Anecdote - notre vie de tous les jours
Alors que je montais dans le taxi pour rentrer chez moi après de longues réunions, j'engageais à mon habitude la conversation avec le chauffeur.
C'est alors qu'il me parlait des nombreux chauffeurs de taxi qui quittent Paris pour de nouvelles aventures parce que les perspectives de leurs durs labeurs ne leur rendaient pas suffisamment de retours. Le coupable: l'Etat contrôle tout, du nombre de chauffeur, de leur zone de charge, de leur salaire,... sans compter les lourdeurs administratives qui rendent la vie infernale. Quand on sait que Paris manque de taxis surtout les week-ends de sortie ! Certains rêveraient d'ailleurs comme dans beaucoup de capitale du monde d'arrondir des fins de mois difficile par quelques extras en tant que taxi de week-end. Mais notre mode d'organisation du travail est bien trop rigide, empêche les gens de travailler : je vous invite à demander votre autorisation de travailler comme chauffeur de taxi pour servir des clients les soirs de week-end ! Cette organisation du travail unique pour tous n'est plus habituée à une vie moderne où les gens ont des modes de vie très variés.
Enfin ce qui m'a frappé le plus frappé c'est le rêve qui habitait mon interlocuteur: 3 de ses amis sont partis s'installer en Irlande comme chauffeur de taxi et ont vu leur vie transformée, revenu à plus de 4000 Euros nets par mois et des rapports avec l'Etat tellement agréables ! C'est la découverte d'une société où le travail est récompensé, où il n'est pas interdit de travailler et de gagner dignement sa vie ! Où l'Etat est au service du citoyen et non pas un citoyen au service de l'Etat.
Décidément, notre modèle social n'a pas fini de faire des désenchantés.
L.L.