Mardi 7 novembre 2006
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On veut des syndicats modernes !
S'achevait aujourd'hui le premier tour des élections pour nos délégués du personnel dans la société de droit privé qui m'emploie. Ma société est une PME française d'environ 200 personnes oeuvrant dans les nouvelles technologies. Ce premier tour est toujours réservé aux candidats des syndicats représentatifs.
J'ai trouvé très surprenant que seule la CFDT réponde à ma société pour solliciter des employés désireux de s'engager sous sa bannière. Qu'en est-il des autres syndicats ? Ma société serait-elle trop petite pour susciter un intérêt ? Doit-on entendre que les gens travaillant dans les PME de moins de 200 personnes n'ont pas droit à être représentés par un syndicat. Lorsqu'on sait que les PME représentent 99% des entreprises et 63% de l'emploi total selon l'INSEE, c'est inquiétant.
J'ai eu envie de m'engager pour servir les intérêts des collègues de ma société. Car, il y a un vrai enjeu pour offrir des services aux salariés, être force de proposition sur le plan des ressources humaines et accompagner les changements d'organisation en cours. J'ai lu le programme de la CFDT. Bien qu'alléchant, je n'y ai pas trouvé de propositions répondant à nos attentes. D'ailleurs aucun des employés de mon entreprise y a trouvé son bonheur, puisque ce premier tour s'est achevé sans qu'aucun d'entre nous ne veuillent se présenter sous la bannière CFDT !
Quel dommage que le système n'offre pas de place à de nouveaux syndicats, modernes et centrés sur les préoccupations d'entreprises telles que la mienne. En France, l'égalité en droit est rompue, une grande partie de la population n'ayant pas le droit à être décemment représentée, ne suscite même pas l'intérêt des gens qui sont censés s'en préoccuper. Devant une telle démission il est urgent de repenser la représentation des syndicats en France.
Il y aurait pourtant tant de choses à bâtir pour un syndicat dans ma société pour agrémenter la vie sociale: proposition de services aux salariés (garde d'enfants, covoiturage, ...), aménagement du travail à domicile, congé de formation longue durée, fluidité des rapports entre management et employés, mise en place d'un intéressement à l'effort collectif, ... Mais où sont les syndicats ? Où sont-ils ?
Chez Alternative Libérale, nous nous battons contre les injustices et les inégalités que notre système a générées depuis ces 30 dernières années par une politique clientéliste et servant les intérêts particuliers. Mon texte n'est qu'un exemple aujourd'hui de la situation que vit une grande partie de français, privé de la possibilité de s'exprimer. Il est temps qu'une voix s'élève pour les représenter sur la scène politique, c'est là le sens de mon engagement pour les prochaines élections législatives. Car aucun parti politique aujourd’hui ne propose de moderniser le syndicat pour qu'il serve les intérêts des français.
Je vais me hâter de prendre un train avant d'être bloqué par la grève annoncée à la SNCF. J'ai une pensée solidaire pour tous ceux qui demain ne pourront pas se rendre à leur travail, à leurs entretiens d'embauche, ... ce sont eux les victimes muettes de ce système.
L.L.
Par Ludovic Lassauce
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Publié dans : Politique
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Tu voulais un commentaire, le voilà de la part d\\\'un libéral que je pense être.
Pour moi, (de mon appréciation des choses) il va y avoir du boulot. Non pas pour monter un syndicat valable et répondant à tes attentes, mais pour \\\"redresser\\\" ta manière de penser, à toi qui veut promouvoir les idées libérales. Car tu me sembles un pur modèle de la jeunesse française actuelle et ceci en toute sympathie. Tu viens de toucher du doigt, toute la carence du système éducatif français qui forme des garçons comme toi, plein d\\\'enthousiasme mais dépourvu de \\\"ressources\\\".
Car enfin quel besoin d\\\'un syndicat pour résoudre les manques que tu évoques. Le principe fondamental du libéralisme c\\\'est un contrat librement consenti entre un donneur d\\\'ordre et des personnes désirant \\\"louer\\\" leur activité. Et là, en l\\\'espèce, ces 200 personnes dont toi-même, semblent avoir été d\\\'accord pour signer un contrat de travail avec ta boîte. La \\\"loi\\\" a prévu des élections et semble-t-il et à juste tître, le syndicat qui pouvait avoir été intéressé à être représenté chez vous voulait défendre un programme qui était à 100 lieues de ce qui vous intéressait, vous. Donc carence. Parceque le vrai problème n\\\'était pas là comme tu t\\\'en es aperçu.
Par contre, une association à géométrie variable, pouvait librement se mettre en place entre tous ceux qui avaient un intérêt à être ensemble, pour des sorties, des crêches et autres activités que tu as citées. Et bien faîtes-le ! Ensuite, tu parles de vouloir \\\"fluidifier les rapports entre management et employès\\\". Cela veut-il dire quoi ? Que les conditions du contrat de travail ne sont pas assez explicites. Et l\\\'une des parties n\\\'aurait pas respecté ses obligations ? Il y a des Tribunaux pour traiter ce genre de problème. Un syndicat pourquoi ? Pour imposer un rapport de force entre le management et le reste du personnel lors d\\\'un conflit individuel ? Eh Ludovic, est-ce bien du libéralisme dont tu te prévauts ?
Je finis par me demander si le fait d\\\'être jeune est compatible avec le libéralisme. La jeunesse est par essence portée à la solidarité. C\\\'est peut-être seulement avec l\\\'expérience et le recul de la jeunesse que l\\\'on devient plus réaliste, sans que cela soit péjoratif pour toi et je te dis cela en toute sympathie, car la jeunesse c\\\'est aussi le progrès. Mais le libéralisme c\\\'est de laisser le marché être libre et ce sera les résultats des choix et des options des individus libres qui feront la réalité du moment. Il n\\\'y a là aucun constructivisme. Les syndicats qui ne sont pas des associations de mises en commun de ressources et qui veulent se voir donner des \\\"pouvoirs\\\" sont antagonistes du libéralisme. Il n\\\'y a pas de monopole ou de forces mises artificiellement en place étatiquement pour \\\"fausser\\\" le libre marché qui puisse apporter quelque chose de positif. Les syndicats qui ne seraient pas des \\\"syndicats\\\", cela n\\\'existe pas.
Et le libéralisme - on peut aimer ou non - c\\\'est la loi du plus fort, du meilleur, du plus beau, du plus talentueux etc etc. Mais vouloir faire tout le contraire et dire que chacun est méritant de la même manière et doit bénéficier des mêmes conditions de vie, c\\\'est nier tout celà. Malheureusement depuis que le monde est monde et dans toutes les espèces, végétales, animales et humaines, la sélection se fait sur de la compétition inter et extra espèces et c\\\'est la loi naturelle de la nature. Et ce me semble, tout ce qui veut aller contre cette loi, qui fait régresser tout le monde et qui est injuste pour les meilleurs que des règles iniques briment. En France on en a l\\\'exemple. Chacun essaye - avec le concours de l\\\'Etat et de ses lois - de vivre au dépend des autres. Alors, à ces meilleurs (qui par essence ne sont pas plus bêtes que les autres) deux solutions, soit se laisser vivre comme les autres, soit de partir sous d\\\'autres cieux. Mais ainsi la société, comme on le voit en France, régresse et personne n\\\'est heureux.
Je pense que le libéralisme peut rétablir cet équilibre naturel et renverser cette mauvaise pente.
Bon courage .... dans ta reflexion et que tu puisse voir \\\"clair\\\" dans le chemin.
Je ne suis pas du tout d'accord avec "libéralisateur" - et pourtant je suis un libéral et j'ai fait mes classes en la matière aux USA:
1) être libéral ce n'est pas être contre le principe des syndicats. Il faut être libéral limite anarchiste (et disons le franchement, pas très sérieux) pour défendre un tel point de vue. Aux USA, que l'on ne peut pas vraiment qualifier de pays communiste, il existe de nombreux syndicats très puissants. En revanche, ce qui est absurde, c'est que l'Etat désigne - comme c'est le cas en France - les syndicats supposés légitimes. La CGT, FO et companie sont de mini-monopoles à qui ont a confié des responsabilités et des budgets importants, sans vraie légitimité et avec très peu de contrôles. En revanche, il faut être cohérent : si les gens ont envie de se syndiquer - libre à eux - et que le syndicat qui fait les propositions les plus pertinentes gagne!
2) j'entends parfois certains discours de vieux routiers du libéralisme selon lesquels les jeunes seraient de vilains anti-libéraux. Voila vraiment une preuve du fossé générationnel qui existe dans ce pays et de l'incompréhension totale de la jeunesse par la génération au pouvoir. Nous sommes très, très loin de '68 ! Beaucoup de trentenaires sont des libéraux affirmés ou des libéraux qui s'ignorent (c.a.d. qui sont d'accord avec la plupart de nos idées, qui voient la mondialisation comme une chance et qui en ont soupé des tendances communisantes de ce pays). La génération d'après, c'est encore "mieux": le système socialisant actuel ils n'y croient pas une seconde. Il suffit de regarder la moyenne d'âge des militants d'AL pour s'en rendre compte et il n'y a guère que les médias parisiens, qui sont noyautés par les bobos, pour dépeindre toute la jeunesse comme pointant à l'UNEF.
Bref. Ne nous trompons pas de combat. Etre libéral ne rime pas avec "laisser faire la nature" et retourner à l'âge de pierre.
Les tribunaux ne sont pas les bonnes instances pour gérer tous les conflits entre management et employés. Tout comme la justice d\\\'une manière générale n\\\'est pas compétente pour gérer tous les problèmes de proximité. Je ne vais pas me retourner devant les prud’hommes par exemple pour des conflits au sein d\\\'une équipe ou avec un manager direct, les ressources humaines n\\\'étant pas toujours partiales. Avant tout acte devant le tribunal il y a un acte de "médiation" qui trouverait naturellement sa place pour traiter efficacement de la plupart des conflits. Les représentants du personnel pourraient être ces médiateurs. La résolution des conflits ou des situations problématiques en local c\\\'est justement au cœur de la logique libérale. Pourquoi se retourner vers une instance centralisée telle que le tribunal qui bien souvent plane à mille lieux des vrais problèmes en se contentant d\\\'appliquer un protocole purement judiciaire ? D\\\'ailleurs tout ne s\\\'écrit pas dans un contrat. La logique purement anglo-saxonne où l\\\'esprit de la loi est implicitement contenu dans le texte n’est pas applicable stricto dans un environnement français.
Ce qui me fait venir au 2ème point, le plus important: un monde libéral ne veut pas dire le règne de la loi du plus fort sur les faibles avec un principe de sélection naturelle à la base. C’est bien cette fausse définition du libéral qui nous nuit. D’ailleurs l’être humain a évolué depuis l’état animal en se dotant d’un néo-cortex (les récents travaux de Hermann l’ont mis en évidence). La vision libérale classique est bien celle d’une société qui défend l\\\'égalité des chances pour tous par la liberté de choix et la responsabilité. Ce qui implique de lutter contre des situations de privilèges fabriqués et les monopoles. Etre libéral ne veut pas dire chacun pour soi (sous-entend j\\\'ai une grosse bourse et je ne veux pas partager), c\\\'est au contraire penser que la liberté de l’individus est le bien le plus précieux et que la société doit le garantir. Car personne d’autre que moi-même n’est apte à définir mes critères de bonheur et de réussite.
La jeunesse, l\\\'argument principal que tu opposes à mon article est notre meilleur atout. Car nous ne sommes pas idéologues et rompus à un système. Justement notre jeunesse française à l\\\'opportunité plus que nos parents l\\\'ont eu de s\\\'ouvrir sur le monde et de sortir d\\\'une pensée bien convenue. Nous avons la possibilité de choisir l\\\'option qui nous convient le mieux. Pensez-vous que 30 ans de recyclage politique ont produit un résultat ?
Ludo,
Les Syndicats dits représentatifs ne représentent plus qu'eux même et depuis bien longtemps ne défendent plus les intérêts des travailleurs et encore moins des chômeurs (d'ailleurs connaîs-tu un syndicat en France qui se préoccupe des chômeurs).
Et dailleurs pourquoi se préoccuperaient-ils des chômeurs puisque c'est dans leur intérêt qu'il y en ait pour assurer leur fond de commerce et poursuivre leur approche démagogique de la défense d'intérêts corporatifs ; car bien évidemment il n'y a aucune cohérence et aucune unicité dans leur approche qui s'évertue à maintenir les inégalités (ou privilèges pour certaines catégories de travailleurs) en faisant croire que c'est le grand capital, les patrons, la mondialisation,... qui sont à l'origine de ce maux. C'est la pratique de l'obsurantisme social et dire le contraire ou critiquer leur approche est politiquement incorrect pour nos politiques de droite comme de gauche (conservateurs, étatistes, totalitaires,...).
Or la réalité qu'ils refusent de voir est toute autre et seule une société de liberté, de saine et libre concurrence peut amener une vrai égalité et être source de progrès social.
Et c'est en ce sens qu'Alternative Libérale (http://www.alternative-liberale.fr) apporte une vision nouvelle et un réel espoir de changement.
Même dans mon post précédent jai dit être daccord pour faire des associations et à la limite corporatistes au niveau dun groupe dans lentreprise, dans la mesure où il ny a pas de pouvoirs donnés par une loi à ce que ses « parti-pris » doivent simposer à lentreprise. Quant à avoir des syndicats et tout un ensemble dobligations et de règles « légales » pour imposer à lentreprise des règles qui ne visent quà leur donner le « prima », je nen suis pas daccord.
Je ne suis pas un vieux routier du libéralisme non plus et je suis libre dans mes appréciations que je ne pense devoir quà mon expérience. Je nai jamais dis que les jeunes seraient de « vilains anti-libéraux ». Comme quoi la discussion peut être facilement dévoyée dans la mesure où lon prête à son interlocuteur des propos qui ne sont pas les siens. Jai dis quil me paraît presque contre nature aujourdhui dêtre jeune et libéral. Ce nest pas la même chose et cela ne veut pas dire quil ny a pas de jeunes qui soient libéraux. Mais comment à la fois défendre les faibles et promouvoir le libéralisme qui est la loi du meilleur ? Et le fait est là, que lappréciation « libérale » de certains jeunes nest plus du libéralisme et cela quoi quils puissent en penser et même si cela les navre.
Il ne sagit pas non plus de laisser faire la nature, cest vraiment une vue fausse de ce que jai dis. Il sagit de prendre en compte que la force naturelle des choses dans toutes les espèces, cest une « compétition » où les meilleurs, doivent avoir le dessus. Et cest bien à mon « humble avis là encore », le combat du libéralisme, dempêcher que la « société » mette des règles pour empêcher le plus fort, de lêtre. Et cest létat des choses en France et on voit ce que cela donne.
Quant aux remarques de Ludovic quand il me dit que le Tribunaux ne sont pas les meilleures instances pour gérer les conflits entre le management et les employés jen suis bien daccord. La meilleure instance pour cette gestion, cest le patron. Il est là pour cela. Il doit être le seul maître à bord. Et là excuses-moi mais je ne vois pas du tout toujours pour le libéral que je suis quelle légitimité peut avoir dans un tel conflit, soit un syndicat ou encore une « association » demployés. La hièrarchie est en place pour cela. Le chef est là pour décider et en dernier ressort le PDG. Et cest pourquoi, dans le cas où il y aurait distorsion préjudiciable entre ce que doit lentreprise au salarié et le salarié, je ne vois que le Tribunal pour juger ce conflit dintérêts. Jusquà cette extrémité, le salarié fait ce que lui demande sa hièrarchie et .. les vaches seront bien gardées.
Maintenant Ludovic, je crois aussi que cest à la jeunesse de dire comment elle entend vivre demain et à elle seule. Pas à des « vieux » de leur imposer autre chose, ils ne peuvent être là que pour donner des conseils. Par contre vous pouvez « établir » la société que vous voulez, mais les conseils que lon peut donner cest le fruit de notre expérience et on sait quelle ne sert pas aux enfants. Nempêche que je crois que le libéralisme tel quil est en lui même « fonctionne » et permet à tous dêtre heureux. Les autres systèmes, malheureusement, je nen vois pas encore dautres qui marchent. Et quand je parle de la loi de la nature, cest que je crois aussi que lorsque lhomme aura changé, on pourra peut-être voir un autre système fonctionner, mais ce nest pas encore le cas. Et jai renoncé à changer lhomme. Je me borne à le prendre comme il est.
Pour dire un petit mot à Cristian, il suffit que l'on redonne au seul chef d'entreprise le "prima" dans son entreprise, qu'il soit lui même mandaté ou que cela soit avec son argent. Et là cela fonctionnera 1000 fois mieux. Sans employés l'entreprise n'est rien, mais ans entrepreneur qui prennent un risque capitalistique, il n'y a pas d'employés. Alors tout le reste c'est des discours pour rien.
Cordialement
\\\"Ce qui me fait venir au 2ème point, le plus important: un monde libéral ne veut pas dire le règne de la loi du plus fort sur les faibles avec un principe de sélection naturelle à la base. Cest bien cette fausse définition du libéral qui nous nuit. \\\"
A bon !
Parce que non seulement tu crois que ce principe est mauvais, ce que je réfute, mais aussi parce que tu crois que le libéralisme ce n\\\'est pas cela. Il ne s\\\'agit pas de fort ou de faible. Il s\\\'agit de privilégier d\\\'abord le meilleur et les autres après, mais après seulement.
Chacun est différent mais à tous les niveaux il y a de la place pour chacun et chacun à sa place. Ce qui n\\\'a rien de péjoratif, car ce n\\\'est pas parceque l\\\'on est riche que l\\\'on est heureux. Mais on l\\\'est beaucoup plus et incontestablement quand on est à sa place.
L\\\'égalité des chances ? De quoi parle-t-on ? De la même loi pour tous oui, mais cela s\\\'arrête là. Attends . Toi tu es beau et pourquoi moi je ne le serais pas ? Tu plais aux filles et pourquoi moi je ne leur plairait pas ? La vie est-elle juste car pour moi la vie, c\\\'est de plaire aux filles et ce n\\\'est pas le cas. Et je pourrais te décliner tout ceci à l\\\'infini. Donc l\\\'égalité des chances au départ c\\\'est de la foutaise. Ce qui est important c\\\'est de pouvoir sortir de ta condition si tu en as la volonté et si tu n\\\'as à compter que sur toi pour le faire. Ou sur ceux qui vont t\\\'aider et que tu aideras. Mais ceux de ta sphère pas ceux que l\\\'Etat aura choisi pour se créer une \\\"clientèle\\\".
Parce que si ce n\\\'est pas aux meilleurs que tu donnes le meilleur, c\\\'est que tu le donnes à un autre et que tu spolies le meilleur et là non seulement tu est injuste, mais tu te tires une balle dans le pied. Car le meilleur et justement parce qu\\\'il l\\\'est, va arrêter de \\\"produire\\\" pour sa collectivité ou va s\\\'expatrier. Au contraire du moins bon qui en sera encore à demander qu\\\'on lui donne ses droits. :-).
Et là la vie en collectivité ne peut plus fonctionner.
S\\\'il te plaît lis Bastiat seulement et tu prendras déjà du recul avec des petits textes qui 150 ans après n\\\'ont rien perdu de leur actualité. Car ils ne parle que d\\\'êtres humains. Mais tu as déjà de l\\\'avance sur beaucoup, puisque tu acceptes d\\\'y réfléchir.
Cordialement
Les deux précédents commentaires me font réaliser qu'il existe des "purs et durs" libéraux comme il existe des extrêmistes de gauche et des extrêmistes de droite. Les fondamentaux, Bastiat et cie, c'est très sympa dans les cafés liberté pour gloser entre libéraux. Mais AL est un parti politique, qui est là pour gagner des voix et mettre en avant les idées libérales en proposant des choses réalistes et raisonnables - et parce que ces choses sont réalistes et qu'elles sont justes, AL va devenir une vraie force politique.
"comment à la fois défendre les faibles et promouvoir le libéralisme qui est la loi du meilleur ?" Tu oublies que si le libéralisme prône la libre concurrence, ce n'est pas pour le plaisir de faire gagner les meilleurs (ça ce n'est pas un projet de société, c'est un programme oligarchique), mais précisément pour une allocation optimale des ressources, une amélioration de la qualité et de l'efficacité et la baisse des prix, le tout au grand bénéfice des consommateurs.
Je ne suis pas un stratège des cafés Liberté, mais je pense avoir vécu !
Les fondamentaux, oui et toujours. Pour rester moderne, parlons de Reagan et de Thatcher. Ont-ils, eux, faits du populisme ou bien ont-ils pris des décisions et leur responsabilité avec leurs tripes ?
Et être libéral, ce n'est pas "pour le plaisir" de faire gagner les meilleurs que cela marche, mais parce que c'est juste et que chacun est à sa place. Rien de pire pour une société que de faire de la "charité d' Etat", c'est la porte ouverte à toutes les dérives et au clientélisme. La solidarité c'est comme la religion, cela doit rester de la sphère privée !
Mais je te souhaite de "vivre" encore un peu et on en rediscute dans 10 ou 15 ans, sans que cela soit péjoratif, puisque je suis moi aussi passé par là. C'est bien dommage que cela ne soit que rarement que l'expérience des parents ne servent pas aux enfants quand il en est encore temps. Mais dis toi bien que sur le seul plan économique, ce que tu souhaites de voir les prix baisser sous l'effet d'une concurrence de tous les niveaux, ne va servir que les meilleurs. Parce qu'à coté de ceux qui consomment il y a ceux qui produisent et tous ceux qui ne sont plus "économiquement" dans le marché. On ne peut vouloir à la fois tout et son contraire.
Mais bon courage quand même car c'est de l'action et de sa réalité que vient l'expérience. De nulle part ailleurs et pas dans les livres.
Laisse moi préciser la définition de égalité des chances car ce n'est pas ce que tu mets en avant lorsque tu dis:
"L'égalité des chances ? De quoi parle-t-on ? De la même loi pour tous oui, mais cela s'arrête là. Attends . Toi tu es beau et pourquoi moi je ne le serais pas ? Tu plais aux filles et pourquoi moi je ne leur plairait pas ? La vie est-elle juste car pour moi la vie, c'est de plaire aux filles et ce n'est pas le cas. Et je pourrais te décliner tout ceci à l'infini. Donc l'égalité des chances au départ c'est de la foutaise."
C'est là la différence entre communiste et libéraux. Tous le monde doit avoir les même chances au départ alors on met tout le monde au niveau le plus bas.
Nous la vraie égalité des chances c'est j'ai envie de devenir telle ou telle personne alors la société me donne toutes les chances pour le devenir. Ce qui est bien différent comme définition que de dire tu plais aux filles et pas moi.
L'égalité des chances n'est pas dans un état de départ mais l'égalité des chances est dans la capacité de pouvoir accéder à un état d'arrivé. Et tout individu a son propre devenir. C'est pour cela que l'égalité des chances ne peut être associée qu'à la liberté de choix.
J'ai parlé de beauté et de charisme.
Parlons de "l'intelligence" à supplanter les autres dans les rapports sociaux, je ne dis pas les exploiter. Chacun aura dans chaque relation plus envie que son co-contractant que le contrat ait lieu. Est-ce de l'innée ou simplement de l'acquit ? Il est d'évidence que nous sommes tous différents et pour chaque "but" il y en a de meilleurs que d'autres, tu ne peux le nier. Donc il ne peut y avoir égalité des chances au départ, c'est une utopie. Egalité des chances à l'arrivée, cela ne s'appele plus "chance" mais nivellement par le bas et plutôt une "malchance".
Donc arrêtons de parler de ce concept "d'égalité" pour lui préférer "les mêmes lois pour tous" et même si à cause de cela, tous ne seront pas traités de la même manière en matière de récompense. Il y a bien une complexité infinie dans les rapports humains. Et il s'agit bien, en tout, de rapports humains. Mais l'important est que chacun aille au bout de ses potentialités et de son destin afin de réaliser "sa vie" et pas celle d'une collectivité chimérique sans d'autre réalité que d'être "le fonds de commerce" des profiteurs.