Recherche

Auteur

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

Coups de Coeur

J'ai signé le Pacte du Logiciel Libre




"Le Manifeste des Alterlibéraux", aux éditions Michalon




OGM




"La Bulle", par Nathalie Brion et Jean Brousse
La France divorce de ses élites





"La querelle de OGM", par Jean-Paul Oury


Dimanche 7 octobre 2007
Aujourd'hui dans la salle de l'église St Pierre de Montmartre, dans le 18° arrondissement, se tenait  la  42ème célébration d'indépendance de  Singapour. L'île-Etat en effet acquiert sont indépendance en 1965  de la Malaisie. Se développe alors une ville fleurissante qui ne tarde pas à devenir la perle d'Asie du Sud Est.

Singapore.png

Aujourd'hui Singapour est un  modèle  de  société  sociale-libérale, outre les quelques lacunes qu'on peut lui connaître pour le manque de liberté d'expression.

C'est alors qu'en discutant avec une Singapourienne faisant un programme d'échange en France à HEC, nous vîmmes à parler de sujets de société. Elle me racontait combien elle était surprise du goût intense pour la fête de l'étudiant français. Elle éprouve un manque de se surpasser et d'aller au fond des choses dans son environnement étudiant. C'est vrai qu'à Singapour, l'esprit d'entreprise ambient est surprenant, pas étonnant qu'en moins de 40 ans, ils aient bâti une cité aussi rayannante. Pour la première fois, j'ai éprouvé un sentiment d'infériorité, celui d'une société française décadante tournée vers la contemplation et en quête d'un "drive"
hypothétique. Le réveil risque d'être douloureux, alors que nous avons sombré dans le désir, la facilité, et le risque zéro, nous perdons le sens des réalités du Monde qui nous entoure dans une société rongée par son spleen.

J'ai toujours pensé que pour faire face à cette situation nous avions plusieurs options. Une guerre ne serait pas souhaitable. Certes, elle fera renaître l'esprit de conquête qui sommeille en nous, mais combien de destructions irrémédiables entraînerait-elle ! Alors une révolution ? C'est peut être l'électrochoc qui renversera la ploutocratie actuelle qui use et abuse d'un système politique afin de conserver ses loisirs.

Une troisième option peut-elle émerger ?

Si j'ai entrepris  ce combat politique depuis maintenant  4 ans, d'abord avec Liberté-Chérie, puis ensuite à travers Alternative Libérale, c'est parce que je suis convaincu que les clés de notre avenir se trouvent en dehors de nos frontières. Nous devons nous ouvrir sur d'autres cultures. Accepter que chaque communauté puisse vivre en France selon ses propres coutûmes. Certes nous sommes attachés voilà plus de 200 ans à une unité républicaine, mais est-ce que ce  modèle républicain justement n'est-il pas révolu en ce 21ème siècle ?

Il fut indispensable à construction de notre Etat nation menacé par son régionalisme accentuée. Mais depuis nous avons développé d'autres valeurs.  Je me suis souvent demandé ce que cela voulait dire pour moi d'être français. J'avoue que je pourrais aussi bien me revendiquer  allemand, espagnol,  anglais,  australien, américain ou singapourien. Ma nation d'appartenance à bien peu d'importance face aux valeurs que je peux revendiquer:  celles d'une démocratie libérale. Je crois qu'elle est là ma nouvelle nation.  D'avoir voyagé, marié à une Singapourienne, je n'ai plus le sentiment d'appartenir à la France, mais à ce nouveau peuple libéré sans frontières.

Derrière cet Etat nation se cache un historique subliminal très fort aux valeurs corporatrices, jacobinistes et moralisatrices. Ce n'est plus cette identité nationale, à grand coup de lois anti-voile like, qui fera la réussite de notre Etat, si peu qu'elle l'eût  faite un jour  dans notre histoire. Au contraire, c'est l'espace de liberté créatrice qu'il laisse à chacun de ses  individus (citoyens ou non) pour se développer qui fera son attractivité. L'Etat ne devient alors qu'un instrument de contrôle et non une fin en soi. Car ce qui a changé en ce début de siècle certainement grâce aux développements des moyens de communication c'est cette conscience humaine (de l'humanité) où finalement certaines causes peuvent dépasser toute organisation humaine (la lutte contre les dictatures, contre le réchauffement, contre les grandes maladies, ...). Un Etat peut-il continuer à détruire notre environnement sous pretexte de souveraineté ? Un médicament peut-il être refuser sous prétexte de monopole publique ? Un individu peut-il se voir refuser le droit de travailler sur un sol qui lui sied ?

L.L.
 
par Ludovic Lassauce publié dans : Regards sur le monde communauté : Les libéraux français
ajouter un commentaire commentaires (7)    créer un trackback recommander

Commentaires

Tant de questions auxquelles nous allons pouvoir ensemble y trouver réponses. Heureux de voir que tu me suis dans mes propos.
Nous allons faire un tabac, en effet!!
Bien librement et humainement (Bravo pour ce texte)
AL de Bx
commentaire n° : 1 posté par : alain genestine (site web) le: 08/10/2007 00:28:03
Merci Alain, alors on se la fait cette liste Européenne pour le conseil nationale d'Alternative Libérale ?
commentaire n° : 2 posté par : Ludoivc le: 08/10/2007 00:37:22
Tu parles !! Biensûr
Nous sommes combien? J'espère qu'il y a tous ceux auxquels je pense!
commentaire n° : 3 posté par : alain genestine (site web) le: 08/10/2007 00:40:58

"Aujourd'hui Singapour est un  modèle  de  société  sociale-libérale, outre les quelques lacunes qu'on peut lui connaître pour le manque de liberté d'expression."

Quelques lacunes, qui conduisent entre autres à la peine de mort pour possession de stupéfiants. A part ça, c'est le paradis sur terre, je suppose...

A Singapour, l’homicide, la trahison, la séquestration de personnes, les crimes contre le président, la possession illégale d'armes et le fait d’avoir causé l'exécution d'une personne innocente au moyen d’un faux témoignage sont des délits capitaux. Singapour pratique également une ligne dure contre toutes les drogues illégales : la peine de mort est obligatoire pour le trafic de 15 grammes ou plus d'héroïne, de 30 grammes de cocaïne ou de 500 grammes de cannabis.

Plus de la moitié des personnes pendues à Singapour ont d’ailleurs été condamnées pour trafic de drogue. En 2001, la Cour suprême de Singapour a décrété qu'aider les dealers à emballer l'héroïne en petits sachets est aussi grave que la vente de drogue : n'importe qui accusé de ce délit risque donc la peine de mort.

Singapour est le pays ayant le plus grand pourcentage d’exécutions par rapport à sa population : selon Amnesty International, au moins 408 personnes ont été exécutées entre 1991 et 2003, dont une grande partie pour trafic de drogue. Ce, alors que le pays ne compte que 4 millions d’habitant. Depuis l’indépendance en 1965, seuls six condamnés à mort ont bénéficié d’une grâce.

Les exécutions ont lieu le vendredi matin à l'aube. Les familles sont généralement informées seulement une semaine à l’avance. Il n’y a pratiquement aucun débat public sur la peine de mort dans le pays. Et le gouvernement de Singapour veille à ce qu’aucun débat ne naisse au sien de la population et dans les médias, qui sont largement contrôlés et censurés par le pouvoir.

Selon le gouvernement de Singapour, 28 personnes ont été exécutées en 2002, 27 en 2001 et 21 en 2000. Exceptionnellement, ces chiffres officiels ont été révélés en 2003, après que le Premier ministre Goh Chik Tong a été interviewé à ce sujet par la BBC. A l’époque, il avait répondu qu’il ne savait pas, « parce qu’il y a des choses plus importantes dont il faut s’occuper ». D’après le gouvernement, au moins 14 personnes ont été exécutées en 2003. Selon Amnesty International, huit personnes ont été exécutées en 2005, dont un Australien condamné pour trafic de drogue.

En janvier 2007, deux hommes originaires du continent africain ont été pendus pour trafic de drogue. "La famille de M.Tochi (l’un des condamnés, ndlr) ne sera sûrement pas prête à comprendre les raisons qui nous ont poussé à agir ainsi, mais il est de notre devoir de protéger les intérêts des Singapouriens, de protéger leurs vies qui pourraient autrement être mises en péril par les cartels de drogue", a déclaré à cette occasion le Premier ministre de Singapour, Lee Hsien Loong.

Singapour a ratifié la Convention sur les Droits de l’Enfant, mais en exprimant une réserve sur l’article 37, qui interdit l’application de la peine de mort à des mineurs de moins de 18 ans.

http://www.abolition.fr/ecpm/french/fiche-pays.php?pays=SGP
commentaire n° : 4 posté par : Propagang le: 08/10/2007 04:05:45
Salut David,

Oui je te sais sensible sur le sujet des drogues. Et effectivement à Singapour, ça ne plaisante pas.

Maintenant tes chiffres d'Amnesty International sont grossiers. Entre 1991 et 2003, cela fait 12 ans. En faisant le ratio année par année tu t'apperçois que c'est en chute libre. En 90 à Singapour l'homosexualité était punie de prison, aujourd'hui elle est largement acceptée. Le pays évolue mais doit se protéger car il est entouré de pays largement sous développé et qui sont un réservoir pour la drogue.

Le revers de cette politique stricte, c'est une criminalité proche de 0%.

Mais je suis d'accord avec toi, c'est le côté négatif du social-libéralisme singaporien.
commentaire n° : 5 posté par : Ludovic le: 08/10/2007 23:01:54
Bonjour,

Le chapître, par ailleurs intéressant, concernant singapour vient à me poser les questions suivantes.

- La Peine de Mort est-elle une valeur raisonnablement associable au Libéralisme ? Dit autrement, peut-on concevoir un modèle social-libéral dans lequel on applique la Peine de Mort ?

- Comment un modèle social-libéral devrait-il gérer la drogue et le traffic qui l'accompagne ? Par la Légalisation ? Par l'interdiction ? Par de simple campagne de sensibilisation ?

En quelques sortes, ces questions reviennent à poser la question suivante : "Jusqu'où peut-on aller dans le libre choix donné à chacun ? ou plutôt comment concilier les libres choix de chacun lorsqu'ils entrent en conflit ? "

En attente de ta réponse, Ludovic.

Merci bien.
commentaire n° : 6 posté par : Inconnu le: 09/10/2007 12:00:09
La question est effectivement délicate.

En tant que libéral, je suis opposé à la peine de mort. Le modèle social-libéral de Singapour a effectivement des limites claires lorsqu'il touche aux libertés individuelles.

La question de la drogue est difficile. Je pense que toute société responsable doit agir pour sensibiliser sur les dégâts causés par sa consommation et inciter à ne pas consommer.

Les moyens à mettre en oeuvre dépendent donc du contexte. En France, où la consommation et le marché de cannabis par exemple est colossale, la règlementation peut améliorer la situation. A Singapour, où il est facile de contrôler les entrées / sorties du territoire, une pénalisation sévère est en vigueur.
Enfin au plus tu restreins la liberté de choix au moins les gens seront responsables, et il faudra donc restreindre encore la liberté de choix. Au contrario, au plus tu ouvres la liberté de choix, au plus tu responsabilises, et donc tu peux ouvrir encore. Ce sont 2 boucles, l'une pernicieuse, l'autre vertueuse.

Je préfère la 2ème même si elle peut occasionner des accidents ou des difficultés car elle tend vers une société plus libre in fine. Je crois en outre qu'un des rôles de l'Etat est d'être là pour veiller à ces "accidents".
commentaire n° : 7 posté par : Ludovic le: 09/10/2007 12:42:38

Trackbacks

Aucun trackback pour cet article

Catégories

blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus