Je vois d'une part d'un très bon oeil cette ouverture des chinois, elle va nous forcer à nous bouger et à faire une mue de notre modèle social archaique.
D'autre part, je pense que le meilleur moyen de réagir, effectivement est d'etre plus compétitif de notre côté en libéralisant une bonne fois pour toute notre économie, c'est le seul moyen. Cependant, il va falloir faire pression pour que la Chine libéralise elle aussi de son coté son marché. La chine n'est plus un pays du tiers-monde que l'on doit traiter comme tel, tantot avec l'envie de les faire progresser, tantot avec condescendance. Désormais ils sont dans la compétition comme nous, ils doivent donc adopter les mêmes règles de libre-marché que les occidentaux et les sociétés d'état s'ouvrir au capitaux privés.
Enfin, nos conservateurs en herbe de l'UMP.S. devraient tenir leur langue une bonne fois pour toute au lieu de déclarer qu'ils veulent retenir ceux qui délocalisent en Chine et qu'ils veulent faire de la préférence européenne un credo protectionniste de plus.
Le protectionnisme contre la Chine est une solution à jeter aux orties, en contrepartie, les chinois doivent libéraliser leurs marchés.
Nos relations économiques et commerciales s’appuient sur près de 1400 entreprises françaises implantées en Chine et sur de nombreux programmes de coopération.
Les "grands contrats" continuent d’occuper une place importante dans nos relations économiques bilatérales, à l’image des succès remportés Airbus, Eurocopter ou, dans le domaine spatial, par Alcatel. Le secteur des transports terrestres avec, notamment, les contrats obtenus par Alstom pour le transport de voyageurs et de frêt à grande vitesse, confirme les nombreuses perspectives offertes aux entreprises françaises spécialisées dans ce domaine comme dans ceux relatifs aux travaux d’infrastructure (Jeux olympiques de 2008, Exposition universelle de Shanghaï en 2010) ou à l’environnement.
La coopération franco-chinoise dans le domaine nucléaire s’avère exemplaire des partenariats industriels de long terme que la France et la Chine ont su bâtir. Depuis plus de vingt ans, l’industrie française (AREVA, Alstom, EDF) a pris une part active à la réalisation d’ambitieux programmes d’équipement électronucléaire chinois (centrales de Daya Bay, Ling Ao).
Les industriels, à l’exemple d’Alcatel ou de Citroën, se sont engagés dans la réalisation de sociétés conjointes soutenues par d’importants financements publics. Les investissements des entreprises françaises en Chine, à l’image de Michelin, Alcatel, Veolia ou Lafarge, constituent ainsi une composante de plus en plus importante de notre relation économique bilatérale.
Nos échanges bénéficien du potentiel de croissance de l’économie chinoise ; nos exportations ont progressé en 2006.
Nos résultats commerciaux de 2006 sont les meilleurs depuis 5 ans. Entre 2005 et 2006, nos exportations vers la Chine ont fortement accéléré (de +14 à +27%). Notre part de marché s’améliore de 1,37 à 1,43%. Le fait que cette performance s’explique en grande partie par une accélération des livraisons aéronautiques au second semestre ne doit pas occulter les très bons résultats enregistrés par de nombreux autres secteurs, certes plus modestes mais d’importance croissante (pharmaceutiques, cosmétiques, automobiles). Dans le même temps, nos importations ont sensiblement ralenti, essentiellement du fait des mesures de sauvegarde imposées sur le textile-habillement. Au total, le déficit bilatéral continue malgré tout à se creuser (13,8 Mds EUR) mais, pour la première fois depuis 5 ans, le taux de couverture s’améliore (de 40 à 44%).
La part de marché de la Chine en France progresse en un an de 5,6 à 5,8% (en tenant compte de Hong Kong). Cette moyenne est toutefois trompeuse puisque dans de nombreux domaines (vêtement, électroménager, informatique) la Chine est déjà, et de loin, le premier exportateur mondial. Sa part de marché en France atteint par exemple 25,7% dans le vêtement maille et 28,5% dans l’informatique.
Afin de remédier à la relative faiblesse de nos PME sur le marché chinois, un effort particulier de promotion a été entrepris dans le cadre du réseau « Cap export Chine », qui coordonne l’ensemble des partenaires de l’appui au commerce extérieur, et dont l’un des objectifs consiste à emmener et soutenir 1000 nouvelles PME en Chine par an.
Une coopération culturelle, scientifique et technique de qualité qui s’ouvre à de nouvelles perspectives
Les crédits de coopération culturelle, scientifique et technique consacrés à la Chine font de ce pays notre premier partenaire en Asie après le Vietnam.
La coopération scientifique est aujourd’hui centrée sur plusieurs domaines prioritaires : la biologie et les biotechnologies, l’environnement, les mathématiques, l’informatique et les matériaux. Notre coopération technique se déploie dans de très nombreuses directions comme la sécurité civile (assistance à la lutte contre les inondations), la justice (programme « cent juges ») ou la santé (comité mixte franco-chinois en matière de santé). La coopération médicale entre les deux pays, déjà ancienne, est plus particulièrement active à Shanghaï autour du pôle sino-français de recherches en sciences du vivant et génomique inauguré en 2002.
La crise du SRAS en 2003 a conduit au renforcement de notre coopération dans le domaine de la santé publique. A l’occasion de la visite du Président Jacques Chirac en Chine, les gouvernements français et chinois ont signé, dans le cadre de notre coopération scientifique et de santé publique, un accord de coopération en matière de prévention et de lutte contre les maladies émergentes. Le nouvel institut Pasteur de Shanghai, lancé en collaboration avec l’Académie des Sciences de Chine, a également été inauguré à cette occasion.
Dans le domaine des échanges artistiques et culturels, les Années croisées, qui se sont déroulées d’octobre 2003 à septembre 2005, ont permis d’approfondir la connaissance de nos cultures et d’offrir d’une image renouvelée de la France, faite non seulement de culture et d’arts mais également de modernité et de technologie.
La dynamique de ces deux années intenses se prolonge en 2006 par l’organisation en Chine du festival culturel « Croisement » et, surtout, par la mise en place, à l’initiative des premiers ministres français et chinois, d’un programme ambitieux d’échanges de Jeunes entre nos deux pays. En 2006, 400 jeunes professionnels français (artistes, créateurs d’entreprises, universitaires ou acteurs de la société civile) se sont rendus en Chine. En 2007, ce seront 400 jeunes chinois qui effectueront à leur tour une visite en France (deux groupes : les « jeunes poliiques » et les « jeunes artistes » ont déjà été reçus).
Dans le domaine linguistique et éducatif enfin, le renforcement de la présence d’étudiants chinois dans le réseau N+I d’écoles françaises d’ingénieurs, le centre franco-chinois de management de l’université Tongji de Shanghai (dont la première pierre a été posée par le Président de la République en octobre 2004) et le centre culturel français de Pékin devraient être les moteurs de croissance des échanges éducatifs franco-chinois dans les prochaines années.
Depuis son entrée en fonction, la nouvelle génération de dirigeants chinois a confirmé les choix de ses prédécesseurs fondés sur l’ouverture au monde et l’appui aux enceintes internationales de concertation. La Chine est aujourd’hui un acteur majeur et incontournable du dialogue politique à l’ONU, des négociations commerciales au sein de l’OMC ou des échanges culturels à l’UNESCO. La France a reconnu ces évolutions. La mise en oeuvre du partenariat global stratégique franco-chinois et du dialogue euro-chinois constituent les deux piliers sur lesquels se fondent désormais les relations entre la France et la Chine.