Mardi 28 novembre 2006 2 28 /11 /2006 11:09

1 étudiant sur 57 vend son corps !

Nous ne sommes pas en Thaïlande, ni en Chine, ni au Brésil mais bel est bien en France,  dans nos villes: Paris, Lyon, Marseille, ... comme le relatait le Figaro le 30 octobre dernier.

Dans une société, les individus s'organisent toujours pour trouver une solution aux problèmes qu'ils rencontrent. Nous avons la "chance" en France d'avoir un Etat qui a décidé de s'occuper de nous pour tout. Il le fait tellement bien que pour faire face aux difficultés financières certains étudiants n'ont plus d'autre choix que celui de s'abandonner dans la prostitution. L'étude s'est arrêtée au monde étudiant, mais en poursuivant un peu plus loin, on peut s'apercevoir que ce phénomène touche aussi les jeunes entrant dans la vie active qui complètent un salaire en travaillant la nuit contribuant ainsi au développement d'une économie souterraine (représentant environ 15% du PIB officiel selon un rapport du FMI, taux supérieur à celui de la Pologne).

Face à notre système Etatique très contraignant et pour échapper au manque de ressource les gens s'organisent. C'est la face cachée de notre beau modèle social que nous chérissons depuis des décennies. Car notre système a très largement contribué à ce fléau, en empêchant les gens de travailler, en les écrasant sous un poids important de prélèvement, en organisant des zones ghettos où aucun espoir n'est permis et une autre loi s'applique. Les APL ont fait flamber les loyers étudiants, le taux de chômage en France très élevé touche d'autant plus facilement les plus faibles, les filières universitaires entières n'offrent pas de débouchés,...

Devant cette situation quelques mesures pourraient redresser le cap:

  • simplifier le code du travail premier frein à l'embauche en France;
  • adapter les universités aux étudiants qui travaillent : pour financer leurs études mais aussi acquérir une première expérience;
  • diminuer les charges qui pèsent sur les entreprises;
  • encourager le financement par le privé des universités (permettant ainsi le développement des campus);
  • instaurer un revenu minimum d'existence financé par un impôt proportionnel.

Enfin, le métier de "travailleur du sexe" doit être reconnu. Au nom d'un ordre moral et par acquis de conscience, les lois se sont durcies. Notre société voudrait tellement que ses vices restent dans l'ombre. De nos jours, le simple fait de louer son apartement à une étudiante qui proposerait ses services pourraient conduire le propriétaire devant le tribunal pour proxénétisme, surtout si l'étudiant est mineur ! La justice ne fait pas de demi-mesure dans ses condamnations avec les vrais marchands d'esclave, ceux qui enlèvent des mineurs pour les vendre dans les harems des riches barons du Moyen-Orient. C'est ainsi que la justice a décidé de faire tomber Xavier Niels patron de Free (emblème de la nouvelle économie) et principal challenger à France Telecom (l'ancien monopole d'Etat) alors qu'il détenait quelques peep-show à Paris et Strasbourg sans grand intérêt.

Nous proposons de redéfinir un espace dans la société pour ce métier: abrogation de l'infraction pour racolage passif et redéfinition du proxénétisme afin d'exlure les proches et les employés de  prostituées selon des critères qui garantissent le respect de leur liberté.

Les propositions ne manquent pas bien des personnes ont étudié ces questions. Aucun parti n'a le courage aujourd'hui de s'attaquer à ce système archaïque, au mieux il le préserve espérant ainsi conserver leur situation privilégiée. La politique en France doit changer de visage.

L'Alternative Libérale est en marche ! Pour rendre aux français leur pouvoir de vivre dignement !

L.L.

Par Ludovic Lassauce - Publié dans : Grand angle
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