Aujourd'hui se tenait pour ce premier jour de Printemps, le congrès de l'UDF au Zenith. La salle était pleine à craquer de milliers de militants, plutôt des jeunes de ma génération qui ont trouvé au centre ce que j'ai trouvé dans le libéralisme: le foyer d'un nouvel espoir d'avenir. La force de l'UDF, elle était devant nous: une génération qui aspirent au désir d'une France nouvelle, tournée vers l'avenir et désireuse d'entreprendre, en d'autres mots une France qui ne veut plus de cette république de bohème où règne la connivence contre notre liberté dans des conservatismes les plus archaïques.

Un rang entier, pour Alternative Libérale, était réservé aux premières loges dans le carré des invités VIP où les places se faisaient pourtant très chères. Je tiens à remercier l'UDF et particulièrement Marielle de Sarnez pour cette marque de confiance qu'ils ont rendue ce soir à notre jeune parti et pour leur accueil très chaleureux.

Sur le discours de François Bayrou, j'ai été agréablement surpris. J'ai découvert ce soir un candidat en pleine forme, porteur d'un message frais d'avenir. J'ai découvert un gars humble qui donne la niac. J'ai découvert un congrès à visage humain que l'on peut toucher ; rien à voir avec la tribune aseptisée et froide du conservateur de droite en Janvier dernier. J'ai entendu en pilier de ses valeurs républicaines, un gros mot: "libéros".

François Bayrou appelle à une gestion saine et responsable de notre société. Il est le premier à vouloir se donner des règles strictes où les autres s'arrogent de vouloir nous imposer ce qu'ils ne sont eux-mêmes pas capable de suivre. Il appelle à un développement important de notre tissu d'entreprises, notamment des PME/PMI et fait une chasse sans limite à la corruption : cette pègre de connivence qui nous gouverne aujourd'hui.

Regardez encore à Paris comment les socialistes ont arrangé le marché des vélos et panneaux d'affichage. Eux les soi-disants défenseurs des petits-gens. Je dénonçais dans un précédent post qu'il était anormal qu'aucune PME ne puissent fournir un seul service de vélos pour Paris ! Pour éviter toute vague Delanoë a bien géré le découpage du gâteau entre JC Decaux et Clear Channel. Je ne serai pas surpris que dans quelques temps d'ailleurs, Clear Channel emporte un juteux contrat chez Rail Publicité par exemple ! En attendant, François Bayrou propose dans son "Small Business Act" à la Française de faciliter les marchés publiques aux PME/PMI.

Enfin plus important, il est le seul candidat à prôner un discours d'union et de rassemblement, là où les autres candidats sont encore dans leurs discours de chapelle ! Si seulement ses opposants politiques avaient pu eu aussi franchir le pas d'un discours démagogique de promesses futiles, notre choix de soutien aurait été plus compliqué. Je ne suis pas d'accord sur tout le programme de l'UDF, par exemple je pense qu'une mise en concurrence des Postes permettra de voir le jour d'un réseau de poste très décentralisé pour justement servir les villages délaissés par un service public en état de délabrement. Mais François Bayrou est le seul candidat avec lequel un débat et une négociation si chers aux libéraux sont possibles. Voyez avec quelle poigne celle d'un Bonaparte, Sarkozy a t'il réduit au silence la tentative d'un petit groupe de 60 députés réformateurs (représentant pourtant plus de 10% du parlement) qui ont eu la malchance de vouloir changer (un peu et surtout pas trop) notre système.

Aujourd'hui François Bayrou est le seul candidat à pouvoir gouverner la France, car avec tous ces candidats prétendants entre 20% et 25%, c'est uniquement la majorité du centre qui sera capable de former un gouvernement stable.

Enfin aujourd'hui j'ai entendu un programme sur la politique étrangère de la France et de l'Europe en parfaite cohérence avec nos valeurs des droits de l'Homme. Cela fait chaud au coeur. Quel autre candidat oserait dénoncer la Chine qui soutient les assassins du Darfour, alors qu'en jeu se trouve le chiffre d'affaire de nos soi-disant fleurons du CAC40, si cher à Nicolas et Ségolène ? Et c'est à l'Europe d'être là-bas pour secourir nos amis Africains avec qui nous avons tant de siècle d'histoire en commun.

En conclusion, c'est beaucoup de points communs que ce soir j'ai entendu chez nos amis démocrates. L'essentiel en politique est de faire preuve de pragmatisme pas de sectarisme. Aujourd'hui, notre objectif principal est d'ouvrir les portes d'une France nouvelle et c'est François Bayrou le seul candidat crédible pour le faire.

Mes amis libéraux, la route est longue pour transformer la France en une démocratie libérale.  Et croyez moi j'hérite comme beaucoup de mes congénères d'une situation très délicate, j'ai peu de patience et aspire de toutes mes forces à voir écolore nos valeurs libérales. Beaucoup d'entre nous ont déjà baissé les bras en faisant leurs valises ou se sont laisser séduire par le discours entraînant d'une sirène perchée sur un rocher non loin de la place Beauvau. Ne nous trompons pas les premières bases de cette démocratie libérale si chère à nos yeux, c'est avec François Bayrou que nous les construirons.

Notre arrondissement est une clé, elle est le fief de dinosaures d'une ère révolue. Notre arrondissement c'est celui de la richesse culturelle, celui de la diversité et celui de la création, il est le symbôle des valeurs que nous défendons. Nous organiserons prochainement un rassemblement de notre comité dans le 18ème arrondissement de Paris pour continuer notre campagne et gagner cette première victoire pour le libéralisme en France.

L'Alternative Libérale est en marche mes amis ! Maintenant, c'est du réel.

Amitiés,

Ludovic

Par Ludovic Lassauce - Publié dans : Politique
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Mardi 3 avril 2007 2 03 /04 /2007 01:09
Voyez l'interview de Claude Goasguen sur le pact Nicolas Hulot. Il est clair que les candidats à l'élection présidentielle aurait dû lire le Pacte Hulot avant de s'engager ! Le retour à l'âge de pierre va être dur !
 



Amusez vous bien !

L.L.
Par Ludovic Lassauce - Publié dans : Politique
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 10 avril 2007 2 10 /04 /2007 00:00

Depuis mi-février le candidat UDF grimpe dans les sondages et talonne la candidate socialiste. Est-ce un phénomène de mode ? Est ce que François Bayrou peut-il devenir président de la République Française ? Quelles sont les options envisageables pour transformer cet essai ?

La position du candidat UDF apparaît comme très controversée dans un Et-Et ou Ni-Ni inaudible. Mais comment va t’il gouverner ? Jamais il n’arrivera à mettre sur pied un gouvernement avec des gens de droite et des gens de gauche, il n’aura donc personne pour gouverner avec lui, annoncent ses détracteurs. Pire encore, il n’aura pas de majorité à l’assemblée pour ratifier les lois.

Sur ce dernier point, la légitimité des autres candidats en pôle position peut être aussi bien contestée, n’étant crédités tous les trois qu’entre 20% et 25%, nous pourrions aussi légitimement nous poser la question de la majorité qu’ils auront à l’assemblée.

En étudiant la situation Européenne, on retrouve assez souvent cette configuration électorale avec 2 partis de majorité : socialiste et conservateur entre lesquels se trouve des partis de centre, des démocrates, des libéraux, des progressistes,... qui pèsent de manière significative. La situation de l’UDF n’est donc pas un scoop si on regarde hors de nos frontières.

Généralement lors d’un scrutin national ces partis de centre accèdent au pouvoir parce qu’ils réussissent à prendre pied dans une majorité tantôt avec des conservateurs tantôt avec des socialistes. Ces pays dotés d’un parlement (qui fonctionne) voit alors un jeu de négociation permettant aux lois d’être adoptées démocratiquement. C’est le cas, du parti FDP en Allemagne qui représente la 3ème faction du Bundestag avec 61 députés et qui est présent dans toutes les coalitions gouvernementales de 1949 à 1998 en alternance avec les démocrates-chrétiens (CDU) ou les sociaux-démocrates (SDP). En Irlande, les « Progressive Democrats » ont aussi adopté cette stratégie. Alors qu’ils ont été fondés seulement en 1985, ils arrivent au pouvoir dans une coalition en 1997. Plus récemment en Estonie c’est le mouvement libéral réformateur (ERP) qui prend le pouvoir avec le parti du centre (KESK) et l’Union du peuple (conservateur) dans une coalition. Le groupe du centre démocrate libéral représenté par l’ALDE (à laquelle l’UDF appartient) représente la 3ème force du parlement Européen, véritable force de proposition et d’influence l’ALDE s’allie avec le PPE (conservateurs) ou le PSE (socialistes) suivant leur stratégie politique. Alors que les partis de majorité s’engouffrent bien souvent dans une guerre idéologique de tranchées, le centre libéral démocrate représente un pragmatisme politique et une certaine garantie de la continuité au-delà des alternances.

Alors pourquoi en France en serait-il autrement ? Parce qu’une Ségolène Royal n’a pas la côte au sein du parti socialiste ou au sein de la gauche traditionnelle ? Est-ce vraiment représentatif des votants socialistes ? A droite Nicolas Sarkozy maintient avec fermeté ses positions. Même si les sondages sont favorables au candidat UDF, ils semblent plutôt confirmer une certaine défiance vis à vis du système ou encore une indécision des électeurs qui voit en François Bayrou l’anti-système modéré. Mais les électeurs de gauche ne se souviendront-ils pas de 2002 le jour de passer à l’acte ?

L’UDF a d’ailleurs souvent pris part à ce jeu de coalition avec les conservateurs. Malheureusement, la situation politique française de pouvoir absolu de l’exécutif sur le parlement rend bien impossible toute négociation ou influence. Pire les quelques représentants centristes se font absorber dans le parti de masse sans pouvoir exercer leur influence. Dans ce climat volatile, Daniel Cohn-Bendit a eu raison de lancer la proposition de coalition avec le Parti Socialiste. Si le projet de l’UDF n’a pas grand chose en commun avec celui de l’UMP qui se contente de perpétuer tranquillement la tradition du roi, en revanche et précisément sur la question des institutions, le projet UDF rejoint celui du parti socialiste à quelques modifications près. Un tel projet de refonte des règles du jeu politique ne peut se faire qu’avec le soutient d’un parti de majorité. Ainsi François Bayrou aurait toutes ses chances d’arriver au 2ème tour s’il rassure les électeurs de gauche en annonçant publiquement un soutien réciproque à Ségolène Royal au 2ème tour face à Nicolas Sarkozy. A l’issue du scrutin, le gagnant (ou la gagnante) face à Nicolas Sarkozy pourrait mettre en place un gouvernement de centre-gauche incluant les écologistes de Cap21 et les libéraux d’Alternative Libérale en menant une politique progressiste sociale démocrate et sociale libérale. Après 2 années nécessaires pour mettre en place cette 6ème république une dissolution de l’Assemblée Nationale suivie d’élections proportionnelles donnerait le jour à un nouveau gouvernement permettant de continuer les réformes dans un esprit de négociation et non pas à coup de bras de fer comme nous avons pu le voir avec l’épisode du CPE.

C’est le fonctionnement de toutes les démocraties Européennes, alors pourquoi la France ne pourrait-elle pas adopter ce principe ?

Par Ludovic Lassauce - Publié dans : Politique
Ecrire un commentaire - Voir les 64 commentaires - Recommander
Mercredi 18 avril 2007 3 18 /04 /2007 23:00
Ce soir j'étais l'invité de "France 24 debates", l'émission de débat à destination du monde anglophone sur France24. C'est Andrea Sanke qui me recevait avec Alessandra Galloni du Wall Street Journal, Lacques Le Cacheaux professeur d'économie à Sciences Po et Jacques Cossart, économiste et secrétaire général d'ATTAC.

Vous pourrez revoir le débat en live sur France24.


Je dois dire que j'ai été surpris par la fausse-complaisance de M. Le Cacheaux sur sa description trop optiministe de la situation économique de la France. C'est d'autant plus étonnant qu'il a  travaillé avec d'autres économistes comme Christian St Etienne sur un rapport  pour le gouvernement concernant la reforme de la fiscalité en France, le principal frein au développement économique et à la croissance.

L.L.


Par Ludovic Lassauce - Publié dans : Politique
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 24 avril 2007 2 24 /04 /2007 23:15
Vous avez été nombreux à réagir, parfois de manière hostile, voire violente, à mes derniers articles (notamment sur l'idée d'un gouvernement de centre-gauche qui est de toute manière précoce vu l'état de la gauche française). Mais cela montre que nous ne sommes pas prêts à nous vendre au premier venu, même si nous sommes ouverts à la discussion, à l'échange, voir à soutenir d'autres formations politiques.

Malgré le très bon score de François Bayrou, nous avons encore une longue route pour sortir du bipartisme et de nos réactions gauche/droite traditionnelles. Car finalement, ce sont elles qui dirigent notre décision finale et nourrissent nos élans. Le jeu de la négociation dans le but d'avancer des réformes, n'est pas encore dans notre mode de pensée, nous préferons une confrontation ou une préservation de la tradition du Roi.

Ce mécanisme de négociation ancré dans les valeurs libérales est un un prérequis en France avant même de penser voir une économie de marché. C'est un peu comme si vous vouliez montrer à un aveugle un beau paysage. A moins de n'avoir que l'ambition de garder pour soi ce beau paysage: vouloir le partager (et c'est notre ambition politique), pour que l'autre puisse à son tour s'en inspirer, nécessite de "vouloir voir".

C'est le sens de l'engagement d'Alternative Libérale,  celui de tous les libéraux et mieux encore celui de tous ceux qui n'étaient pas libéraux affirmés et qui nous ont rejoint parce qu'ils ont été convaincu que nos valeurs sont bonnes pour les Français. 

L'aventure est encore longue et nous aurons encore des divergences, mais ce qui compte c'est de pouvoir nous retrouver sur un socle de valeurs communes à chaque fois. Ce socle de valeurs, c'est une chance que nous avons, s'il peut conduire à la discorde, c'est avant tout une belle force motrice.


Le 2ème tour approche, j'hésite dois-je me résigner à faire barrage à cette gauche archaïque ou bien tout simplement remettre un bulletin blanc dans l'urne le 6 Mai prochain... ?

Ce qui compte dans tous les cas, ce sont tous les candidats d'Alternative Libérale qui auront besoin d'un soutien sans failles de tous les libéraux et de tous ceux qui aujourd'hui veulent d'une autre société.

L.L.
Par Ludovic Lassauce - Publié dans : Politique
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Vendredi 4 mai 2007 5 04 /05 /2007 18:01

Le débat entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal n’a pas réussi à lever tous les doutes. A ce stade, je peux affirmer sans trop d’hésitation que je sais pour qui je ne voterai pas. En effet, les propositions de la candidate socialiste bien que pavées de bonnes intentions vis-à-vis des plus défavorisées sont toujours marquées d’une idéologie forte « malthusienne » socialiste qui consiste à penser que l’économie est un gâteau à partager, et que la « Table France » n’est pas assez grande pour accueillir tout le monde, alors il faut partager l’existant. Les conséquences de cette politique après 25 ans parlent d’elle-même, le désastre : les inégalités n’ont jamais cessé de se creuser, pire encore les passerelles sociales qui existaient auparavant se sont écroulées. Je discutais avec un ami américain démocrate qui me disait à quel point une politique de libre concurrence et de liberté de marché était importante pour permettre à chacun d’avoir la même chance de pouvoir réussir.

Bien que le raisonnement de la gauche soit logiquement bon en surface, ce sont les hypothèses de départ sont fausses. En effet, la « Table France » est suffisamment grande pour permettre à chacun de vivre décemment. Les politiques de gauche et de droite ont consisté à mettre en jachère une bonne partie de l’économie afin de fortifier certaines places fortes à coup de subventions et de règlementation favorable comme nos grandes sociétés du CAC40, et de garder un certain contrôle sur la société. C’est précisément cela que nous dénonçons.

Nicolas Sarkozy apparaîtrait comme libéral sur certaines propositions (certains libéraux ont pour ces raisons choisis de voter pour lui) ; bien qu’il se défende lui-même de vouloir d’une société libérale. Oui, il a compris qu’il fallait libérer un peu d’espace car la situation devient difficilement tenable. Mais il ne propose pas de changement profond du fonctionnement de notre société, il ne remet pas en cause cette jachère perpétuelle orchestrée par l’Etat, véritable politique de rationnement, de distribution au compte goutte plutôt que de redistribution (je préfère d’ailleurs prôner la libre circulation des capitaux plutôt que leur redistribution). Ce changement de système politique est indispensable tout simplement parce car le monde a profondément changé depuis les années 80 notamment à cause de l’accroissement des échanges commerciaux dans le monde, de la démocratisation de meilleurs moyens de communication comme le transport aérien et Internet et de l'émergence de plusieurs blocs économiques importants.

Alors dimanche, que dois-je faire ? Refuser cette grande mascarade vendue aux français par mon abstention (et être comptabiliser ainsi) ou faire barrage à une gauche qui reste sur des positions très archaïque ? J’attends avec impatience d’assister ce soir le débat organisé par Tendances Institut et Nathalie Brion au Racing Club de France entre les deux candidats pour prendre ma décision.

Ce que je voulais finalement de cette élection présidentielle c’était un changement radical dans notre manière de concevoir la politique. Alors que les chances de ce changement semblaient vaines, je regarde néanmoins avec beaucoup d’attention la situation à gauche. Verra t’on une scission au sein du parti entre ceux qui dénonceront Ségolène Royal pour avoir trop pactisé avec le centre et ceux qui lui reprocheront de n’avoir pas réussi à moderniser la gauche ? Cette scission profiterait à la refonte d’une gauche antilibérale nuisible à l’extrême menée par des dinosaures-caviar de la gauche comme Fabius et Hollande et la création d’une nouvelle gauche progressiste « un nouveau parti social-démocrate », dont François Bayrou, Michel Rocard, Claude Allègre, … semblent les représentants tout désignés. Dans cette recomposition de la politique française assisterons-nous à la constitution de 2 nouvelles majorités : les sociaux-démocrates et les conservateurs comme dans toutes les autres démocraties d’Europe, car je ne crois pas en l'existance durable d'un centre ou d'un extrème centre ? L’influence indépendante de ces formations d’une 3ème dimension "libérale authentique" permettant de pousser un débat parlementaire prendrait alors un sens très fort. C’est peut-être finalement la seule conséquence positive de l’élection de Nicolas Sarkozy dimanche.

 

L.L.

Par Ludovic Lassauce - Publié dans : Politique
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mardi 22 mai 2007 2 22 /05 /2007 12:25
Chers Concitoyens du 18° arrondissement,


Depuis lundi, la campagne pour les élections législatives a officiellement démarré. Dans la 18° circonscirption de Paris, nous sommes 20 candidats à la députation de l'extrème-gauche à l'extrème droite. Le député sortant, Christophe Caresche appartient au parti socialiste et reçoit le soutien important de Daniel Vaillant, ex-Ministre de l'intérieur et maire du 18° arrondissement de Paris installé confortablement depuis longue date. Parmi les prétendants, on dénombre plusieurs formations communistes, puis socialistes, les centristes et des conservateurs. Je serai le seul candidat à porter un projet libéral authentique devant les électeurs de ma circonscription. En France, les solutions ont toujours été étatiques et conservatrices, il est temps d'oser le changement que toutes les autres démocraties ont entrepris. C'est le sens du vote utile que vous ferez en m'élisant le 10 juin prochain.

En effet, cela fait des décennies que l'Etat se mèle de tout au détriment de nos responsabilités creusant un abysse d'inégalités entre les Français. Pour ces élections législatives, il est indispensable qu'à l'Assemblée Nationale des députés puissent faire entendre une autre voix libérale indépendante pour pousser la nouvelle majorité présidentielle à mener le débat jusqu'à son terme. Par exemple, l'UMP propose la fin de la carte scolaire qui empêche aujourd'hui les français de choisir l'école de leurs enfants. Mais cette mesure est insuffisante, voir désastreuse, si elle ne s'accompagne pas de la fin du collège unique et de l'autonomie des chefs d'établissement pour diriger un projet pédagogie et créer une offre variée. Quel intérêt d'avoir le choix, si on offre à tous la même chose ? La suppression de la carte scolaire sans ces autres mesures que nous proposons conduira uniquement à accentuer les inégalités entre des établissements élitistes et d'autres établissements qui accueilleraient les "cas difficiles" sans débouchés. Au contraire, je veux donner du vrai choix au français, pas un choix basé sur une course au meilleur établissement comme le propose les conservateurs, mais un choix basé sur des établissements qui nous proposent des projets pédagogiques différents, des projets qui viendront répondre à la personnalité unique de nos enfants.


Ainsi, je veux être le député qui traite les sujets de notre société en profondeur car la France ne peut plus se contenter de rustine démagogique pour résoudre ses problèmes. Nous devons proposer un nouveau modèle social en phase avec notre temps. Je veux que les français disposent des meilleurs outils pour vivre dignement et pleinement cette période.

Vous recevrez dans quelques temps chez vous ma profession où vous retrouverez toutes nos propositions. Vous pouvez aussi la télécharger et la transmettre autour de vous.

Si vous m'élisez, j'attacherai plus particulièrement de l'importance à:
-la contruction de l'Europe politique : elle doit nous permettre de peser dans le dialogue avec d'autres puissances et de construire un espace de libertés plus grand.
-la réforme des syndicats : nos syndicats doivent mieux représenter les salariés et être à leur service.
-bâtir une société de confiance : par une réforme de notre démocratie mais aussi par une autre conception du service public qui doit avant tout servir le citoyen et non l'administration qu'il représente.
-l'environnement : en utilisant les crédits non pas pour subventionner une décroissance, un retour à l'âge de pierre comme peuvent le préconiser certains écologistes à tord, mais pour mettre à disposition de nouvelles technologies plus propres,
comme le moteur à eau pour les transports, pour sortir de la pollution au carbone. Je souhaite aussi favoriser la responsabilisation individuelle plutôt que la taxation collective car l'environnement est une affaire pour tous et nous devons tous avoir un comportement éco-citoyen.

Chers contitoyens, je veux être le député qui, pour vous servir, n'hésite pas à bousculer les lignes politiques en proposant les solutions pragmatiques qui s'imposent.

Librement,

Ludovic Lassauce
Candidat à l'élection législative
Paris XXVIIIième circonscription
Alternative Libérale
Par Ludovic Lassauce - Publié dans : Politique
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 28 mai 2007 1 28 /05 /2007 23:44
Chers lecteurs,

J'ai envie de vous parler du programme d'une journée de campagne électorale, par exemple celui de ce mardi 29 Mai.

Après un réveil vers 4h du matin , petite mise en forme par une campagne d'affichage. Aujourd'hui la cible principale le boulevard Ornano qui accueille le marché ouvert le matin. Je ne resiste pas à la tentation de recouvrir le PCF et la LCR dont les affiches étaient encore fraichement collées de la nuit.

Ensuite, 6h30, un peu de temps studieux pour vous écrire, avaler un petit déjeuner et lire les premières parutions de la Presse. Avant de repartir pour un tractage à 7h30, à Jules Joffrin avec mon camarade et mandataire Patrick Aymard.

Puis, vient le temps d'une rencontre avec mes électeurs sur le marché Ornano jusqu'à l'heure du déjeuner.


Début d'après-midi, prise de contact téléphonique avec adhérents et sympathisants du 18° afin de resserrer les liens. Puis contact avec des responsables d'association amies, échanges sur les thèmes de campagne et préparation du prochain débat public. Nous envisageons de parler de nos propositions pour une nouvelle donne sociale.

A 16h, enregistrement d'un reportage sur "La Local TV", le thème de la politique au centre sera abordé. Quels sont les partis au centre, qu'est ce que ça veut dire d'être "Libéral-Démocrate" ?

Puis à 17h, Rencontre avec les commerçants et associations locales avec Jean-Michel Laurent, directeur de campagne et Olivier Dardalhon, suppléant.

Enfin ce soir à 20h, démarre la fête des voisins dans tous les immeubles, petites visites s'imposent...

De retour au QG, des réponses aux emails nombreux des adhérents et sympathisants puis la gestion des tâches courantes du parti, notamment la préparation de notre prochaine AG du 23 juin m'attendront.

Puis dans la nuit une nouvelle campagne d'affiche démarre. Lieu et horaire sont déterminés au dernier moment en fonction des repérages et des activités des autres partis, mieux vaut être le dernier de la soirée !

Après ce programme intense débriefing de fin de journée et quelques heures de sommeil savoureuses en perspectives avant de reprendre la route pour une nouvelle journée !

L.L.


Par Ludovic Lassauce - Publié dans : Politique
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 31 mai 2007 4 31 /05 /2007 16:08
Voici un email adressé ce jour à mon opposante UMP dans la 18° circonscription sur les dérives dans l'affichage sauvage des militants UMP:


Madame,

 

Je souhaitais vous informer que des militants AL ont pu observer vos « colleurs d’affiches » en train d’arracher les affiches des panneaux officiels (côté numéroté des panneaux).

 

Cela s’est passé ce jour à l’heure de midi sur les panneaux rue Damrémont.

 

Si l’affichage sauvage est toléré (sur l’autre côté des panneaux ou bien sur des murs abandonnés), je voulais en revanche attirer votre attention sur cette pratique peu « louable » d’arracher les affiches officiels des panneaux d’affichages côté numéroté.

 

En vous souhaitant une bonne fin de campagne.

 

Sincères Salutations,

 

Ludovic LASSAUCE
Alternative Libérale

 
Par Ludovic Lassauce - Publié dans : Politique
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander

Recherche

Auteur

"A government big enough to give you everything you want, is big enough to take away everything you have." - Thomas Jefferson

"Le hasard, c'est Dieu qui se promène incognito." - Albert Einstein

"Dirigent ceux qui prennent les risques que les dirigés ne veulent pas prendre" - Jean Jaures

Catégories

Recommander

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés