Hier, je profitais, comme beaucoup de Parisiens, du premier week-end de soldes. Je ne souhaite pas revenir sur la réglementation imposée par le gouvernement sur les périodes de soldes, digne d'un dirigisme économique sans limite, voir un précédent post à ce sujet. Il montre que derrière la façade du discours appétissant de Nicolas Sarkozy, la droite n'a aucun intention de rendre aux Français leur liberté de prospérer, mais qu'au contraire l'intervention de l'Etat se renforcera. L'émergence d'une voie libérale est donc urgente pour peser comme force progressiste sur ces majorités.
Alors que je rentrais dans un magasin en liquidation, je pris part à une discussion entre le propriétaire et un client. Ce dernier lui fit remarquer que son stock ne diminuait pas beaucoup alors que la liquidation avait été prononcé depuis plusieurs mois, que la procédure de liquidation d'un commerce, comme celle d'exercer des soldes étaient règlementées par
Ce que je trouve plus choquant, fis-je savoir, c'est que la préfecture puisse décider quand un commerçant doit mettre en solde ou non un produit ou bien quand un commerçant peut ouvrir ou non son enseigne. Cette pratique n'a pour effet que de tuer le commerce ou la petite entreprise au profit de grandes enseignes commerciales qui ont les moyens d'acheter en volume à bas prix ou bien de proposer des réductions moyennant achat à crédit.
La liberté de pouvoir commercer est le premier pas vers
Il est urgent que ces arrêtés préfectoraux et l'administration publique cessent d'étouffer nos commerces, la liberté de l'échange, celle de jouir pleinement du fruit de son travail est fondamentale. Le commerce constitue l'âme d'un quartier, un lieu à visage humain de rencontres, un rôle de cohésion sociale. Sous couvert de soi-disant protections d'Etat, il étouffe, il disparaît.
Le seul rôle de l'Etat devrait être de garantir à tous l'échange libre. Lorsqu'on voit la queue un samedi dans les boutiques, il est raisonnable de penser qu'il manque de commerce et que l'Etat a failli dans sa volonté de tout organiser.
Le propriétaire de la boutique était content de voir que des citoyens simplement attachés à la liberté puissent trouver quelques mots pour exprimer la souffrance de cette injustice. Lui, qui travaille dur sans même pouvoir jouir des acquis sociaux, parce qu'il ne rentre pas dans les statuts prédéfinis.
L.L.
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