Vendredi 4 mai 2007 5 04 /05 /2007 18:01

Le débat entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal n’a pas réussi à lever tous les doutes. A ce stade, je peux affirmer sans trop d’hésitation que je sais pour qui je ne voterai pas. En effet, les propositions de la candidate socialiste bien que pavées de bonnes intentions vis-à-vis des plus défavorisées sont toujours marquées d’une idéologie forte « malthusienne » socialiste qui consiste à penser que l’économie est un gâteau à partager, et que la « Table France » n’est pas assez grande pour accueillir tout le monde, alors il faut partager l’existant. Les conséquences de cette politique après 25 ans parlent d’elle-même, le désastre : les inégalités n’ont jamais cessé de se creuser, pire encore les passerelles sociales qui existaient auparavant se sont écroulées. Je discutais avec un ami américain démocrate qui me disait à quel point une politique de libre concurrence et de liberté de marché était importante pour permettre à chacun d’avoir la même chance de pouvoir réussir.

Bien que le raisonnement de la gauche soit logiquement bon en surface, ce sont les hypothèses de départ sont fausses. En effet, la « Table France » est suffisamment grande pour permettre à chacun de vivre décemment. Les politiques de gauche et de droite ont consisté à mettre en jachère une bonne partie de l’économie afin de fortifier certaines places fortes à coup de subventions et de règlementation favorable comme nos grandes sociétés du CAC40, et de garder un certain contrôle sur la société. C’est précisément cela que nous dénonçons.

Nicolas Sarkozy apparaîtrait comme libéral sur certaines propositions (certains libéraux ont pour ces raisons choisis de voter pour lui) ; bien qu’il se défende lui-même de vouloir d’une société libérale. Oui, il a compris qu’il fallait libérer un peu d’espace car la situation devient difficilement tenable. Mais il ne propose pas de changement profond du fonctionnement de notre société, il ne remet pas en cause cette jachère perpétuelle orchestrée par l’Etat, véritable politique de rationnement, de distribution au compte goutte plutôt que de redistribution (je préfère d’ailleurs prôner la libre circulation des capitaux plutôt que leur redistribution). Ce changement de système politique est indispensable tout simplement parce car le monde a profondément changé depuis les années 80 notamment à cause de l’accroissement des échanges commerciaux dans le monde, de la démocratisation de meilleurs moyens de communication comme le transport aérien et Internet et de l'émergence de plusieurs blocs économiques importants.

Alors dimanche, que dois-je faire ? Refuser cette grande mascarade vendue aux français par mon abstention (et être comptabiliser ainsi) ou faire barrage à une gauche qui reste sur des positions très archaïque ? J’attends avec impatience d’assister ce soir le débat organisé par Tendances Institut et Nathalie Brion au Racing Club de France entre les deux candidats pour prendre ma décision.

Ce que je voulais finalement de cette élection présidentielle c’était un changement radical dans notre manière de concevoir la politique. Alors que les chances de ce changement semblaient vaines, je regarde néanmoins avec beaucoup d’attention la situation à gauche. Verra t’on une scission au sein du parti entre ceux qui dénonceront Ségolène Royal pour avoir trop pactisé avec le centre et ceux qui lui reprocheront de n’avoir pas réussi à moderniser la gauche ? Cette scission profiterait à la refonte d’une gauche antilibérale nuisible à l’extrême menée par des dinosaures-caviar de la gauche comme Fabius et Hollande et la création d’une nouvelle gauche progressiste « un nouveau parti social-démocrate », dont François Bayrou, Michel Rocard, Claude Allègre, … semblent les représentants tout désignés. Dans cette recomposition de la politique française assisterons-nous à la constitution de 2 nouvelles majorités : les sociaux-démocrates et les conservateurs comme dans toutes les autres démocraties d’Europe, car je ne crois pas en l'existance durable d'un centre ou d'un extrème centre ? L’influence indépendante de ces formations d’une 3ème dimension "libérale authentique" permettant de pousser un débat parlementaire prendrait alors un sens très fort. C’est peut-être finalement la seule conséquence positive de l’élection de Nicolas Sarkozy dimanche.

 

L.L.

Par Ludovic Lassauce - Publié dans : Politique
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Jeudi 26 avril 2007 4 26 /04 /2007 14:52

Notamme l'étape n°20 de l'itinéraire: Traverser l'océan Atlantique à la nage.

Voir aussi le lien.

L.L.
Par Ludovic Lassauce - Publié dans : Insolites
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Mardi 24 avril 2007 2 24 /04 /2007 23:15
Vous avez été nombreux à réagir, parfois de manière hostile, voire violente, à mes derniers articles (notamment sur l'idée d'un gouvernement de centre-gauche qui est de toute manière précoce vu l'état de la gauche française). Mais cela montre que nous ne sommes pas prêts à nous vendre au premier venu, même si nous sommes ouverts à la discussion, à l'échange, voir à soutenir d'autres formations politiques.

Malgré le très bon score de François Bayrou, nous avons encore une longue route pour sortir du bipartisme et de nos réactions gauche/droite traditionnelles. Car finalement, ce sont elles qui dirigent notre décision finale et nourrissent nos élans. Le jeu de la négociation dans le but d'avancer des réformes, n'est pas encore dans notre mode de pensée, nous préferons une confrontation ou une préservation de la tradition du Roi.

Ce mécanisme de négociation ancré dans les valeurs libérales est un un prérequis en France avant même de penser voir une économie de marché. C'est un peu comme si vous vouliez montrer à un aveugle un beau paysage. A moins de n'avoir que l'ambition de garder pour soi ce beau paysage: vouloir le partager (et c'est notre ambition politique), pour que l'autre puisse à son tour s'en inspirer, nécessite de "vouloir voir".

C'est le sens de l'engagement d'Alternative Libérale,  celui de tous les libéraux et mieux encore celui de tous ceux qui n'étaient pas libéraux affirmés et qui nous ont rejoint parce qu'ils ont été convaincu que nos valeurs sont bonnes pour les Français. 

L'aventure est encore longue et nous aurons encore des divergences, mais ce qui compte c'est de pouvoir nous retrouver sur un socle de valeurs communes à chaque fois. Ce socle de valeurs, c'est une chance que nous avons, s'il peut conduire à la discorde, c'est avant tout une belle force motrice.


Le 2ème tour approche, j'hésite dois-je me résigner à faire barrage à cette gauche archaïque ou bien tout simplement remettre un bulletin blanc dans l'urne le 6 Mai prochain... ?

Ce qui compte dans tous les cas, ce sont tous les candidats d'Alternative Libérale qui auront besoin d'un soutien sans failles de tous les libéraux et de tous ceux qui aujourd'hui veulent d'une autre société.

L.L.
Par Ludovic Lassauce - Publié dans : Politique
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Vendredi 20 avril 2007 5 20 /04 /2007 16:53
Vous trouverez ci-après le communiqué officiel de l'ELDR sur la campagne présidentielle Française.

Les raisons sont pragmatiques, la première chose à faire en France: réforme institutionnelle car nous devons recréer une confiance des français dans leurs politiques, pour pouvoir leur proposer des réformes plus profondes.

Bonne lecture !

La France est dans la dernière ligne droite avant l’élection présidentielle historique de ce dimanche qui s’inscrit dans un contexte de taux de chômage élevé, de faible croissance économique et de crainte face à la globalisation. A la veille de ce vote crucial pour la France et pour l’Europe, le Parti Européen des Libéraux, Démocrates et Réformateurs a exprimé son soutien au candidat centriste François Bayrou.

Nous sommes à un moment décisif pour l’Europe. En effet les priorités et les méthodes de gestion du nouveau Président français auront des répercussions pour le continent tout entier. Grâce à un programme crédible de réformes, à son engagement européen et à sa volonté de rassembler, François Bayrou est le seul candidat capable de réformer la France et de créer un avenir meilleur pour la France et pour l’Europe,” a déclaré Annemie Neyts, Députée européenne et Présidente du Parti Européen des Libéraux, Démocrates et Réformateurs (ELDR).

François Bayrou est un ardent défenseur d’une Europe fédérale. En 2004, il a participé au lancement de l’Alliance des Démocrates et Libéraux pour l’Europe, troisième principal groupe parlementaire au Parlement européen. En étroite collaboration avec le groupe ADLE, les Libéraux Démocrates d’Europe travaillent ensemble en faveur d’une Europe en mesure de favoriser le développement des libertés individuelles, d’une culture de l’entreprise libre et dynamique, de la solidarité économique et sociale, de la protection de l’environnement et du respect et de la tolérance pour la diversité culturelle, religieuse et linguistique.

Les principaux hommes politiques Libéraux Démocrates Européens, que sont les Premiers Ministres Anders Fogh Ramussen, Matti Vanhanen et Andrus Ansip ont démontré que l’approche des libéraux démocrates pour favoriser une économie très compétitive ouvre la voie à la création de plus d’emplois et de meilleurs emplois et permet aux citoyens et aux entreprises de recueillir les bénéfices de la globalisation, ce qui constitue précisément ce dont la France a besoin aujourd’hui.


A propos de l'ELDR:

Le Parti Européen des Libéraux Démocrates et Réformateurs aisbl (Parti ELDR) rassemble 51 partis politiques qui partagent des idéaux libéraux, démocrates et réformateurs communs, et constitue le forum dans lequel ses partis membres développent une politique européenne coordonnée.


Par Ludovic Lassauce - Publié dans : Regards sur le monde
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Mercredi 18 avril 2007 3 18 /04 /2007 23:00
Ce soir j'étais l'invité de "France 24 debates", l'émission de débat à destination du monde anglophone sur France24. C'est Andrea Sanke qui me recevait avec Alessandra Galloni du Wall Street Journal, Lacques Le Cacheaux professeur d'économie à Sciences Po et Jacques Cossart, économiste et secrétaire général d'ATTAC.

Vous pourrez revoir le débat en live sur France24.


Je dois dire que j'ai été surpris par la fausse-complaisance de M. Le Cacheaux sur sa description trop optiministe de la situation économique de la France. C'est d'autant plus étonnant qu'il a  travaillé avec d'autres économistes comme Christian St Etienne sur un rapport  pour le gouvernement concernant la reforme de la fiscalité en France, le principal frein au développement économique et à la croissance.

L.L.


Par Ludovic Lassauce - Publié dans : Politique
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Lundi 16 avril 2007 1 16 /04 /2007 23:38
Etre Français, c’est vouloir partager des valeurs de démocratie, de respect des droits fondamentaux des personnes et de respect des minorités et de la diversité. Ces valeurs libérales et humanistes sont contenues dans l’héritage français du siècle des lumières et ont nourri les prémices de la révolution française de 1789. Les représentants de la France se doivent d’agir en accord avec ces valeurs.


Aujourd’hui, aux portes de l’Europe, la démocratie est en très grave danger en Russie. Le sujet fut d’ailleurs un des thèmes majeurs du conseil de l’EDLR (parti des libéraux démocrates Européens) le 13 avril dernier à Zagreb.


En effet, en novembre 2006, des changements majeurs ont été apportés à la loi électorale Russe. La loi prévoit la suppression d’une participation minimum des électeurs pour que l'élection soit déclarée valide; l'impossibilité pour les gens accusés « d'extrémisme » de s'inscrire en tant que candidat (sans donner une définition claire du terme « extrémisme ») et la suppression du droit de faire campagne contre d'autres candidats et partis dans les programmes de télévision. Autant dire que la capacité de critiquer l’action du gouvernement se trouve très réduite par cette nouvelle loi.

 

Yabloko, le parti de la Pomme et parti membre de l'ELDR, a été exclu des élections locales du 11 mars 2007 à St Petersbourg, ville dans laquelle il dispose d'un large soutien. La commission électorale de la ville avait estimé que de trop nombreuses signatures de soutien aux candidats du parti n'étaient pas valides. Le recours en appel auprès de la commission électorale fédérale a été rejeté.

 

Cette situation s’est amplifiée par de violents affrontements anti-Poutine avec les forces de l'ordre à St Petersbourg le 15 avril dernier à l’appel de leaders d’opposition comme l’ancien champion d’échec Garry Kasparov (comme le montre la photo ci-dessous qui me rappelle les évènements récents de Gare du Nord). Ce climat antidémocratique survient alors qu’en 2008 la Russie doit élire un nouveau président. La constitution Russe interdit à Vladimir Poutine de se représenter, mais la Russie n’est pas à l’abri d’un changement constitutionnel.

 

Le manque de médias nationaux indépendants, le musellement de la liberté d'expression, les répressions dans les républiques périphériques de Russie, et l'entrave aux actions des ONG internationales traduit le caractère omnipotent et dictatorial du président Poutine qui a une responsabilité directe sur cette situation inacceptable en Russie. L’association Reporters sans frontières dénonçait déjà cette situation en Russie, dans leur communiqué.

 

Cette situation est d’autant plus grave que la Russie a récemment recréé la version moderne du Pacte de Varsovie, il y a quelques années en fondant la SCO (Shanghai Coopération Organization), une évolution de Shanghai 5 la précédente organisation qui vise à établir un pacte militaire et énergétique entre les puissances Russes, Chinoises et les républiques d’Asie centrale. La SCO a pour objectif d’étendre son influence sur d’autres pays avoisinant comme le Vietnam. Autant dire un cocktail de dictatures qui est à l’origine des tensions très fortes de ces 5 dernières années avec les occidentaux (guerre en Irak, en Afghanistan, dossier Iranien, Corée du Nord).

 

La mondialisation des échanges c’est avant tout de refuser que des dictatures puissent s’installer, vivre du commerce international et priver de liberté tout un peuple. « Je ne suis pas libre, si tu ne l’es pas », tel doit être le leitmotiv des pays démocratiques dans ce nouveau siècle. Ces raisons il est urgent que les Européens affirment leur identité politique à travers une constitution simple décrivant nos valeurs et à travers l’unité de notre politique en matière d’affaires étrangères et de défense. Ces enjeux ont malheureusement complètement été occultés de la campagne présidentielle, il touche pourtant notre sécurité à tous.

 

Alors j’ai honte pour tous les combattants de la liberté, lorsque le président Chirac décerne le 22 septembre dernier à Poutine les insignes de Grand-Croix de la Légion d'Honneur, grade le plus élevé dans cette distinction.

 

Nous préparerons dans les jours plusieurs actions à l'attention de l’ordre des chevaliers de la légion d’honneur, aux présidents des groupes parlementaires et au prochain président de la République pour suspendre voir destituer Vladimir Poutine de sa légion d'honneur jusqu’à ce qu’il rétablisse en Russie des droits démocratiques pour ces concitoyens.

 

Au delà de cette situation, j’appelle à un débat parlementaire sur l'intérêt pour la collectivité de perpétuer ce rite hérité d'un empire et qui contribue à préserver une société basée sur des statuts.

 

Si vous souhaitez soutenir cette action, laissez-moi un commentaire sur ce post.

 

L.L.

Par Ludovic Lassauce - Publié dans : Grand angle
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Lundi 16 avril 2007 1 16 /04 /2007 00:30
Notre congrès à Zagreb a permis de nouer des relations amicales avec les libéraux de l'Europe entière: parlementaires nationaux, européens, secrétaire d'Etat, conseillers politiques, ... Partout en Europe les libéraux ont des responsabilités dans les gouvernements et favorisent une voie progressiste.

C'est le cas de Simone Filippini, parlementaire du D66, parti libéral-libertaire hollandais qui s'est notamment battu pour le progrès des libertés individuelles (avortement, euthanasie, légalisation des drogues) et celui de l'égalité de traitement des hommes et des femmes. Au cours d'une petite soirée le vendredi soir dans les clubs "chés-bran" de Zagreb,  nous avons aussi fait la connaissance de Myriam Cornillet, attachée de presse de l'ELDR  et seule représentante française à l'ELDR...

Et puis, au diner petit entretien avec Annemie Neyts (voir photo ci-contre), présidente de l'ELDR.... Annemie a été ministre adjointe des affaires étrangères belges et est député européens du VLD (dont le 1er ministre Belge Guy Verhofstadt est issu).

Rappelant l'histoire Belge de la reconversion des mines de charbon. La partie francophone dès le début avait utilisé les fonds de reconversion pour mettre en place une politique d'ouverture vers des nouvelles industries quand la partie flamande de la Belgique avait choisi la voie du protectionisme et des la subvention au maintien des mines, avec le résultat catastrophique socialement et économiquement que nous connaissons aujourd'hui.

Et puis programme culturel avec une visite de Zagreb en petit train (sur la photo ci-dessous).

A droite sur la photo, Daniel Tanahatoe (issu du VVD Hollandais) est conseiller politique au bureau de l'ELDR. Daniel est notre point de contact principal au sein de l'ELDR qui a permis l'établissement des relations avec Alternative Libérale initiées depuis avril 2006. Daniel fut ancien président du LYMEC (réseau Européen de jeunes libéraux) qui a récemment lancé une campagne à travers toute l'Europe pour une Europe sans VISA pour accueillir plus facilement des étudiants.

Partout dans nos échanges avec les libéraux Européens nous nous sommes retrouvés pleinement en phase avec le programme politique d'Alternative Libérale. Nous voulons favoriser une société où le citoyen est placé au centre des choix politiques. Nous favorisons le développement de sociétés démocratiques avec une véritable séparation des pouvoirs, le développement des libertés individuelles et de la concurrence bénéfique pour le consommateur.

L.L.
Par Ludovic Lassauce - Publié dans : Insolites - Communauté : Les libéraux français
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Samedi 14 avril 2007 6 14 /04 /2007 22:44
Edouard et moi-même étions invités ce week-end à Zagreb par l’EDLR pour présenter notre parti au conseil. L’ELDR est le parti Européen des libéraux démocrates et réformateurs. Il a été créé en 1966, il est présent au parlement européen au sein du groupe ALDE (ELDR + parti démocrate dont l’UDF fait parti) dont il représente 2/3. L’ALDE représente 15% des sièges au parlement et est la 3ème force. Il regroupe plus de 50 partis politiques de l’Atlantique à l’Oural. Tous les pays sont représentés sauf la France et la Grèce. L’ELDR est à l’origine d’un nombre important de directives libérales en Europe comme la directive service, la dérèglementation des Télécoms, des services postaux (en cours).


Nous avons été invitées à présenter la situation politique en France à l’orée des élections et à présenter Alternative Libérale. L’intervention d’Edouard Fillias a été largement applaudie, notamment sur notre démarcation ni socialiste, ni conservateur et les différents membres des délégations des partis libéraux Européens ont largement salué le travail nécessaire et indispensable d’Alternative Libérale en France. Les libéraux français sont depuis longtemps absent de cette grande famille libérale Européennes et leur retour est vivement apprécié.

 

Les libéraux en Europe réussissent à peser de manière significative dans les gouvernements de coalition en formant des alliances opportunes avec des partis socialistes, centristes ou conservateurs. Par exemple en Allemagne le FDP a été dans les gouvernements pendant 40 ans alternativement avec le SDP ou avec le CDU. Au Danemark, en Finlande, en Roumanie, en Belgique, en Estonie et à Andorre, les premiers ministres actuels sont issus de partis libéraux. Cette stratégie de coalition est choisie par Alternative Libérale.

Ainsi, le choix du parti libéral de soutenir François Bayrou s’inscrit dans cette perspective pour changer les règles du fonctionnement de la politique en France et promouvoir les réformes institutionnelles nécessaires au déblocage du pays. Ce choix de soutien à François Bayrou a été salué comme gage de sérieux. Alternative Libérale joue pleinement la stratégie d’influence des libéraux Européens. Les libéraux Européens trouvent qu’il est le candidat le plus proche de notre famille politique.

Nous revenons très enthousiastes de ces 2 jours de travail passés avec l'ELDR. Nous sommes convaincus que unis les libéraux français peuvent peser électoralement et que notre famille doit persévérer dans cette stratégie gagnante d'alliance.

L.L.

 

 

Par Ludovic Lassauce - Publié dans : Regards sur le monde - Communauté : Les libéraux français
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Mardi 10 avril 2007 2 10 /04 /2007 00:00

Depuis mi-février le candidat UDF grimpe dans les sondages et talonne la candidate socialiste. Est-ce un phénomène de mode ? Est ce que François Bayrou peut-il devenir président de la République Française ? Quelles sont les options envisageables pour transformer cet essai ?

La position du candidat UDF apparaît comme très controversée dans un Et-Et ou Ni-Ni inaudible. Mais comment va t’il gouverner ? Jamais il n’arrivera à mettre sur pied un gouvernement avec des gens de droite et des gens de gauche, il n’aura donc personne pour gouverner avec lui, annoncent ses détracteurs. Pire encore, il n’aura pas de majorité à l’assemblée pour ratifier les lois.

Sur ce dernier point, la légitimité des autres candidats en pôle position peut être aussi bien contestée, n’étant crédités tous les trois qu’entre 20% et 25%, nous pourrions aussi légitimement nous poser la question de la majorité qu’ils auront à l’assemblée.

En étudiant la situation Européenne, on retrouve assez souvent cette configuration électorale avec 2 partis de majorité : socialiste et conservateur entre lesquels se trouve des partis de centre, des démocrates, des libéraux, des progressistes,... qui pèsent de manière significative. La situation de l’UDF n’est donc pas un scoop si on regarde hors de nos frontières.

Généralement lors d’un scrutin national ces partis de centre accèdent au pouvoir parce qu’ils réussissent à prendre pied dans une majorité tantôt avec des conservateurs tantôt avec des socialistes. Ces pays dotés d’un parlement (qui fonctionne) voit alors un jeu de négociation permettant aux lois d’être adoptées démocratiquement. C’est le cas, du parti FDP en Allemagne qui représente la 3ème faction du Bundestag avec 61 députés et qui est présent dans toutes les coalitions gouvernementales de 1949 à 1998 en alternance avec les démocrates-chrétiens (CDU) ou les sociaux-démocrates (SDP). En Irlande, les « Progressive Democrats » ont aussi adopté cette stratégie. Alors qu’ils ont été fondés seulement en 1985, ils arrivent au pouvoir dans une coalition en 1997. Plus récemment en Estonie c’est le mouvement libéral réformateur (ERP) qui prend le pouvoir avec le parti du centre (KESK) et l’Union du peuple (conservateur) dans une coalition. Le groupe du centre démocrate libéral représenté par l’ALDE (à laquelle l’UDF appartient) représente la 3ème force du parlement Européen, véritable force de proposition et d’influence l’ALDE s’allie avec le PPE (conservateurs) ou le PSE (socialistes) suivant leur stratégie politique. Alors que les partis de majorité s’engouffrent bien souvent dans une guerre idéologique de tranchées, le centre libéral démocrate représente un pragmatisme politique et une certaine garantie de la continuité au-delà des alternances.

Alors pourquoi en France en serait-il autrement ? Parce qu’une Ségolène Royal n’a pas la côte au sein du parti socialiste ou au sein de la gauche traditionnelle ? Est-ce vraiment représentatif des votants socialistes ? A droite Nicolas Sarkozy maintient avec fermeté ses positions. Même si les sondages sont favorables au candidat UDF, ils semblent plutôt confirmer une certaine défiance vis à vis du système ou encore une indécision des électeurs qui voit en François Bayrou l’anti-système modéré. Mais les électeurs de gauche ne se souviendront-ils pas de 2002 le jour de passer à l’acte ?

L’UDF a d’ailleurs souvent pris part à ce jeu de coalition avec les conservateurs. Malheureusement, la situation politique française de pouvoir absolu de l’exécutif sur le parlement rend bien impossible toute négociation ou influence. Pire les quelques représentants centristes se font absorber dans le parti de masse sans pouvoir exercer leur influence. Dans ce climat volatile, Daniel Cohn-Bendit a eu raison de lancer la proposition de coalition avec le Parti Socialiste. Si le projet de l’UDF n’a pas grand chose en commun avec celui de l’UMP qui se contente de perpétuer tranquillement la tradition du roi, en revanche et précisément sur la question des institutions, le projet UDF rejoint celui du parti socialiste à quelques modifications près. Un tel projet de refonte des règles du jeu politique ne peut se faire qu’avec le soutient d’un parti de majorité. Ainsi François Bayrou aurait toutes ses chances d’arriver au 2ème tour s’il rassure les électeurs de gauche en annonçant publiquement un soutien réciproque à Ségolène Royal au 2ème tour face à Nicolas Sarkozy. A l’issue du scrutin, le gagnant (ou la gagnante) face à Nicolas Sarkozy pourrait mettre en place un gouvernement de centre-gauche incluant les écologistes de Cap21 et les libéraux d’Alternative Libérale en menant une politique progressiste sociale démocrate et sociale libérale. Après 2 années nécessaires pour mettre en place cette 6ème république une dissolution de l’Assemblée Nationale suivie d’élections proportionnelles donnerait le jour à un nouveau gouvernement permettant de continuer les réformes dans un esprit de négociation et non pas à coup de bras de fer comme nous avons pu le voir avec l’épisode du CPE.

C’est le fonctionnement de toutes les démocraties Européennes, alors pourquoi la France ne pourrait-elle pas adopter ce principe ?

Par Ludovic Lassauce - Publié dans : Politique
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Samedi 7 avril 2007 6 07 /04 /2007 15:18
Les syndicats ont encore frappé. Après l'affaire Usines Center c'est au tour de la zone commerciale de Plan de Campagne de subir la frénésie idéologique des syndicats. J'entendais l'interview des salariés des commerces de la zone se plaindre de la fermeture le dimanche qui représente un manque à gagner de 300 euros par mois dans leur budget. C'est plusieurs centaines d'emplois menacés. Mais qui peuvent-ils trouver pour défendre leur cause quand les syndicats qui sont censés les représenter sont les principaux instigateur de ce conflit ?

Cette attitude irresponsable des sndicats est inacceptable et doit être condamnée. C'est de l'abus de pouvoir.

Par ailleurs, Cette loi datant de 1905 est-elle encore valable de nos jours ?

D'autre part est-il normal que certain magasin ont le droit à ouvrir le dimanche en toute légalité comme c'est le cas dans la galerie marchande du Louvre alors que d'autres n'y ont pas droit ?

A Paris, l'ouverture des magasins le dimanche et la nuit sera un thème important de nos propositions.
Par Ludovic Lassauce - Publié dans : Grand angle
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"A government big enough to give you everything you want, is big enough to take away everything you have." - Thomas Jefferson

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