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"La querelle de OGM", par Jean-Paul Oury


Dimanche 13 mai 2007

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Ce soir coup d'envoi pour l'affichage légistif dans la 18° circonscription, avec la rue Ordener, le boulevard Ornano, la rue du Poteau, rue Marcadet, ... Quel bonheur de pouvoir enfin recouvrir les affiches de toutes les factions socialistes et communistes qui avaient le monopole de l'affichage, ... jusqu'à ce soir.

C'était d'autant plus sympathique que ma femme a décidé de m'accompagner pour inaugurer cette première séance. Cela l'amuse beaucoup car étant de nationalité singapourienne, c'est une nouveauté. En effet, à Singapour, un seul parti s'exprime et la liberté politique n'existe pas. L'opposition est muselée ! Toute tentative de dégradation du bien public est sévèrement punie (la punition : recevoir des coups de bâton en public !). Si Singapour reste un pays économiquement très ouvert, il n'en reste pas moins très fermé sur le plan politique. Et, il ne peut pas y avoir de liberté de commerce, sans liberté d'expression et démocratie. Sinon celle-ci ne profite qu'à une élite.

A suivre...

L.L.

 

 

 

par Ludovic Lassauce publié dans : Paris
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Mercredi 9 mai 2007
Jeudi prochain, Nicolas Sarkozy et Jacques Chirac apparaîtront ensemble pour la journée de commémoration de la traite négrière, de l’esclavage et de leur abolition. C’est en Mai 2006, lorsque Nicolas Sarkozy était président de l’UMP qu’il avait exprimé sa « satisfaction de voir enfin s’organiser » cette journée de commémoration.


Déjà en 1776 l’article de l’Encyclopédie rédigé par Louis de Jaucourt condamne l’esclavage. Malgré les efforts depuis 1788 de Condorcet et d’autres, ce n’est que le 4 février 1794 que la Convention abolit l’esclavage. Malgré tout, nombre de possessions françaises ne respecteront pas cette abolition. Napoléon rétablira d’ailleurs cette pratique le 20 mai 1802 et interdit les mariages mixtes. Cette position déclancha une guerre d’indépendance à Saint-Domingue. Le 27 avril 1848, un nouveau décret, signé par Lamartine sous l’impulsion de Victor Schoelcher suite à un voyage en Amérique (une société de colonisation américaine créée en 1821 l’Etat du Libéria en Afrique de l’Ouest pour y installer des noirs libérés), abolit l’esclavagisme pour de bon en France. Le Portugal est le premier pays d’Europe à abolir l’esclavage en 1761. Le dernier pays à abolir l’esclavage malgré la déclaration universelle des droits de l’Homme des Nations Unis du 10 décembre 1948 est la Mauritanie en 1980.

Cette journée est aussi le rappel des combats pour le respect des personnes et les libertés individuelles menées par les libéraux. Frédéric Bastiat élu député des Landes en 1848 et réélu en 1849 prit part dans le débat en combattant l’esclavage et les politiques colonialistes en défendant le libre-échange.

Dans le monde, l’esclavage n’a pas totalement disparu et revêt des formes modernes. Selon l’ONU c’est environ 2 millions de personnes chaque année qui sont réduites à l’esclavage. Au Soudan par exemple, les Musulmans du nord applique de force la Charia aux communautés noires chrétiennes et animistes qui se sont rebellées, en massacrant les populations civiles de nombreux villages et en enlevant des enfants pour les convertir à l’Islam. C’est la guerre du Darfour. Les Janjawid, une milice arabe soutenue par le gouvernement Soudanais ciblent systématiquement ces communautés et les forces rebelles dont le but est l’établissement d’un Soudan démocratique. Au-delà de cette crise de religion, des enjeux géopolitiques plus important enlise cette guerre civile qui a fait plus de 300 000 morts car la Chine (membre de la SCO, l’alliance militaire Sino-Russe) achète les deux tiers du pétrole Soudanais et vend à Khartoum de l’équipement militaire. La Chine s’est d’ailleurs montrée opposée à toute sanction et ingérence de l’ONU dans les affaires soudanaises en usant de son droit de veto.

Il serait de bon ton que notre nouveau président de la République puisse profiter de cette journée de commémoration pour évoquer cette situation désastreuse. La relance du processus de construction politique de l’Europe a un sens : celui de pouvoir faire pression avec nos alliés américains sur les autres puissances et si nécessaire en dehors du cadre des institutions internationales. Car comment peut-on tolérer de faire du commerce avec un pays lorsqu'il cautionne dans d'autres parties du monde des génocides ?

L'esclavagisme, c'est aussi le sort d'Aung San Suu Kyi, opposante politique séquestrée en Birmanie et dont je vous invite à voir le site de soutien de l'association Ask For Freedom et l'excellent film de mon ami réalisateur Julien Baillargeon, avec le soutien de Jeanne Moreau.



J’ai la conviction qu’une fédération des Etats Européens est nécessaire, unis par une seule voix en matière de défense et politique étrangère. Cette fédération pourrait y incorporer les états qui le souhaitent à l’intérieur du périmètre des 27 Etats membres. Les pays de la fédération doivent être unis par une constitution courte, simple et lisible par tous définissant nos droits, devoir et valeurs. Cette fédération doit inspirer à la paix et l’unification des peuples ailleurs dans le monde, créant ainsi une vaste zone de libre-échange.

Aujourd'hui, je veux d'une mondialisation et d'une mondialisation qui s'achève rapidement. La mondialisation tend à sortir le commerce du périmètre des Etats. Cette inter-dépendance ainsi créée, c'est aujourd'hui la seule manière de prévenir toute nouvelle guerre mondiale et de réduire à néant les différents conflits régionaux pour enfin créer une paix durable.

Nos valeurs sont universelles et elles nous concernent tous. Pour reprendre le slogan d'Ask For Freedom: "Je ne suis pas libre, si tu ne l'es pas".

L.L.

par Ludovic Lassauce publié dans : Regards sur le monde
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Vendredi 4 mai 2007

Le débat entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal n’a pas réussi à lever tous les doutes. A ce stade, je peux affirmer sans trop d’hésitation que je sais pour qui je ne voterai pas. En effet, les propositions de la candidate socialiste bien que pavées de bonnes intentions vis-à-vis des plus défavorisées sont toujours marquées d’une idéologie forte « malthusienne » socialiste qui consiste à penser que l’économie est un gâteau à partager, et que la « Table France » n’est pas assez grande pour accueillir tout le monde, alors il faut partager l’existant. Les conséquences de cette politique après 25 ans parlent d’elle-même, le désastre : les inégalités n’ont jamais cessé de se creuser, pire encore les passerelles sociales qui existaient auparavant se sont écroulées. Je discutais avec un ami américain démocrate qui me disait à quel point une politique de libre concurrence et de liberté de marché était importante pour permettre à chacun d’avoir la même chance de pouvoir réussir.

Bien que le raisonnement de la gauche soit logiquement bon en surface, ce sont les hypothèses de départ sont fausses. En effet, la « Table France » est suffisamment grande pour permettre à chacun de vivre décemment. Les politiques de gauche et de droite ont consisté à mettre en jachère une bonne partie de l’économie afin de fortifier certaines places fortes à coup de subventions et de règlementation favorable comme nos grandes sociétés du CAC40, et de garder un certain contrôle sur la société. C’est précisément cela que nous dénonçons.

Nicolas Sarkozy apparaîtrait comme libéral sur certaines propositions (certains libéraux ont pour ces raisons choisis de voter pour lui) ; bien qu’il se défende lui-même de vouloir d’une société libérale. Oui, il a compris qu’il fallait libérer un peu d’espace car la situation devient difficilement tenable. Mais il ne propose pas de changement profond du fonctionnement de notre société, il ne remet pas en cause cette jachère perpétuelle orchestrée par l’Etat, véritable politique de rationnement, de distribution au compte goutte plutôt que de redistribution (je préfère d’ailleurs prôner la libre circulation des capitaux plutôt que leur redistribution). Ce changement de système politique est indispensable tout simplement parce car le monde a profondément changé depuis les années 80 notamment à cause de l’accroissement des échanges commerciaux dans le monde, de la démocratisation de meilleurs moyens de communication comme le transport aérien et Internet et de l'émergence de plusieurs blocs économiques importants.

Alors dimanche, que dois-je faire ? Refuser cette grande mascarade vendue aux français par mon abstention (et être comptabiliser ainsi) ou faire barrage à une gauche qui reste sur des positions très archaïque ? J’attends avec impatience d’assister ce soir le débat organisé par Tendances Institut et Nathalie Brion au Racing Club de France entre les deux candidats pour prendre ma décision.

Ce que je voulais finalement de cette élection présidentielle c’était un changement radical dans notre manière de concevoir la politique. Alors que les chances de ce changement semblaient vaines, je regarde néanmoins avec beaucoup d’attention la situation à gauche. Verra t’on une scission au sein du parti entre ceux qui dénonceront Ségolène Royal pour avoir trop pactisé avec le centre et ceux qui lui reprocheront de n’avoir pas réussi à moderniser la gauche ? Cette scission profiterait à la refonte d’une gauche antilibérale nuisible à l’extrême menée par des dinosaures-caviar de la gauche comme Fabius et Hollande et la création d’une nouvelle gauche progressiste « un nouveau parti social-démocrate », dont François Bayrou, Michel Rocard, Claude Allègre, … semblent les représentants tout désignés. Dans cette recomposition de la politique française assisterons-nous à la constitution de 2 nouvelles majorités : les sociaux-démocrates et les conservateurs comme dans toutes les autres démocraties d’Europe, car je ne crois pas en l'existance durable d'un centre ou d'un extrème centre ? L’influence indépendante de ces formations d’une 3ème dimension "libérale authentique" permettant de pousser un débat parlementaire prendrait alors un sens très fort. C’est peut-être finalement la seule conséquence positive de l’élection de Nicolas Sarkozy dimanche.

 

L.L.

par Ludovic Lassauce publié dans : Politique
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