Jeudi 18 octobre 2007
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Voici le deuxième volet de mes pérégrinations au coeur de notre appareil de santé, je rentre d'une semaine d’hospitalisation. Le hasard
me conduit dans le service du professeur Bernard Debré. J'ai d'ailleurs pu constater que le professeur député occupe les deux fauteuils pleinement, je me demande comment ces 2 missions demandant
tant de dévotion peuvent être menées de front correctement ?
Je n'aurais jamais rencontré autant de sympathisants que dans le milieu hospitalier. Car, je n'ai pu
résister à la tentation d'éprouver nos propositions libérales: fin du monopole de la sécurité sociale, fin du statut de la fonction publique, réforme de l'APHP, .... j'avais l'impression de
servir du pain béni.
La réalité au sein d'un hôpital est bien loin de la soupe idyllique servie par les étatiques sur le bon fonctionnement de
notre système de santé. Certaines journées d'hospitalisation (impliquant des soins de réanimation par exemple) peuvent s'élever à plus de 3000 euros environ, or la sécurité social ne prend
en charge qu'en moyenne entre 70% et 80% des actes hospitaliers, le reste étant à la charge du patient où de sa mutuelle (soit environ coût équivalent à un mois net au SMIC pour 2 jours
d'hôpital). L'hôpital fonctionnant déjà sur le budget de son année N+1, voire N+2, tout financement devient impossible. Ainsi, il arrive que des patients soient tout simplement laissés pour
compte s'ils n'ont pas de mutuelle ou de moyen de paiement pour prendre en charge ce complément. Le personnel de l'hôpital a la charge de faire les vérifications nécessaires avant tout soin.
J'eus l'impression un moment de me trouver en pleine fiction de Michaël Moore, mais je ne rêvais pas, c'était bien la France. L'effondrement de la sécurité sociale est vécu tous les jours dans un
hôpital, il touche de plus en plus de français sans que des solutions durables ne soient apportées.
Tous les jours des nouvelles mesures sont prises pour essayer de sauver ce système vétuste au détriment des
français: hausse de coût de cotisation, diminution des remboursements, mise en place des taxes. Quand cessera t'on cette fuite en avant ? Notre seul échappatoire
consiste à abroger le monopole de la sécurité sociale est introduire une concurrence dans l'offre d'assurance santé tout en maintenant une obligation d'assurance.
Dans tous les cas le thème sera longuement débattu mercredi prochain lors de la réunion de Génération
d'Idées au Lagardère Paris Racing.
L.L.
Par Ludovic Lassauce
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Publié dans : Insolites
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