Politique

Mercredi 15 avril 2009 3 15 /04 /2009 10:09

Depuis ces derniers mois alors que la crise s’est amplifiée et se propage du monde financier à l’industrie, les entreprises ne pouvant plus compter sur l’aide des banques pour financer leur besoin en fond de roulement et leurs investissements. Cette situation ouvre la porte à toutes les violences, manifestations, séquestration d’employeurs désarmées face à cette pandémie. Pendant ce temps le gouvernement cherche éperdument à sauver les quelques « fleurons nationaux », en abondant sans contre partie banques et entreprises de l’automobile. Cette année quelques 100 milliards d’euros, soit 1500 euros par français viendront s’ajouter au reste de la dette nationale. Finalement, toute une mise en scène sur fond de dérapage incontrôlée du capitalisme, pour mieux resserrer l’étau de l’hyper-Etat.

Sarkozy ne souhaite pas revenir sur le bouclier fiscal, qui devrait d’ailleurs inclure toutes les formes de prélèvements obligatoires pour être juste, et pas seulement être un palliatif à son manque de courage politique pour supprimer l’ISF. Qui va donc payer l’ardoise ? Certainement pas ceux qui possèdent… puisque le bouclier fiscal les protège. Certainement pas les 20% de gens environ qui vivent avec des revenus en dessous des seuils imposables. Ce sont bien sûr vous et moi, classe moyenne, le serf des temps modernes, qui travaillons dur chaque jour, qui allons supporter le poids de cette crise, à coup d’augmentation de prélèvements obligatoires deçà et là. Et dans cette cible le haut du panier de la classe moyenne, ceux que Hollande considère comme les riches à tondre ou bien ceux qui étaient dans la cible de la surtaxe que le Nouveau Centre a essayée de faire passer en catimini. Ceux considérés par Obama aussi comme une classe moyenne (tant que leur revenu annuel est inférieur à 450 000 dollars par an) à justement protéger éperdument de toute augmentation d’impôts. Car par leur travail, ils créent la richesse du pays !

Alors cette crise quelle est-elle ? Celle du libéralisme ? Si par libéralisme j’entends loi de la jungle, très certainement, car c’est vrai que le monde y est soumis. Nous sommes certes tous égaux devant la Loi, mais elle est en revanche très inégalement appliquée. Le monde de la finance est hyper-régulé par ces Etats, personne ne le contestera. Pourtant un Madoff ne sera contrôlé que 4 fois en 10 ans par les autorités de régulation. De même, la Société Générale n’hésite pas il y a quelques mois à remettre ses comptes certifiés en omettant de passer en provision de pertes quelques 9 milliards d’euros qu’AIG doit lui payer et qui seront finalement payés. N’importe quelle PME aurait été lourdement sanctionnée. Alors si par libéralisme j’entends Etat de droit, liberté et responsabilité, la question peut se poser. Dans quel monde vivons-nous ?

Un monde gouverné par une corporation qui s’arroge certains privilèges au détriment de la collectivité. Un fleuron national n’est pas rien d’autre qu’une entreprise généralement au CAC40 qui, de connivence avec l'Etat, bénéficie d'ultra protection sur son marché au double détriment du consommateur qui surpaie les produits et du contribuable qui finance la protection.

Face à cette « Bérézina publique », une chasse aux sorcières s’engage pour prendre l’argent. Ce sont les « paradis fiscaux » qui font la première cible du gouvernement Sarkozy. Eric Woerth n’hésite pas à multiplier les attaques frénétiques contre la Suisse. On entend alors des déclarations dans le journal Le Temps que : « les français appartiennent à l’Etat Français ainsi que tous leurs revenus ». Nous assistons là à une véritable transformation de la démocratie où l’Etat sert le peuple, à l’avènement de l’hyper-étatisme où le peuple devient la propriété absolue de l’Etat qui lui fait payer cher le monopole de sa protection. C’est ainsi que la machine Etat que nous avons créé pour nous protéger de nos peurs se retourne contre nous pour nous asservir.

Et, l’hyper-état français n’hésite pas à pointer du doigt ces méchants « paradis fiscaux » qui lui volent tant d’hypothétiques recettes et qui n’existent que parce que « l’enfer fiscal » existe. Mais, est ce que l’Etat français aura lui aussi le courage de lever le secret défense sur les milliards de corruption liés à l’affaire des frégates de Taiwan ? Ou bien va-t-il faire la chasse aux optimisations fiscales de certains de ces fleurons nationaux comme Alcatel-Lucent qui crée sa holding néerlandaise exonérée d’IS tout comme Renault-Nissan sous la même impulsion de l’Etat actionnaire majoritaire ou encore EDF qui optimise son IS à travers une holding d’assurance luxembourgeoise, … Certes le droit anglo-saxon appelle cela de la planification fiscale, mais l’hyper-Etat français ne devrait il pas d’abord montrer l’exemple ?

Alors comment peut-on ainsi placer sa confiance dans cet Etat aux pouvoirs sans limite ? N’est-il pas lui aussi un acteur responsable de cette crise qui lui profite ? Crise d’une société asphyxiée par la pression et le manque d’opportunités.


Ludovic LASSAUCE

Par Ludovic Lassauce - Publié dans : Politique - Communauté : Les libéraux français
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Jeudi 16 avril 2009 4 16 /04 /2009 16:22

Voici ci-dessous la lettre de réponse des libéraux européens aux socialistes européens.

C'est vraiment très agréable à lire.






Liberal letter to the PES and the socialists across Europe

Dear Mr. Nyrup Rasmussen, dear European Socialists,

Thank you for your letter.

You are surprised about our commitment to the Single Market. You should not be.
Liberals believe that Europeans benefit from the Single Market. It gives European
consumers more choice and better products. It gives European companies opportunities
to grow and create jobs.

Do you believe that Denmark would be better off without the opportunities it offers?
Would Danish consumers want to live without French cheese, Italian shoes, German
technology or Finnish phones? Do you believe Danish companies would want to stop
exporting their goods to the rest of Europe, thus risking their employees' jobs?

The Single Market is not an end in itself for Liberals, but rather serves as the
most efficient means to meet the citizens' demands.

We believe in a universal service obligation and we are proud of our commitment to
open postal services. Do you really want to go back to a world of postal monopolies?
Don't you remember the queues? Competition forces monopolies to give better service
to their users, creates more choice and lower prices and benefits society in general
by "increasing the overall cake" to be shared amongst all. Did state monopolies ever
deliver better outcomes to consumers?

Public health care systems all over the EU have shown to be falling short of
patients' demands. Socialists regard patients as recipients; Liberals regard
patients as consumers who demand the best possible service. Patients want choice,
and competition will lead to better health coverage for all Europeans. 12 years of
Socialist government in the UK did not help to remedy the failures of the British
National Health Service. Aren't the months-long waiting lists for a surgery the best
arguments to open up borders for treatment?

Successful cross border projects such as the Thalys or the Eurostar project have
served the European consumers while German state-owned railway services become
constantly more expensive. If you compare the market services with state services
you will easily find out that the forces of markets satisfy the demands of citizens
much better and create growth, jobs and opportunities. States can guarantee rules
but do not create wealth and jobs.

The Manifesto of European Liberal Democrats leaves no room for doubt that we remain
committed to the prosperity and well being of European citizens.

A few weeks ago, you questioned our liberal commitment to equal opportunities.
Actions speak louder than words!

The ELDR President is a woman. What about the PES President? The ELDR Secretary
General is a woman. What about the PES Secretary General? 5 out of 7 ELDR Vice
Presidents are women. How many women serve in the PES board? 42% of Liberal MEPs are
women and they hold positions of real power within our Parliamentary Group. What
about your Parliamentary Group?

You find female heads of lists for the European elections in liberal parties in
Sweden, Denmark, the Netherlands, Germany, Estonia, Austria and England while
Socialists seem to remain committed to patriarchal party structures.

So does the voting record of Socialists in the European Parliament. Only a few weeks
ago the Socialist Group voted against or abstained when the European Parliament
voted in favor of a Tibetan-Chinese dialogue. Why?

The Socialists group didn't back the Parliament's report on a new EU-Russia
cooperation agreement to raise the Human Rights situation in Russia. Why?

Is it maybe because the patterns of alliances of old-time communism matter more to
Socialists than the universal achievements of civil liberties?

While Socialists live off fear, uncertainty and insecurity, Liberals live off hope,
trust and optimism. Others worry, we provide the answers.

Par Ludovic Lassauce - Publié dans : Politique - Communauté : Les libéraux français
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Mardi 21 avril 2009 2 21 /04 /2009 01:16

Sur le blog des conservateurs UMP d’Ile-de-France, menés aux Européennes par Michel Barnier, notre ministre de l’agriculture, on peut y lire le résultat surprenant d’une étude CREDOC qui révèle que 71% des français trouvent « injustes » les marges faites sur les dos des gens dans la distribution alimentaire. Voyons un peu en détail ce que dit ce sondage bien plus complexe qui permet à ce cher Monsieur Barnier de justifier le retour à une politique de servage d’Etat et un protectionnisme rampant.

Examinons d’abord les taux de marges dégagées par le secteur de la Distribution, on constate une forte érosion de la marge d’exploitation passée de 5.5% en 2004 à 4.6% en 2007 en moyenne. On est très loin d’un secteur à forte marge comme dans des secteurs de pointe. Alors ce qui est « injuste » ? L’enquête le révèle plus en détail, il s’agit du sentiment d’injustice lié à l’augmentation significative du prix des produits alimentaires. De là en conclure à une augmentation des marges du distributeur, le raccourci est inexacte, d’ailleurs les chiffres parlent d’eux-mêmes. Les distributeurs doivent bien répercuter ces fluctuations.

D’ailleurs, cette période coïncide justement à une envolée du prix des matières premières agricoles dont les pays en voie de développement en ont beaucoup souffert. Cette défiance des Français s’est accentuée à cause du décalage avec l’inflation qui serait restée contenue d’après les chiffres officiels dont la méthode de mesure mériterait sérieusement d’être revue. Que signifie cette inflation sortie des limbes scientifico-technocrates de l’administration publique, dont on nous assaisonne régulièrement et qui sert de référence à toute notre économie (salaires, prix de la construction, …). Une inflation du prix de la viande, du poisson ou de la farine à 2 chiffres n’a pas du tout le même impact que celle du prix du composant électronique sur le panier de la ménagère ou bien celle de l’automobile ou encore celle des loyers. Et pourtant on mélange tout ! Pas étonnant que le consommateur se retrouve désorienté. Lorsque 50% des français gagnent moins de 1400 € par mois, c’est l’alimentaire est un poste budgétaire prépondérant.

C’est ainsi qu’avec des conclusions fallacieuses, Michel Barnier n’hésite pas dans son post à allègrement fustiger la mondialisation avec ses « soi-disant » effets pervers pour en gros promouvoir l’autarcie ! Soit une agriculture de proximité tout aussi couteuse qu’improductive pour alimenter quelques 7 milliards d’êtres humains qui peuplent cette Terre, dont 67 Millions de français.

Si effectivement la population humaine est passée de 1900 à 2000 de 1.5 milliards à 7 milliards d’individu environ avec un recul des grandes famines ces dernières décennies, c’est justement grâce à l’industrialisation des techniques agricole et à la globalisation de celles-ci ! A la mise en commun des moyens de production à l’échelle planétaire, pouvant ainsi bénéficier d’une alternance des sols et des climats tout au long de l’année aux 4 coins du globe pour produire à un cout le plus faible possible pour le consommateur.

Le raisonnement de Michel Barnier est alléchant mais populiste. Il surfe sur le désir de tous, survendu tous les jours au JT de 13h de TF1, de la petite fermette d’un village du coin qui propose ses produits du cru. C’est bien encré dans notre patrimoine et nos traditions, et c’est vrai que nous y sommes attachés. L’idée est alléchante surtout pour le citadin parisien privé d’espace vert ! Personne ne contestera que ce rêve doive se développer bien évidemment, de manière autonome et non subventionnée.

Il restera néanmoins marginal, car trop couteux (16€ le panier moyen, cf blog de Michel Barnier) et bien loin de pouvoir satisfaire aux besoins alimentaires d’une large population. A côté de cela, il faut vraiment cesser ces politiques hypocrites irresponsables, arrêter de cultiver l’obscurantisme religieux pour mettre en place des moyens techniques nécessaires à une agriculture low-cost, de bonne qualité et transparente. Un des moyens techniques d’y parvenir à moyen terme est le développement des techniques OGM comme le décrit Jean-Paul Oury dans son nouvel ouvrage.

Et, imaginons un instant que les 12 millions de franciliens, en plus de leur trajet professionnel, se rendent tous les jours à leur ferme chercher leurs produits frais pour économiser les marges (de 5%) de ces distributeurs. Quelles conséquences immédiates sur l’augmentation du trafic urbain ? Et donc celle du CO2, parce que la population doit se déplacer (en voiture) plus loin pour faire ses courses et sur des lieux plus diffus.

Enfin, je me pose la question, si les marges du distributeur de 5% sont « injustes », que doit-on penser des marges de l’Etat sur ces mêmes produits ? La TVA, les différents impôts qu’il prélève sur le distributeur et le producteur lorsqu’il est en France, par l’impôt pour subventionner le producteur français par le biais de la PAC à détriment du producteur Africain ou Asiatique, …

La plus grande injustice (gabegie) ne commence t’elle pas là ?

 

Ludovic LASSAUCE

Par Ludovic Lassauce - Publié dans : Politique - Communauté : Les libéraux français
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Mercredi 22 avril 2009 3 22 /04 /2009 00:32

Telle est la manière dont la Loi fonctionne en France. Il y aurait des milliers d'exemples pour illustrer ces propos; je suis sûr que beaucoup d'entre vous a des témoignages de ce sentiment d'injustice qui consiste à voir certains jouir d'une impunité la plus totale, pendant que vous êtes vous même sanctionné à la moindre faute.

J'ai eu l'occasion de l'expérimenter ce soir vers 22h alors que j'étais au siège d'Alternative Libérale au 94 Bd Flandrin dans le 16ème, en réunion du Comité d'Orientation à la veille de notre congrès du dimanche 26 avril à Bobino. Je lance un regard songeur par la fenêtre histoire de me divertir d'une réunion langoureuse, furtivement parce que Sabine m'a à l'oeil, concentration oblige à la veille d'un congrès  ! J'aperçois alors un invidivu vautré sur mon scooter garé juste devant notre fenêtre. Vous pouvez aprécier le spectacle ci-dessous, iPhonisé sur le coup.

 

Je m'approche de cet individu qui titube. Fréderic de Harven alors présent me fait remarquer le tin blafard violet de ses lèvres boursoufflées, les yeux injectés de sang fréquent d'un cocktail alcool / drogue. J'incite cet individu bientôt rejoint par 2 comparses tout aussi déchirés de bien vouloir utiliser un banc public juste à côté plutôt que ma propriété pour cuver et y déverser sa bile, ses crachats... C'est alors qu'un réaction violente s'engage, l'aggressivité, les menaces montent. Tout est permis, il le sait bien ça fait des mois qu'il hante les environs, apprends-je des voisins.

C'est alors que me vient une idée lumineuse ! Plutôt que d'avoir recours à la Médiation qui m'aurait pris un peu de temps alors que mes camarades m'attendaient avec impatience en réunion, je décide de m'en remettre à l'Etat et d'appeler le 17. Je me dis avec super Sarko, on doit pouvoir au moins avoir ce service qui fonctionne. Effectivement, 10 minutes plus tard 3 policiers en civil de la BAC débarquent et arraisonnent le groupe de junkies dont celui qui était toujours sur mon scooter en position allongée au risque de provoquer une chute.

Je vais me signaler à la police qui m'explique que ces individus sont connus, vols de voiture, vandalisme, trouble de l'ordre public, prostitutions, ... bref la totale, que ce soir pris en flagrant délit d'ivresse sur la voie publique et atteinte à la propriété d'autrui (2 délits), il ne peuvent rien faire. Je demande au policier d'au moins les embarquer (le temps qu'ils désoualent) que je ne me retrouve pas dans une situation plus inconfortable après que ceux ci aient regagné leur QG (livré aux bandits, sans défense). Celui-ci me dit qu'il a fait son travail (il a répondu au 17 ), qu'il aurait fallu que je me fasse casser une bouteille de vin sur la tronche pour qu'ils daignent bouger (et encore pas c'est pas gagné). D'ailleurs, le gars en question le sait bien, il le crie haut et fort !

Pendant ce temps, l'URSSAF va vous coller des pénalités monstrueuses parce que vous aurez mal rempli la case 3XCR2004 du formulaire 32032KDFD23 ou bien vous serez acculer de payer 90 euros d'amende pour 56 Km/h en ville (d'ailleurs je vous conseille le
Coyote à ce propos, c'est très rentable). Argent facile !

Nous vivons dans un pays où le crime est impuni. C'est cela depuis des décennies d'Etatisme où le sens de l'Etat de droit, cher aux libéraux est devenu un espèce de truc qui ne sert plus que les intérêts de l'Etat lui-même.

Ludovic LASSAUCE

Par Ludovic Lassauce - Publié dans : Politique - Communauté : Les libéraux français
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Jeudi 6 août 2009 4 06 /08 /2009 16:04
On peut lire dans un article du Figaro de ce jour, le lobbying exercé par la société Smartbox pour que des législations favorables soient mises en place.
 
Cette société comme bien d'autres sur le marché offre des coffrets cadeaux. Le principe est simple et Smartbox est considéré comme le leader. Vous pouvez acheter un coffret Smartbox en grande distribution ou bien sur Internet pour une valeur et l'offrir. Celui qui reçoit le cadeau peut le transformer en prestation parmi les nombreux prestataires de Smartbox (voyage, restaurant, ...). C'est un principe assez séduisant pour offrir un cadeau sans avoir une idée bien précise. C'est d'ailleurs un peu sur ce principe que la société 1001 et une liste fonctionne pour les listes de mariage.

Saisissant l'opportunité de ce nouveau marché de nombreux prestataires proposent des services en compétition de l'offre Smartbox, qui doit alors se battre.

La parade règlementaire est la plus facile lorsque vous êtes une société installée et leader. Surfant sur un argument de protection du consommateur, la société Smartbox cherche à mettre en place des verrous sur le marché afin de surtout protéger ses marges face à une concurrence potentielle... Réflexe naturel de l'industriel français plutôt que d'investir son talent à rester compétitif et essayer de se démarquer sur de meilleur produit ou bien mettre en avant sa solidité financière.

En effet, une règlementation n'aura que la conséquence d'ajouter des coûts supplémentaires et augmenter les tickets d'entrée. Lorsque vous êtes nouvel entrant c'est donc plus compliqué que lorsque vous êtes installé sur le marché.

Il est à espérer que l'Etat ne rentrera pas dans ce jeu malsain qui finit toujours par une concentration monopolistique de 2 ou 3 acteurs, au détriment du consommateur.
 
Ludovic Lassauce
Par Ludovic Lassauce - Publié dans : Politique - Communauté : Les libéraux français
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Vendredi 6 novembre 2009 5 06 /11 /2009 15:54

La France a connu plusieurs grandes périodes au cours de l’histoire de sa construction. D'abord très fragmentée à la chute de l'empire romain au profit d'un régionalisme en perpétuel opposition avec le pouvoir central. La nation française unifiée d’aujourd'hui puise ses fondements dans la Révolution de 1789. Depuis, son objet a été sans cesse influencé par des forces progressistes s'attachant à lui attribuer des principes universels et humanistes et des forces conservatrices s'attachant à lui confondre un patrimoine culturelle et un principe d’égalité. A l’inverse chez nos voisins Européens comme l’Angleterre, la nation s’articule autour d’une monarchie séculaire et d’une aristocratie installée autour de codes ou rituels bien ancré dans la société. Avec la monarchie française décapitée et le clergé désavoué au lendemain de la Révolution, la République naissante doit réinventer un ensemble de codes et les ancrer pour assurer une cohésion nationale. Les jacobins au pouvoir instaurent un Etat centralisé fort et un culte de l’Etat nation qui supplante feu le clergé et la noblesse. A l’aube du XXIe, les Etats d'Europe s’unissent autour de traité constitutionnel de Lisbonne. Les flux migratoires et les échanges mondiaux ont profondément modifié notre paysage culturel. La capacité de cohésion de ces codes est ainsi mise en cause.

 

Les forces conservatrices, notamment les plus nostalgiques n'auront de cesse de faire valoir un retour à des valeurs traditionnelles qui peuvent caractériser notre histoire. Elles sont d'origines judéo-chrétiennes, assise sur une langue: le français, sur un art de vivre, de se nourrir, de régir les sentiments, un ensemble de codes issus d'une société stratifiée qui caractérisent les échanges entre les personnes. Conséquence de cela, un Etat providence fort qui régule chacun de nos pas, pour notre bien, alourdissant le poids de cette identité nationale sur chaque concitoyen. Cette complexité crée un sentiment d'exclusion et érige autant de murailles à l'intégration, véritable parcours du combattant pour un immigré désireux de devenir français. Issu de ce mélange "à la française", la confrontation à un monde extérieur, en Asie, puis en Amérique et à travers l'Europe s'est révélé pour moi comme un cocktail explosif de remise en question et de rejet d'une société française décalée de reste du monde. Comme l'écrivait Jacques Attali dans « sa brève histoire d'avenir », la France est passée plusieurs fois à un cheveu de devenir un centre mondial d'influence de l'ordre marchand. Elle en a toutes les capacités. Ce sont les mêmes forces qui nous ont conduits à perdre ce privilège plusieurs fois et qui aujourd'hui mettent en échec l'intégration, accentuant la fracture sociale.

 

Si aujourd'hui on en vient à se poser collectivement la question de l'identité française, c'est un grave aveu de l'échec de toute une société à satisfaire les aspirations d'un peuple à la liberté et la prospérité. Ce sont les politiques sociales (ou antisociales) dans notre pays décidées d'un bureau ministériel parisien qui ont conduit à cette rupture. Nous avons pensé qu'il suffirait de construire de belles cités "Le Corbusier", de donner un salaire minimum, de le garantir à vie, et de tolérer les écarts de mœurs pour satisfaire aux besoins d'une population, et forger une société solide et solidaire. Si nous avons peut être réussi pendant des années à contenir les 3 instincts qui caractérisent le cerveau reptilien de chaque être humain, notre modèle d'intégration a failli à couvrir les partis hautes du néocortex, celles qui différencie l'Homme de l'animal : l'instinct de création et d'utilité. D'ailleurs, il est intéressant d'étudier les raisons qui poussent au suicide dans les grandes entreprises françaises, car c'est justement le manque de sens et d'utilité dans le travail qui ont conduit à ces drames. De la même manière dans nos banlieues défavorisées, le manque d’espoir de se dépasser, de se rendre utile conduit l’Homme a cherché un sens à sa vie dans le fondamentalisme religieux ou le banditisme, défiant ainsi le pouvoir central devenu symbole de cet emprisonnement.

 

Pourtant, nous avons tout pour être fier d'être français. Qu'avons nous accompli durant ses siècles !

Beaucoup d’illustres personnages, certains maintenant oubliés de notre histoire, ont marqué le destin de peuples entiers. La Constitution de l'Amérique par exemple est profondément inspirée de cette autre pensée française. La France d'aujourd'hui ressemblerait profondément à l'Amérique avec le vin et le fromage en plus, si nous avions adopté les mêmes principes dans notre propre pays. La France continue de susciter la curiosité de millions de personnes qui viennent la découvrir. Si jamais, elles se heurtent à une nécessité d’intégration, la désillusion commence avec la confrontation à une société de la défiance, recluse sur ses certitudes. A commencer par un traitement inhumain et humiliant, lors des procédures administratives de demande de séjour d’un étranger.

 

Notre problème n'est donc pas de redéfinir l'identité française... Car on continuera d'exclure tous ceux qui ne rentrent pas dans le moule, avec en plus la perspective d'exclure ceux qui étaient dans le précédent moule mais ne rentrent plus dans le nouveau. L'identité Française n'est pas un concept qu'on décrète mais bien le résultat, l’accomplissement d’une société heureuse et solidaire. Bien au contraire, notre véritable problème, c'est créer cette société, véritable espace de liberté, dans lequel chaque français peut aspirer à se réaliser pleinement et non plus être un numéro de sécurité sociale dans un poulailler. Pour résoudre ce malaise sociétal, ce sont les mécanismes de blocage de notre société qu'il faut faire sauter, simplifier nos règles de vie commune pour qu'elles soient justes et comprises de tous. Eliminant le sentiment d'une société de passe droit et de défiance. A ce titre, est ce qu’avec le CV anonyme la candidature de Jean Sarkozy aurait été considérée pour un mandat d’élu par les responsables UMP ? Mais c’est notre complexe d’égalité même qui créé ces déséquilibres. D'une égalité devant la loi, on assiste à un nivellement égalitariste des personnes, niant le principe d'unicité de chaque individu. La standardisation du recrutement dans les grandes entreprises en barème de rémunération basé sur des critères très rationnels et ignorant des critères plus subjectifs tels que la personnalité, le vécu, en est un exemple flagrant. De même, je trouvais surprenant lors de précédentes campagnes électorales d'interroger d'anciens immigrés qui m'expliquaient pourquoi leurs fils étaient repartis « au bled » pour y trouver l'eldorado.

 

Le gouvernement, dans ce débat national, pointe à juste titre le résultat d'un problème, mais sans en traiter la cause. Elle n’est pas une crise de l’identité nationale. Je crains que ce débat ne reste qu'une hypocrisie superficielle de plus, sans réellement apporter les solutions attendues par les français aux causes qui lui ont donné naissance. Car Mr Besson le réalise lui même, lorsqu'il interroge des français issu de l'immigration qui sont fiers d'être français à l'étranger mais pas en France. Le problème n'est pas celui de l'identité française mais bien celui de vivre en France, dans une France qui refuse tout individu qui ne rentre pas dans un certain moule, qui ne laisse pas la liberté à l’audace et l’initiative individuelle. Mettons notre Etat au service du citoyen ou de l’immigré et non pas au service d’un système à conserver. Libérons les esprits de décennies de législation de droite comme de gauche qui confère des avantages aux uns sur le dos des autres, qui entravent la liberté de créer, d'entreprendre, d'expérimenter et de faire des erreurs... et chacun d’entre nous saura qu’il existe « a french dream ».


L.L 
 

Par Ludovic Lassauce - Publié dans : Politique - Communauté : Les libéraux français
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Mardi 10 novembre 2009 2 10 /11 /2009 21:07
Je doute qu'un jour cette pub envahisse nos écrans de télé.... qui sait avec Roselyne... ?



 
Par Ludovic Lassauce - Publié dans : Politique - Communauté : Les libéraux français
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Mardi 24 novembre 2009 2 24 /11 /2009 22:09

Pour reprendre Yves de Kerderel, économiste typique qui arrive un petit matin il y a quelques mois sur BFM à critiquer l'intervention de l’Etat et ce soir dans une tribune du Figaro à plaider pour Michel Barnier comme commissaire à la concurrence et faire l’apologie du protectionnisme industriel.

 

Pas étonnant que les fleurons « industriels » français cherchent à tout prix à récupérer ce poste sous leur coupe, ils ont dû payer cher pour un tel coup de com’ d’un économiste supposé plutôt libre-échangiste. Ils sont en effet dans la ligne de mire de la commission depuis des années pour ententes illégales sur les prix, abus de position dominante, … de GDF-Suez, à Saint-Gobain en passant les opérateurs de téléphonie mobiles, ils détiennent un triste palmarès… et certainement la plus grosse part de marché dans ces 10 milliards d’euros d’amende. Situation devenue insupportable qu’il était grand temps de changer !

 

Je suis cependant assez d’accord sur un point avec Yves de Kerderel. Ces amendes contribuent à alimenter les finances d’Etat (ici celle de l’Europe), sans pour autant régler le problème. Il est vrai que la commission sur la concurrence manque de leviers autre que le pécuniaire. Et ces situations de concentration oligarchique sont souvent le résultat d’une série de nécessaires régulations dans une industrie donnée, prérogative d’un autre commissaire pouvant servir des intérêts bien différents. Le consommateur s’en retrouve donc doublement lésé. Le salarié pris en otage odieusement quant à lui. Il faut donc trouver une solution différente. Dans le cas de la téléphonie mobile en France, l’apparition d’un 4ème opérateur devrait être une bien meilleure solution qu’une amende pour circonvenir à ce problème.

 

Il faut dire que la France est remarquablement bien organisée dans ce sens. Un petit groupe de sociétés quasi publiques dans leur gestion et leur proximité avec le régime présidentiel ont la mainmise sur une bonne partie de l’économie (accès aux marchés publics, obtention de licences d’exploitation, lobbying législatif visant à augmenter le ticket d’entrée pour un concurrent, …). Phénomène tout à fait naturel, propre au système Capitaliste qui cherchera toujours une manière d'arriver à une position dominante pour augmenter ses rentes (aussi appelé dérive du Capitalisme). Alors si le dernier gendarme à se dresser contre ce pouvoir vient à tomber, il en sera fini d’un contre-pouvoir indispensable à en corriger ses dérives et nécessaire à une industrie pour se régénérer. Et si Yves de Kerderel tend à minimiser l’impact de ces odieux oligopoles, ils sont le plus souvent sources de frein au progrès et de stagnation, voir de décroissance. Car quel appétit pour le risque ou le changement, peut-il bien vous rester lorsque vous êtes confortablement assis sur une situation de rente ? On le voit clairement dans l’industrie médiatique où les groupes menacés par Internet ont préféré plaider la loi HADOPI plutôt que de réformer leur modèle économique comme depuis longtemps l’ont fait leurs homologues outre Atlantique… Les exemples ne manquent pas et aujourd’hui la Commission reste un atout majeur pour le citoyen lambda.

 

Alors, oui l’industrie en Europe est en danger ! Elle est en danger urgente d’« oligarchisation ». Il y a une comparaison que j’aime bien faire : c’est celle du nombre de grandes marques, multinationales qui sont apparues, sous l’impulsion d’entrepreneurs, ces 20 dernières années en Europe, en France (toute proportion conservée) et aux USA. Je site alors Amazon, eBay, Google, Apple, Microsoft, Facebook, … Souvent au départ de petites « start-up » dans un garage qui sont devenus des industries qui pèsent. Je peine à trouver des exemples chez nous. S’il m’en vient un : le groupe Iliad qui a su se faire une place grâce à l’ouverture du marché des Telecoms et devenir le pilier des innovations industrielles dans son domaine, et une véritable bénédiction pour le consommateur. J'oserais presque affirmer que grâce à cela nous avons non seulement rattrapé notre retard dans l'ADSL mais sommes aussi devenus pionnier dans la Télévision sur IP. Personne ne pourrait venir contester la part considérable de richesses et de création d’emploi que ces sociétés ont amenée à notre économie !

 

Effectivement Barnier ne jouera certainement pas l’ayatollah du consommateur, comme le souligne de Kerderel, mais sera le fidèle toutou de ces oligopoles. Ce sera notre compétitivité et innovation industrielle qui en prendra un coup. Outre Atlantique, ils n’ont donc plus de souci à se faire sur ce point.

 

Ludovic Lassauce

Par Ludovic Lassauce - Publié dans : Politique - Communauté : Les libéraux français
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