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Mercredi 9 mai 2007
Jeudi prochain, Nicolas Sarkozy et Jacques Chirac apparaîtront ensemble pour la journée de commémoration de la traite négrière, de l’esclavage et de leur abolition. C’est en Mai 2006, lorsque Nicolas Sarkozy était président de l’UMP qu’il avait exprimé sa « satisfaction de voir enfin s’organiser » cette journée de commémoration.


Déjà en 1776 l’article de l’Encyclopédie rédigé par Louis de Jaucourt condamne l’esclavage. Malgré les efforts depuis 1788 de Condorcet et d’autres, ce n’est que le 4 février 1794 que la Convention abolit l’esclavage. Malgré tout, nombre de possessions françaises ne respecteront pas cette abolition. Napoléon rétablira d’ailleurs cette pratique le 20 mai 1802 et interdit les mariages mixtes. Cette position déclancha une guerre d’indépendance à Saint-Domingue. Le 27 avril 1848, un nouveau décret, signé par Lamartine sous l’impulsion de Victor Schoelcher suite à un voyage en Amérique (une société de colonisation américaine créée en 1821 l’Etat du Libéria en Afrique de l’Ouest pour y installer des noirs libérés), abolit l’esclavagisme pour de bon en France. Le Portugal est le premier pays d’Europe à abolir l’esclavage en 1761. Le dernier pays à abolir l’esclavage malgré la déclaration universelle des droits de l’Homme des Nations Unis du 10 décembre 1948 est la Mauritanie en 1980.

Cette journée est aussi le rappel des combats pour le respect des personnes et les libertés individuelles menées par les libéraux. Frédéric Bastiat élu député des Landes en 1848 et réélu en 1849 prit part dans le débat en combattant l’esclavage et les politiques colonialistes en défendant le libre-échange.

Dans le monde, l’esclavage n’a pas totalement disparu et revêt des formes modernes. Selon l’ONU c’est environ 2 millions de personnes chaque année qui sont réduites à l’esclavage. Au Soudan par exemple, les Musulmans du nord applique de force la Charia aux communautés noires chrétiennes et animistes qui se sont rebellées, en massacrant les populations civiles de nombreux villages et en enlevant des enfants pour les convertir à l’Islam. C’est la guerre du Darfour. Les Janjawid, une milice arabe soutenue par le gouvernement Soudanais ciblent systématiquement ces communautés et les forces rebelles dont le but est l’établissement d’un Soudan démocratique. Au-delà de cette crise de religion, des enjeux géopolitiques plus important enlise cette guerre civile qui a fait plus de 300 000 morts car la Chine (membre de la SCO, l’alliance militaire Sino-Russe) achète les deux tiers du pétrole Soudanais et vend à Khartoum de l’équipement militaire. La Chine s’est d’ailleurs montrée opposée à toute sanction et ingérence de l’ONU dans les affaires soudanaises en usant de son droit de veto.

Il serait de bon ton que notre nouveau président de la République puisse profiter de cette journée de commémoration pour évoquer cette situation désastreuse. La relance du processus de construction politique de l’Europe a un sens : celui de pouvoir faire pression avec nos alliés américains sur les autres puissances et si nécessaire en dehors du cadre des institutions internationales. Car comment peut-on tolérer de faire du commerce avec un pays lorsqu'il cautionne dans d'autres parties du monde des génocides ?

L'esclavagisme, c'est aussi le sort d'Aung San Suu Kyi, opposante politique séquestrée en Birmanie et dont je vous invite à voir le site de soutien de l'association Ask For Freedom et l'excellent film de mon ami réalisateur Julien Baillargeon, avec le soutien de Jeanne Moreau.



J’ai la conviction qu’une fédération des Etats Européens est nécessaire, unis par une seule voix en matière de défense et politique étrangère. Cette fédération pourrait y incorporer les états qui le souhaitent à l’intérieur du périmètre des 27 Etats membres. Les pays de la fédération doivent être unis par une constitution courte, simple et lisible par tous définissant nos droits, devoir et valeurs. Cette fédération doit inspirer à la paix et l’unification des peuples ailleurs dans le monde, créant ainsi une vaste zone de libre-échange.

Aujourd'hui, je veux d'une mondialisation et d'une mondialisation qui s'achève rapidement. La mondialisation tend à sortir le commerce du périmètre des Etats. Cette inter-dépendance ainsi créée, c'est aujourd'hui la seule manière de prévenir toute nouvelle guerre mondiale et de réduire à néant les différents conflits régionaux pour enfin créer une paix durable.

Nos valeurs sont universelles et elles nous concernent tous. Pour reprendre le slogan d'Ask For Freedom: "Je ne suis pas libre, si tu ne l'es pas".

L.L.

par Ludovic Lassauce publié dans : Regards sur le monde
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Vendredi 4 mai 2007

Le débat entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal n’a pas réussi à lever tous les doutes. A ce stade, je peux affirmer sans trop d’hésitation que je sais pour qui je ne voterai pas. En effet, les propositions de la candidate socialiste bien que pavées de bonnes intentions vis-à-vis des plus défavorisées sont toujours marquées d’une idéologie forte « malthusienne » socialiste qui consiste à penser que l’économie est un gâteau à partager, et que la « Table France » n’est pas assez grande pour accueillir tout le monde, alors il faut partager l’existant. Les conséquences de cette politique après 25 ans parlent d’elle-même, le désastre : les inégalités n’ont jamais cessé de se creuser, pire encore les passerelles sociales qui existaient auparavant se sont écroulées. Je discutais avec un ami américain démocrate qui me disait à quel point une politique de libre concurrence et de liberté de marché était importante pour permettre à chacun d’avoir la même chance de pouvoir réussir.

Bien que le raisonnement de la gauche soit logiquement bon en surface, ce sont les hypothèses de départ sont fausses. En effet, la « Table France » est suffisamment grande pour permettre à chacun de vivre décemment. Les politiques de gauche et de droite ont consisté à mettre en jachère une bonne partie de l’économie afin de fortifier certaines places fortes à coup de subventions et de règlementation favorable comme nos grandes sociétés du CAC40, et de garder un certain contrôle sur la société. C’est précisément cela que nous dénonçons.

Nicolas Sarkozy apparaîtrait comme libéral sur certaines propositions (certains libéraux ont pour ces raisons choisis de voter pour lui) ; bien qu’il se défende lui-même de vouloir d’une société libérale. Oui, il a compris qu’il fallait libérer un peu d’espace car la situation devient difficilement tenable. Mais il ne propose pas de changement profond du fonctionnement de notre société, il ne remet pas en cause cette jachère perpétuelle orchestrée par l’Etat, véritable politique de rationnement, de distribution au compte goutte plutôt que de redistribution (je préfère d’ailleurs prôner la libre circulation des capitaux plutôt que leur redistribution). Ce changement de système politique est indispensable tout simplement parce car le monde a profondément changé depuis les années 80 notamment à cause de l’accroissement des échanges commerciaux dans le monde, de la démocratisation de meilleurs moyens de communication comme le transport aérien et Internet et de l'émergence de plusieurs blocs économiques importants.

Alors dimanche, que dois-je faire ? Refuser cette grande mascarade vendue aux français par mon abstention (et être comptabiliser ainsi) ou faire barrage à une gauche qui reste sur des positions très archaïque ? J’attends avec impatience d’assister ce soir le débat organisé par Tendances Institut et Nathalie Brion au Racing Club de France entre les deux candidats pour prendre ma décision.

Ce que je voulais finalement de cette élection présidentielle c’était un changement radical dans notre manière de concevoir la politique. Alors que les chances de ce changement semblaient vaines, je regarde néanmoins avec beaucoup d’attention la situation à gauche. Verra t’on une scission au sein du parti entre ceux qui dénonceront Ségolène Royal pour avoir trop pactisé avec le centre et ceux qui lui reprocheront de n’avoir pas réussi à moderniser la gauche ? Cette scission profiterait à la refonte d’une gauche antilibérale nuisible à l’extrême menée par des dinosaures-caviar de la gauche comme Fabius et Hollande et la création d’une nouvelle gauche progressiste « un nouveau parti social-démocrate », dont François Bayrou, Michel Rocard, Claude Allègre, … semblent les représentants tout désignés. Dans cette recomposition de la politique française assisterons-nous à la constitution de 2 nouvelles majorités : les sociaux-démocrates et les conservateurs comme dans toutes les autres démocraties d’Europe, car je ne crois pas en l'existance durable d'un centre ou d'un extrème centre ? L’influence indépendante de ces formations d’une 3ème dimension "libérale authentique" permettant de pousser un débat parlementaire prendrait alors un sens très fort. C’est peut-être finalement la seule conséquence positive de l’élection de Nicolas Sarkozy dimanche.

 

L.L.

par Ludovic Lassauce publié dans : Politique
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Jeudi 26 avril 2007

Notamme l'étape n°20 de l'itinéraire: Traverser l'océan Atlantique à la nage.

Voir aussi le lien.

L.L.
par Ludovic Lassauce publié dans : Insolites
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Mardi 24 avril 2007
Vous avez été nombreux à réagir, parfois de manière hostile, voire violente, à mes derniers articles (notamment sur l'idée d'un gouvernement de centre-gauche qui est de toute manière précoce vu l'état de la gauche française). Mais cela montre que nous ne sommes pas prêts à nous vendre au premier venu, même si nous sommes ouverts à la discussion, à l'échange, voir à soutenir d'autres formations politiques.

Malgré le très bon score de François Bayrou, nous avons encore une longue route pour sortir du bipartisme et de nos réactions gauche/droite traditionnelles. Car finalement, ce sont elles qui dirigent notre décision finale et nourrissent nos élans. Le jeu de la négociation dans le but d'avancer des réformes, n'est pas encore dans notre mode de pensée, nous préferons une confrontation ou une préservation de la tradition du Roi.

Ce mécanisme de négociation ancré dans les valeurs libérales est un un prérequis en France avant même de penser voir une économie de marché. C'est un peu comme si vous vouliez montrer à un aveugle un beau paysage. A moins de n'avoir que l'ambition de garder pour soi ce beau paysage: vouloir le partager (et c'est notre ambition politique), pour que l'autre puisse à son tour s'en inspirer, nécessite de "vouloir voir".

C'est le sens de l'engagement d'Alternative Libérale,  celui de tous les libéraux et mieux encore celui de tous ceux qui n'étaient pas libéraux affirmés et qui nous ont rejoint parce qu'ils ont été convaincu que nos valeurs sont bonnes pour les Français. 

L'aventure est encore longue et nous aurons encore des divergences, mais ce qui compte c'est de pouvoir nous retrouver sur un socle de valeurs communes à chaque fois. Ce socle de valeurs, c'est une chance que nous avons, s'il peut conduire à la discorde, c'est avant tout une belle force motrice.


Le 2ème tour approche, j'hésite dois-je me résigner à faire barrage à cette gauche archaïque ou bien tout simplement remettre un bulletin blanc dans l'urne le 6 Mai prochain... ?

Ce qui compte dans tous les cas, ce sont tous les candidats d'Alternative Libérale qui auront besoin d'un soutien sans failles de tous les libéraux et de tous ceux qui aujourd'hui veulent d'une autre société.

L.L.
par Ludovic Lassauce publié dans : Politique
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Vendredi 20 avril 2007
Vous trouverez ci-après le communiqué officiel de l'ELDR sur la campagne présidentielle Française.

Les raisons sont pragmatiques, la première chose à faire en France: réforme institutionnelle car nous devons recréer une confiance des français dans leurs politiques, pour pouvoir leur proposer des réformes plus profondes.

Bonne lecture !

La France est dans la dernière ligne droite avant l’élection présidentielle historique de ce dimanche qui s’inscrit dans un contexte de taux de chômage élevé, de faible croissance économique et de crainte face à la globalisation. A la veille de ce vote crucial pour la France et pour l’Europe, le Parti Européen des Libéraux, Démocrates et Réformateurs a exprimé son soutien au candidat centriste François Bayrou.

Nous sommes à un moment décisif pour l’Europe. En effet les priorités et les méthodes de gestion du nouveau Président français auront des répercussions pour le continent tout entier. Grâce à un programme crédible de réformes, à son engagement européen et à sa volonté de rassembler, François Bayrou est le seul candidat capable de réformer la France et de créer un avenir meilleur pour la France et pour l’Europe,” a déclaré Annemie Neyts, Députée européenne et Présidente du Parti Européen des Libéraux, Démocrates et Réformateurs (ELDR).

François Bayrou est un ardent défenseur d’une Europe fédérale. En 2004, il a participé au lancement de l’Alliance des Démocrates et Libéraux pour l’Europe, troisième principal groupe parlementaire au Parlement européen. En étroite collaboration avec le groupe ADLE, les Libéraux Démocrates d’Europe travaillent ensemble en faveur d’une Europe en mesure de favoriser le développement des libertés individuelles, d’une culture de l’entreprise libre et dynamique, de la solidarité économique et sociale, de la protection de l’environnement et du respect et de la tolérance pour la diversité culturelle, religieuse et linguistique.

Les principaux hommes politiques Libéraux Démocrates Européens, que sont les Premiers Ministres Anders Fogh Ramussen, Matti Vanhanen et Andrus Ansip ont démontré que l’approche des libéraux démocrates pour favoriser une économie très compétitive ouvre la voie à la création de plus d’emplois et de meilleurs emplois et permet aux citoyens et aux entreprises de recueillir les bénéfices de la globalisation, ce qui constitue précisément ce dont la France a besoin aujourd’hui.


A propos de l'ELDR:

Le Parti Européen des Libéraux Démocrates et Réformateurs aisbl (Parti ELDR) rassemble 51 partis politiques qui partagent des idéaux libéraux, démocrates et réformateurs communs, et constitue le forum dans lequel ses partis membres développent une politique européenne coordonnée.


par Ludovic Lassauce publié dans : Regards sur le monde
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Photos de campagne

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