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J'ai signé le Pacte du Logiciel Libre




"Le Manifeste des Alterlibéraux", aux éditions Michalon




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"La Bulle", par Nathalie Brion et Jean Brousse
La France divorce de ses élites





"La querelle de OGM", par Jean-Paul Oury


Mardi 27 février 2007
Nous avions choisi le week-end dernier pour notre périple à la Réunion à la rencontre de nos adhérents et candidats avec Edouard Fillias, président d'Alternative Libérale. Nous avons trouvé un intrus de taille dans nos bagages: Gamède, un cyclone géant de 1400 kilomètres de diamètre environ qui s'est abattu sur l'île.  Je vous laisse apprécié un aperçu de la situation avant le passage du cyclone.



DSCN0739

Est-ce un signe ?

La réunion serait-elle parmi les premiers départements Français à basculer dans le libéralisme à partir de 2007 ?

Après quelques échanges avec Serge Michaudet et Jacky Lechat, j'en suis convaincu. Comme beaucoup de nos candidats en France, nous avons rencontré une équipe militante de choc qui se bat sans relâche pour faire valoir nos valeurs auprès des Réunionnais jour après jour (tractage, affichage, presse locale, ...). Sur l'île, les arguments en faveur de nos valeurs ne manquent pas, voir le post d'Edouard à ce sujet (lutter contre la corruption des élus, favoriser la continuité territoriale, donner du pouvoir d'achat, modifier le système de protection sociale notamment grâce à notre revenu liberté incitatif d'un retour rapide à une activité, ...). Je tiens à remercier tous nos adhérents à la Réunion qui nous ont accueilli avec beaucoup de chaleur malgré les difficultés du moment.

Sous le couvre-feu, nous sommes restés bloqués dans notre hôtel à St Pierre. Nous avons heureusement la chance d'avoir de l'eau et de l'électricité, ce qui n'était pas le cas de la plupart des Réunionnais. A l'hôtel, nous étions en compagnie de Marcel, le veilleur de nuit et Bruno Maringue (chef cuisinier, étoilé au guide Michelin et de passage sur l’île) qui ont fait de notre couvre-feu un moment de vrai bonheur. Bruno nous racontait les difficultés qu'il avait à pratiquer son métier en France. Cette année, il a décidé de partir en Asie du Sud pour entreprendre. En effet, la baisse de fréquentation des amateurs de gastronomie, les charges et la bureaucratie écrasante qui pesaient sur son affaire familiale qui remontait à l'époque de son arrière-grand-mère l'ont contraint à s'en séparer récemment comment des milliers de français à contre-coeur. Notre système social ne favorise pas l'artisanat et l'entreprise familiale, il l'étouffe privilégiant le salariat ou les grands groupes industriels. Quel meilleur bonheur pourtant de pouvoir travailler pour sa propre entreprise ? N'est-ce pas finalement un ce que notre société devrait encourager ? C'est un des combats que nous menons avec Alternative Libérale.

Enfin, le dernier souvenir que je garderai de la Réunion c'est la diversité des différentes cultures qui s'y mélangent dans le respect et l'échange. J'y retrouve un peu l'état d'esprit de tolérance et de mixité que j'avais découvert à Singapour à l'époque où j'y résidais. On trouve différentes origines qui compose la richesse de l'île: des descendants d'Indonésiens venus peuplés les rivages de l'océan Indien, des Indiens, des Malgaches, des Africains et des caucasiens (les Z'oreilles ou les Z'auréoles suivant que ceux-ci se sont plus ou moins bien intégrés à la culture Réunionnaise). La Réunion c'est le cocktail moderne d'un 21° siècle qui doit être de paix et sans frontières pour toutes les cultures. Quoi de plus agréable que de se balader dans un quartier en y percevant les incantations bouddhistes, juives, musulmanes, chrétiennes, hindouistes, païennes, ... Au détour d'un chemin, on s'enrichit d'une rencontre. C'est de cet esprit de voyage que je puise ma confiance infinie en l'autre et mon désir de liberté d'échange.

Dernière image, celle d'un quotidien local au prise entre catastrophe naturelle et souci de continuer à incourage l'impôt sur sa première page.

Un séjour à la Réunion que je n'oublierai pas ! En attendant, je suis de tout coeur solidaire avec mes compatriotes Réunionnais qui subissent en ce moment un deuxième passage de Gamède.

L.L.

par Ludovic Lassauce publié dans : Politique
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Vendredi 23 février 2007

Ces derniers jours, j’étais en séminaire professionnel. Ce genre de moment est toujours très instructif car on y invite des pointures dans le domaine des Télécoms et nouvelles technologies.

 

Vous avez peut être entendu parler des « Villes Numériques », concept d’abord lancé par Google à San Francisco qui a équipé la municipalité d’un réseau WiFi gratuit. Ce réseau est financé grâce à la mise en réseau de services d’utilité public et de la publicité. En Angleterre, des expériences similaires se développent dans 16 municipalités sous le nom de « Wireless Cities ». A Paris, le renouvellement du contrat des panneaux d’affichage confié à JC Decaux a pour enjeu de transformer Paris en « ville numérique ». En France, nous avons tellement morcelé l’économie à coup de règlementation que la création d’un tel modèle économique devient plus difficile. Il faudra donc attendre en peu plus longtemps pour avoir Internet gratuit partout. Ce concept s’appuie sur ce qu’on appelle en Telecom le « machine à machine ».

 

L’idée est de rendre communicant chaque parcelle d’électronique et de lui permettre d’échanger de l’information utile avec des entreprises ou bien des utilisateurs grâce aux réseaux mobiles disponibles.

 

Par exemple dans le domaine de l’énergie, on connecte tous les compteurs d’eau, de gaz et d’électricité afin de les piloter à distance pour pouvoir facturer le client par rapport à sa consommation réelle ou bien pour prévenir d’éventuelle fuite dans le réseau de distribution. On crée alors un réseau sur lequel peuvent se partager d’autres types d’information par un effet de mutualisation bénéfique. Depuis la dérèglementation des services initiée par l’Europe, ces sociétés exploitant un service public délégué focalisés dans l’eau, le gaz ou l’électricité sont challengées sur la qualité de leur service et sur des contraintes environnementales. Nous étions dans un marché arrangé où le gâteau est partagé principalement entre 3 acteurs Veolia, Suez et Saur (groupe Bouygues). Aujourd’hui la maîtrise de la facturation des usages est concurrencée par de nouveaux entrants avec des offres attractives en terme de relation client et combinant d’autres services.

 

L’enjeu de ces réseaux de machines de communication est de permettre à ces acteurs de se proposer un guichet unique de services et de facturation pour les citoyens. C’est un peu l’esprit du concept de « box » d’abord lancé par Free puis repris par Darty, Poweo, e.l.m. Leblanc (groupe Bosch) ou bien Legrand dans ses projets domotiques. Imaginez une boite communicante chez vous reliée à votre chaudière, l’arrosage de votre jardin, votre frigo et votre prestataire de eShopping, votre assurance pour de l’assistance médicale, … et s’appuyant sur un réseau de boite similaire chez vos voisins pour transporter l’information à bas coût jusqu’au destinataire de votre choix dans le monde.

 

C’est l’idée sous jacente du modèle Google qui finance alors gratuitement un réseau métropolitain de points d’accès communicants ensemble dans la ville de San Francisco permettant à la fois de fournir de l’Internet public gratuit mais aussi de transporter des données utiles privées finançant ainsi l’accès publique. Tout cela est rendu possible grâce au Peer-to-Peer (consistant à s’affranchir des silos de communication entre les « jardins gardés » de certains opérateurs pour favoriser avant tout les transactions directes entre individus) et à une dérèglementation forte du marché.

 

Dommage que cette vision de l’échange libre ne soit pas au goût de nos hommes politiques qui y voient une rupture avec les principes centralisateurs de notre religion d’Etat jacobine, mettant le Peer-to-Peer hors la loi. Voir le post de mon ami Aurélien sur le sujet des droits d’auteur et l’article suivant pour le Peer-to-Peer.

 

Aujourd’hui, Microsoft lance son nouveau système d’exploitation Windows Vista, la bonne nouvelle : ce logiciel intègre en natif le Peer-to-Peer justement pour que les applications puissent bénéficier de cette formidable puissance d’échange sans être bloquée par un quelconque opérateur ou bien par des barrières technologiques rendant les systèmes inopérables. Je m’étonne alors que Microsoft ait eu l’autorisation de commercialiser Vista en France. Voilà un beau casse-tête pour nos parlementaires férus de protectionnisme et règlementation centralisatrice à outrance car une brèche gigantesque s’ouvre devant leurs yeux !

 

Aujourd’hui, nos lois cristallisent le fonctionnement de ces nouvelles technologies. Le Peer-to-Peer permet de faire diminuer les coûts de diffusion et de promotion favorisant les auteurs/éditeurs au profit des intermédiaires de distribution plus classiques qui contrôlaient leur promotion.


L.L.

par Ludovic Lassauce publié dans : Grand angle
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Jeudi 15 février 2007

Faut-il punir les clients des prostitués ?

Voilà le thème du débat de ce soir dans l'Arène de France présenté par Stéphane Bern. Dans le camp de la prohibition : la socialiste Laurence Rossignol porte parole d'un message moralisateur qui veut imposer sa vision du monde à tous, sans complexe. Quelle arrogance et manque de tolérance ! Sous son côté bonne mère de famille irréprochable, elle nous déballe un discours digne du plus dur du puritanisme anglo saxon, qu'elle n'hésite pas à dénoncer par ailleurs ! Quelle catastrophe ! A côté de Laurence, Nicolas c'est un enfant de coeur.

De plus, quelle hypocrisie cette proposition de loi ! On n'interdit pas les prostitué(e)s de faire leur métier et de payer l'URSSAF mais on veut coller des amendes à leurs clients. Finalement on peut se demander qui est le proxénète dans l'histoire ? L'Etat qui se goinfre sur leur dos ?

Il est indispensable de combattre avec fermeté le commerce d'humains et l'organisation de réseaux mafieux. Et la différence avec un(e) prostitué(e) exerçant en libéral(e) est flagrante. Nous avons rencontré plusieurs associations de prostitué(e)s indépendant(e)s. La répression et la traque à la profession les desservent et contribuent à la prolifération des mafias. Voilà le message que nous avons entendu. L'histoire a d'ailleurs bien montré que la prohibition a toujours échoué.

Ce combat des puritains de ce soir est plus animé d'un désir de "belle façade" que d'un réel égard pour le sort de ces prostitué(e)s qui ne demandent qu'à jouir pleinement de leurs droits de citoyen.

J'ai choisi la voie libérale car j'en ai assez de nous voir imposer par ces conservateurs de gauche et de droite des diktats de bonne conduite. Après le tabac, l'alcool, le sexe, le sucre, les graisses, le pétrole, le cannabis, le téléchargement sur Internet, la caricature des religions, la critique de certains passages de l'histoire, le camping sauvage (sauf dans les rues de Paris), ... à ce rythme nous devrons instaurer des cours intensifs d'apprentissage des interdits dans toutes les écoles  et faire passer une épreuve sur les interdits en France. Quel ridicule ! Tout interdire est la meilleure voie pour faire perdre à chacun sa propre capacité de juger entre ce qui est bien ou mal pour lui. C'est la voie du totalitarisme et de l'irresponsabilité. Ce n'est pas la voie que nous avons choisie au sein d'Alternative Libérale. A ce titre, je vous conseille le livre de mon ami Mathieu Laine: "la grande nurserie", qui décrit pleinement cette société nounou.

L.L 

par Ludovic Lassauce publié dans : Grand angle
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Mardi 13 février 2007

Chers lecteurs,

Le 8 février dernier, le conseil d'Etat renonce au contrôle de la conformité d'un décret à la constitution Française si celui-ci découle d'un texte de loi Européen. Le Conseil constitutionnel refusait déjà depuis le 10 juin 2004 de contrôler la conformité à la Constitution d’une loi transposant une directive européenne.

Cet arrêté du conseil d'Etat est une véritable révolution, certes digne d'un 49-3 à la mode Villepin car il donne priorité au texte de loi Européen sur notre constitution. Fervent défenseur du projet d'une fédération Européenne, je ne peux que me féliciter d'une telle décision. Néanmoins avec cette porte ouverte, il devient urgent de remettre à l'ordre du jour le projet d'une constitution Européenne. Je rappelais lors de mon discours au congrès du Bataclan le 4 février dernier, en introduction de la présidente de l'ELDR, de l'importance de définir ce projet Européen : un système de valeurs dans lequel chaque citoyen Européen puisse se reconnaître et adhérer. Une constitution qui soit simple et compréhensible par tous les citoyens de l'Europe !

Il n'est pas question de créer une machine à broyer transposition de notre Etat providence mais au contraire de définir un espace de liberté permettant à chaque citoyen de trouver sa place.

Alors que mon opposante UMP dans le 18° arrondissement de Paris rumine ses vieux relents de souverainisme sur son blog, son analyse de l'échec du référendum du 29 mai 2005 démontre bien le manque de remise en cause du parti conservateur de droite qu'elle représente et leur attachement à user de notre république jusqu'au dernier souffle.

Bien au contraire cet élan du Conseil d’ Etat très surprenant est un acte héroïque face à des prétendants de gauche comme de droite nous promettant monts et merveilles avec de l'argent que nous n'avons pas. Le Conseil d'Etat place l'Europe comme un véritable garde fou face à ces politiques clientélistes irresponsables et ultra dépensière de nos prétendants au trône de la république. Cela permettra en outre d'accélérer, par le biais de l'Europe, les réformes nécessaires en France à la modernisation de notre modèle social d'après guerre (assurances santés, énergie, retraites, ...).

Nous sommes le petit dernier en Europe à suivre l'exemple de nos confrères qui commencent à respirer la croissance.

L.L.

par Ludovic Lassauce publié dans : Politique
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Lundi 12 février 2007

Un ami m'a communiqué le polycopié d'un de ses cours à l'ENA, voir l'extrait ci-dessous:


ECOLE NATIONALE D'ADMINISTRATION

COURS DE LANGUE DE BOIS

Commencez par la case en haut à gauche, puis enchaînez avec n’importe quelle case en colonne 2, puis avec n’importe laquelle en 3, puis n’importe laquelle en 4 et revenez ensuite où bon vous semble en colonne 1 pour enchaîner au hasard…

Mais surtout, n’oubliez pas d’y mettre l’intonation et la force de conviction…

1

2

3

4

Mesdames, messieurs,

la conjoncture actuelle

doit s’intégrer à la finalisation globale

d’un processus allant vers plus d’égalité.

Je reste fondamentalement persuadé que

la situation d’exclusion que certains d’entre vous connaissent

oblige à la prise en compte encore plus effective

d’un avenir s’orientant vers plus de progrès et plus de justice.

Dès lors, sachez que je me battrai pour faire admettre que

l’acuité des problèmes de la vie quotidienne

interpelle le citoyen que je suis et nous oblige tous à aller de l’avant dans la voie

d’une restructuration dans laquelle chacun pourra enfin retrouver sa dignité.

Par ailleurs, c’est en toute connaissance de cause que je peux affirmer aujourd’hui que

la volonté farouche de sortir notre pays de la crise

a pour conséquence obligatoire l’urgente nécessité

d’une valorisation sans concession de nos caractères spécifiques.

Je tiens à vous dire ici ma détermination sans faille pour clamer haut et fort que

l’effort prioritaire en faveur du statut précaire des exclus

conforte mon désir incontestable d’aller dans le sens

d’un plan correspondant véritablement aux exigences légitimes de chacun.

J’ai depuis longtemps (ai-je besoin de vous le rappeler ?), défendu l’idée que

le particularisme dû à notre histoire unique

doit nous amener au choix réellement impératif

de solutions rapides correspondant aux grands axes sociaux prioritaires.

Et c’est en toute conscience que je déclare avec conviction que

l’aspiration plus que légitime de chacun au progrès social

doit prendre en compte les préoccupations de la population de base dans l’élaboration

d’un programme plus humain, plus fraternel et plus juste.

Et ce n’est certainement pas vous, mes chers compatriotes, qui me contredirez si je vous dis que

la nécessité de répondre à votre inquiétude journalière, que vous soyez jeunes ou âgés,

entraîne une mission somme toute des plus exaltantes pour moi : l’élaboration

d’un projet porteur de véritables espoirs, notamment pour les plus démunis.


L.L.
par Ludovic Lassauce publié dans : Paris
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