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J'ai signé le Pacte du Logiciel Libre




"Le Manifeste des Alterlibéraux", aux éditions Michalon




OGM




"La Bulle", par Nathalie Brion et Jean Brousse
La France divorce de ses élites





"La querelle de OGM", par Jean-Paul Oury


Vendredi 29 juin 2007
Nous pouvons constater que, dans le monde initial ouvert de l'Internet,  la libre concurrence a apporté beaucoup  aux consommateurs qui ont vu leur  téléphone devenir gratuit par exemple ou bien qui ont vu une démocratisation et une multiplication de l'accès aux contenus. Le principe d'Internet et de l'IP (le standard d'échange libre introduit pour supporter Internet) était de créer un espace virtuel de libre échange entre des opérateurs de réseau désireux de rejoindre la sphère.

On ne peut pas en dire autant dans le monde des télécommunications mobiles où la carte SIM a contribué notamment à créer des silos étanches entre ces réseaux. Les pouvoirs publics ont d'ailleurs été plus attentifs à l'encadrement du marché. Là où des acteurs comme Free ont pu se positionner pour repousser les limites en termes de services aux consommateurs, le monde du mobile n'a pas connu cette joie. Le marché des télécommunications mobile à valeur ajoutée représente certes plusieurs centaines de millions d'euros par an de revenus en moyenne par pays de l'UE. Il n'en reste pas moins d'une pauvreté certaine en terme de services malgré les moyens techniques disponibles.

Si on zoom, on peut se rendre compte que les Etats ont organisé de manière remarquable ce marché. Car tout d'abord le système de licence mis en place à une échelle nationale a placé la barrière d'accès si haute qu'elle limite pour chaque pays le marché à quelques acteurs: l'opérateur fixe historique, puis généralement 1 ou 2 groupes financiers proche de l'Etat. Cette concurrence encadrée permet d'établir non seulement un consensus sur les prix, mais aussi de mettre en place des mécanismes financiers entre opérateurs grâce aux déséquilibres des compensations sur le roaming en faveur de certains comme Swisscom ou Monaco Telecom qui jouent un rôle central dans ces mécanismes. On peut s'étonner que la commission ait tant de mal à faire plier les opérateurs lorsqu'on imagine les enjeux financiers. Il ne lui reste plus qu'à s'agiter de temps en temps pour calmer les esprits, notamment la pression des associations de consommateurs. En France, par exemple le marché des services mobiles à valeur ajoutée est complètement tenu par un organisme commun entre les opérateurs, qui décident des modalités de rémunération des fournisseurs de services ainsi que des services qui auront le droit de fonctionner sur le réseau. Autant dire que toute innovation et espérance de retour pour investissement pour un fournisseur de service ont été mis sous cloche.

Lorsque la justice française rend son jugement historique pour condamner sévèrement nos opérateurs en France, d'un montant historique, ce sont les consommateurs qui vont payer doublement la note. Car c'est l'Etat qui recevra les 534 millions d'euros d'amende et les consommateurs qui le paieront sur les prix. Alors, c'est bien dommage dans cette affaire que personne ne s'interroge sur l'organisation même de ce marché, qui au départ n'est pas concurrentiel et concentre un pouvoir important dans quelques mains.  L'ARCEP, l'organisme de régulation des Télécoms en France pourrait par exemple  libérer  le marché  en  autorisant  à des industriels de créer des réseaux  régionaux voir au sein d'une agglomération ou bien d'un quartier en concurrence des opérateurs mobiles existants. La relation entre ces industriels et les fournisseurs de services seraient alors beaucoup plus équilibrée pour le bien des consommateurs. Ce fut d'ailleurs l'objet de la création de MVNO, mais ceux-ci restent très dépendant des opérateurs mobiles qui leur fournissent le réseau, sans pouvoir représenter une alternative crédible.

Aujourd'hui c'est le marché de l'électricité qui s'ouvre malheureusement dans ce même esprit de concurrence faussée. Pourtant la libre concurrence est le meilleur recours pour le citoyen pour se prévaloir de l'abus de position dominante de certains acteurs. Rappelons les progrès amenés par les libéraux en Europe: Paris-Barcelone à 20€ en avion via les low-costs depuis la dérèglementation du transport aérien, la minute de téléphone gratuite en France et jusqu'en Chine grâce à la dérèglementation des télécommunications.

L.L.
par Ludovic Lassauce publié dans : Grand angle
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Mardi 26 juin 2007

Hier soir  le camarade Jean-Michel et moi-même assistions à un conseil de quartier  sur le thème  "bien vieillir". A Paris les retraités représentent 22% de la population totale. C'est un chiffre qui devrait en moyenne croître de +10% à 15% selon les tranches d'âge d'ici à 2010.

Un hôpital comme Bretonneau fut érigé au XIX° siècle avec comme spécialité le soin aux enfants notamment la lutter contre la typhoïde a été transformé en véritable hôpital gériatrique. Il accueille maintenant des services spécialisés dans les maladies de la mémoire comme Alzheimer, dans la recherche sur les chutes et les troubles de l'équilibre ainsi que sur la maladie de Parkinson. L'hôpital bénéficie ainsi auprès du 3ème âge d'une bonne aura. Pour les personnes âgées du quartier, entrer à Bretonneau est devenu une sorte de rêve. On y est accueilli avec un service de grand luxe. C'est aussi l'opportunité d'un bilan médical très approfondi et surtout l'occasion de se retrouver dans une "ville" pour vaincre l'isolement dont sont souvent victime ces personnes âgées.

Malheureusement, le sésame est bien souvent difficile à atteindre. L'hôpital accepte 3000 consultations par an maximum via le médecin généraliste et quelques 100 places pour les soins longue durée.

Alors quelles options peut-on envisager pour toutes ces personnes qui aspirent encore à être "dans" notre société ? Si le conseil de quartier n'était pas complètement verrouillé par l'adjoint au maire socialiste qui fait la promotion de la politique de la ville de Paris, nous aurions pu avoir un débat. C'est d'ailleurs, la remarque d'un membre de l'assemblée qui reprochait le manque de démocratie patent de l'arrondissement.

Les solutions pour démocratiser l'accès aux services de Bretonneau, elles existent: le développement par exemple de "l'hôpital à domicile", la mise en vente de dispositif de prévention, ... Et surtout une solution encore inexploitée: l'implication des assurances santés dans le processus d'accompagnement / prévention. Notre système d'assurance santé (la fameuse "Sécu") se désintéresse totalement de ses administrés, par cause: l'absence de concurrence brise toute intérêt d'améliorer la qualité de service. Une assurance privée soucieux de garder en bonne santé ses clients redoublerait d'effort et de prévention des risques.

Ensuite,  la mobilité  est souvent une cause d'isolement. En effet, il peut devenir difficile de se déplacer en cas de mobilité réduite et faute de transport public. Le déploiement d'un réseau de navette efficace qui doit répondre à une demande très aléatoire, est très difficile à organiser pour un pouvoir public rigide et peu enclin à gérer des situations particulières.  Un réseau de navettes privées s'organisant avec des ressources locales et développant un service de transport public de proximité pourraient largement desservir ces besoins. Je déplore aujourd'hui, dans notre société que la règlementation soit une entrave au développement de ce type d'initiative. Car en effet seule la RATP est autorisée à opérer un réseau de transport public à Paris.

Enfin, le plus choquant fut la réaction de l'adjoint au maire à la demande du président de E.M.A.N.A., une association qui a pignon sur rue dans le 18° et reconnue pour ses services. E.M.A.NA. aurait largement besoin de plus de bénévoles pour assurer le service de proximité que l'association rend. Mais ce type d'initiative est nuisible pour les socialistes qui n'ont pas le contrôle "électoral" de l'association. De plus, pour servir d'accompagnateur (entretenir une discussion, pousser un fauteuil roulant, faire des petites courses, ...) selon cet adjoint, il faut une formation diplômante. J'entends alors un pamphlet de précautions à prendre décourageant toute initiative bénévole et justifiant l'omniprésence de l'Etat, désertifiant ainsi toute solidarité locale.

De plus cela fait de l'ombre au dispositif émeraude et au service civil que la mairie met en place. Parachuter des jeunes dans le 18° soulève déjà l'inquiétude des personnes de l'assemblée qui appréhendent cet inconnu. Un facteur de stress dont ils se passeraient bien. Mieux vaut utiliser les ressources locales et les liens qui peuvent se créer, comme le préconise le président d'E.M.A.N.A. qui a l'habitude avec son association de rendre bien des services. La vraie solidarité est celle qui s'organise spontanément à la base et pas celle qui se décrète d'en haut.

Car pour aider E.M.A.N.A. à réaliser sa mission de service aux autres il existerait des pistes. Tout d'abord réformer le système des fondations comme je le proposais dans un courrier précédent pour permettre à ces associations de bénéficier plus facilement des abattements fiscaux nécessaires pour lever de l'argent. Ceci engage l'action du député. Et permettre de déclarer des heures de "service bénévole" moyennant un abattement sur les impôts locaux pour toute personne s'engageant au service des autres, engageant une action du maire.

L.L.



par Ludovic Lassauce publié dans : Paris
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Jeudi 21 juin 2007
Aujourd'hui j'étais invité par l'ELDR  à la conférence des chefs d'Etat libéraux  membres de l'ELDR pour statuer sur le mini-traité. Parmi les ministres et leader invités  il y a avait: Guy Verhofstadt (1er ministre belge), Cecilia Malmström (ministre des affaires européennes suédois), Calin Popescu-Tariceanu (1er ministre roumain), Anders Fogh Rasmussen (1er ministre danois), Andrus Ansip (1er ministre estonien),  Graham Watson (président du groupe parlementaire ALDE au parlement ), Annemie Neyts (président ELDR), Matti Vanhanen (1er ministre finlandais), Olli Rehn (commissaire européen à l'élargissement).

Liberal-democrate.jpg

Nous voulons d'un nouveau mini-traité et nous encourageons la présidence allemande qui souhaite vivement relancer le processus Européen. C'est un enjeu important pour permettre à l'Europe de répondre aux demandes de ces citoyens tant sur des aspects de politique intérieure, de politique des frontières que de représentation extérieure.

Ce mini-traité doit être simple et doit inclure les innovations institutionnelles et procéduriales comme la charte sur les droits fondamentaux. En revanche, la partie III du traité qui rassemble les différentes politiques de l'Union ne doit pas être inclus dans ce nouveau traité. C'est principalement cette partie qui avait divisé les français sur l'adoption de la consitution en 2005.

Les leaders libéraux européens sont contre toute renégociation du package institutionnel ainsi proposé et rediscussion des droits de vote, acceptée dans la consitution Européenne.

Pour les libéraux démocrates, il est essentiel que les points suivants soient surlignés dans ce nouveau traité:
-une référence aux droits fondamentaux pour les citoyens de l'UE, comme socle engageant pour les états membres;
-un rôle renforcé de l'UE dans le monde avec une extension de ses prérogatives sur: le droit d'asile, l'immigration et la coopération judiciaire dans les affaires crimminelles ainsi que sur une modernisation de la politique européenne avec l'ajout d'une clause de solidarité entre les états membres sur l'énergie, la lutte contre le terrorisme et une défense collective;
-un contrôle plus important sur les activités de l'UE par les parlements nationaux selon le principe de subsidiarité;
-un engagement d'un ratification par les parlements nationaux du présent traité pour une adoption en 2009.

Pour Alternative Libérale, en phase de rejoindre l'ELDR comme membre permanent, nous devons devenir le relais de communication des résolutions politiques en France des libéraux démocrates.

Ce mini-traité doit donner à l'Europe une existance légale pour pouvoir peser et faire valoir les intérêts des concitoyens dans le monde.

Pour rappel, l'ALDE (groupe des libéraux démocrates Européens) représente le 3ème groupe au parlement Européen avec environ 15% des sièges derrière le PPE (conservateur) et le PSE (socialiste).


L.L.
par Ludovic Lassauce publié dans : Regards sur le monde communauté : Les libéraux français
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Mercredi 20 juin 2007
Depuis aujourd'hui la Reine d'Angleterre a donné le titre de Lord à Salman Rushdie. Cet écrivain Indien qui avait fait parler de lui pour ses versets sataniques en septembre 1988.

Ce livre avait déclanché une vive réaction dans le monde islamique.  Ce livre avait été banni  dans plusieurs pays dont l'Inde,  l'Afrique du Sud, le Pakistan,  l'Arabie Saoudite,  l'Egypte,  la Somalie, le Bangladesh, le Soudan, la Malaisie,  l'Indonésie et la Quatar.  Sur Radio Téhéran, une fatwa réclamait alors l'exécution de Salman Rushdie pour avoir  blaphémer contre l'Islam.

La liberté d'expression ne doit pas avoir de limite car c'est la seule arme contre toute forme de totalitarisme qu'il soit politique ou religieux. En France, plusieurs essais de censure et de lois liberticides contre le blasphème ont été tentés. Ils ont échoué et le récent procès Charlie Hebdo a été une victoire pour la liberté d'expression.

LiberteCherie-small.jpg

Quelques intégristes ont décidé d'utiliser l'Islam pour leur croisade pour établir leur règne, celui d'une terreur totalitaire. Pour l'immense majorité de musulmans qui désire vivre en harmonie avec d'autres cultures, nous devons leur garantir dans nos démocraties, le respect des droits fondamentaux, d'expression libre et de respect de la personne.

L.L.
par Ludovic Lassauce publié dans : Regards sur le monde
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Jeudi 14 juin 2007

Le 1er Juin 2007, nous recevions à Paris Markus Loening, député berlinois du FDP (parti libéral Allemand) et vice-président de l’ELDR (parti libéral-démocrate Européen), pour un échange de vues sur l'Europe.

IMG-4775.JPG(de gauche à droite: Patricia Commun - Professeur d'économie spécialiste en Ordolibéralisme, Markus Loëning, Sabine, votre serviteur, Emmanuel Page - Représentant d'Alternative Libérale à Berlin et Edouard)

Les libéraux des deux côtés du Rhin se sont entendus sur le projet d'une Europe politique Fédérale, qui soit également une zone de libre-échange complètement intégrée. Une Europe capable d'un rayonnement international et d'une influence concrète en faveur des droits de l'homme, partout dans le monde.

Non seulement la création en 2001 d’une alliance militaire conclue entre la Russie, la Chine et les dictatures d’Asie centrale (SCO), les problèmes migratoires et de terrorisme, demandent à l’Europe qu’elle parle maintenant d’une seule voix et qu'elle renforce son unité politique.

Nous, libéraux, appelons donc à la ratification rapide d’un traité simplifié qui permette à l’Europe de se doter d’un ministre des Affaires étrangères qui sera aussi vice-président de la Commission européenne en charge des questions de politique étrangère européenne. 

 

Nous souhaitons également que cette nouvelle Europe adopte une structure administrative légère et subsidiaire favorisant un marché intérieur dynamique. L’Europe doit donc achever sa levée des frontières intérieures pour la libre circulation des biens, des personnes et des services. Alternative Libérale, tout comme le FDP, insiste sur la nécessité non pas d’une harmonisation mais d’une concurrence fiscale entre les Etats membres de l’Union européenne. L'Europe doit également servir à lutter contre tous les monopoles, mêmes ceux érigés sous prétexte de service public par les Etats membres, notamment la France.

 

Enfin, Alternative Libérale se réjouit du soutien apporté par le FDP au développement d’un véritable parti libéral en France. C'est le début d'un dialogue entre les partis libéraux français et allemands, que chacun veut constructif pour l'Europe, pour les libertés.

L.L.

par Ludovic Lassauce publié dans : Regards sur le monde communauté : Les libéraux français
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