Je rentrais de Lyon où j'accompagnais Edouard Fillias en congrès de campagne. Nous avons eu vendredi dernier un bel accueil au Palais de la Mutualité où plus de 60 personnes étaient venues nous accueillir. Je remercie Jean-Paul Oury (responsable presse), Douce de Franclieu (responsable fédérations) et Carol Langlois (responsable comité Lyon) pour cette organisation. Nous avons rencontre une force libérale vive. Pendant la deuxième guerre mondiale, Lyon fut la capitale de la résistance à l'occupation avec notamment le préfet Jean Moulin, héros de la résistance. Je suis convaincu que Lyon sera prochainement le maquis de la renaissance libérale en France !
Je vais vous raconter quelques anecdotes sur notre trajet aller. Malgré nos précautions nous sommes arrivés 1 heure en retard à cause d'un retard important de la SNCF. Notre trajet était suivi par un journaliste de LCP... C'est alors que des échanges commencèrent entre voyageurs. Les habitués étaient consternés de subir régulièrement ces retards, digne d'un mauvais service. Un homme venait de manquer l'accouchement de son enfant, d'autres de manquer des réunions professionnelles ou s'impatienter simplement de rentrer dans leur famille.
De toute manière, nous n'avons pas le choix ! Voilà la constatation amère pour cette majorité silencieuse et résignée.
En effet, la SNCF doit donner son accord à toute société pour opérer un service de transport de passager en concurrence à ses lignes. Ainsi le "low-cost aérien" ou bien le bus n'est pas développé. Nous préférons engraisser un mammouth !
Une femme fit alors irruption dans le wagon-restaurant où nous échangions avec les voyageurs et sauta sur notre caméraman. Au diable, ne touchez pas au service public ! Comment osez vous le mettre en cause, ce beau service public... vociféra t'elle en voulant protéger sa vache sacrée ? Elle avait un look très typique style Arlette Laguiller collection automne.
Après de longues palabres à réjouir notre journaliste qui tenait le scoop du siècle, elle finit par découvrir que les valeurs libérales que nous défendions n'étaient pas le capitalisme sauvage contre lequel elle se battait. Elle pouvait même accepter que la liberté de choix a du bon et pour cause elle venait de découvrir que depuis la fin du monopole de France Telecom, les communications nationales vers les fixes en France sont gratuites... pour le bien-être de notre pouvoir d'achat.
L.L.
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