En France, nous voulons le choix à tous d'un emploi de qualité.
La droite se saborde par une lutte intestine de barons entre Sarkozistes et anti-sarkozistes, sans réellement faire place à un débat interne. La gauche quant à elle organisait son premier débat pour la course à la candidature PS pour l’élection présidentielle sur fond de questions économiques. Je salue l’organisation démocratique du parti socialiste qui donne une vraie place et un vrai budget aux candidats à la candidature.
Alors qu’on a assisté à un débat sur des sujets de société fondamentaux : emplois, logement, retraites nos trois candidats sont restés très superficiels sur le financement de leurs propositions, gage de crédibilité d’un programme. Ce n’est finalement que timidement Strauss-Kahn qui a accepté de donner son analyse sur la dette de l’Etat.
Nous assistons à une vision très administrative menée par Fabius, comme le soulignait Michel Rocard à Dominique de Montvallon dans son interview au Parisien. Cette vision planificatrice et interventionniste archaïque pèse sur la gauche et finit par couler les réformes initiées. Au programme « Fabius », nationalisation d’entreprise telle que EDF, SMIC à 1500€ avec une augmentation de 100€ par mois au lendemain de l’élection. Voilà une belle mesure dans le vide purement démagogique et à des fins électorales qui n’aura aucune conséquence positive sur les gens dans le besoin. Car la conséquence directe est une inflation, les Français recevront 100€ mais verront mécaniquement leur coût de vie augmentée par la même occasion. Nous n’aurions pas pu attendre mieux que ce coup d’épée dans le vide ! Voir dans un précédent article : traitant de l’achat d’une clientèle d’électeurs à coup de subventions ! Ce sont d’ailleurs ces clients qui sont les premiers touchés par les retombées de ces erreurs.
En tant que libéraux, nous sommes pour une progression des minimums sociaux, car c’est le résultat de la bonne santé d’un pays. L’Angleterre par exemple a réussi à faire diminuer son taux de chômage par deux : nous assistons à une vraie évolution sociale naturelle puisque les minimums sociaux ont augmenté par la concurrence de la demande face à l’offre.
Combien de temps encore nos politiques continueront à proposer des réformes fallacieuses se jouant ainsi de leurs électeurs ?
Le vrai débat en 2007 doit expliquer de manière très concrète comment les politiques vont faire sauter les verrous qui empêchent les gens de travailler et ils sont nombreux, voici 3 clés sur laquelle nous travaillons :
1/ Créer des ponts entre secteurs pour assurer la reconversion.
En France nous attachons trop d’importance au titre, au cursus, à l’école et pas assez à l’expérience des gens, leur potentiel d’évolution. Le risque amené par la différence, l’inconnu supplante les espérances de richesses que cela peut engranger, créant ainsi un malaise général d’inconfort. Combien de gens d’ailleurs se disent insatisfaits par leur travail ? Nous devons briser ces barrières. Les risques liés à une embauche doivent diminuer car cela permettra aux entreprises de prendre plus de risques sur des profils atypiques. C’est ainsi que nous permettrons à des salariés de secteurs sinistrés de retrouver une vraie place dans la société.
2/ Donnez de la flexibilité dans l’organisation du travail.
La révolution sociale amenée par Internet a conduit à une ouverture de notre monde et de nos modes d’organisations. Les gens peuvent travailler en fonction des besoins, n’importe où et n’important quand. Cela permet le travail à domicile ou bien de cumuler plusieurs emplois différents. Les 35h auraient pu accompagner cette révolution et être un vrai succès. Elles offraient un socle universel commun à chacun - une base de travail de 35h ; puis ensuite à chacun de négocier son temps de travail au-delà. Dans ce contexte, il aurait suffit de descendre progressivement cette base commune à 32h, 28h voir moins et ainsi donner un vrai bol d’air frais à l’emploi en France. Il a fallu à la dernière minute, pour des raisons plus idéologiques que rationnelles que Martine Aubry dans un coup de théâtre limite les heures au-delà de la base de 35h déclanchant ainsi un tsunami économique, notamment sur les PME. Car le bassin d’emploi en France est bien réalisé par nos PME. Elles sont les premières à souffrir de l’inégalité avec de grandes entreprises qui ont une plus grande faculté d’amortissement et surtout qui ont les moyens de se payer une armée de juriste pour traiter du code du travail.
3/ Redonner de la confiance aux investisseurs.
Je discutais avec un responsable syndical communiste Chinois qui m’expliquait la devise des syndicats en Chine. Le leitmotiv n°1 : satisfaire les actionnaires, pour qu’ils investissent dans la société ; n°2 : satisfaire les clients ; et n°3 : satisfaire les employés car ils sont la valeur de l’entreprise. Et si les éléments 1 et 2 sont satisfaits alors le numéro 3 est automatiquement satisfait puisque les salariés en tirent les bénéfices. En France, nous négligeons trop souvent ce point, l’affaire du député « Lassalle » en est un exemple. Qui aurait confiance d’investir dans un pays où les règles du jeu changent en fonction du bon vouloir d’une minorité ? Et nous avons grand besoin des investisseurs pour créer des emplois. Ce genre d’actions irresponsables isolées condamne l’ensemble des français.
Ainsi ces trois actions apporteront les résultats suivants :
A) Amélioration de la satisfaction des travailleurs et ainsi la sécurité et la qualité de l’emploi ;
B) Attirer les investisseurs et ainsi créer des emplois ;
L.L.
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