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J'ai signé le Pacte du Logiciel Libre




"Le Manifeste des Alterlibéraux", aux éditions Michalon




OGM




"La Bulle", par Nathalie Brion et Jean Brousse
La France divorce de ses élites





"La querelle de OGM", par Jean-Paul Oury


Mercredi 12 mars 2008

Le parlement Européen vient de voter une loi sur la présence à bord d'avion d'Air Marshall. C'est un statut particulier de policiers spécialement entrainés et équipés d'arme à feu voyageant en civil à bord d'avion. Les Etats membre pourront décider ou non d'appliquer la loi. Cette loi soulève plusieurs interrogations:

En tant qu'utilisateur fréquent des avions quelle est l'utilité d'une telle loi lorsqu'on sait les mesures drastiques de sécurité qui sont pratiquées dans les aéroports. Je n'ai pas l'impression que cette loi s'accompagne d'un assouplissement des mesures de contrôle. La finalité de cette loi est beaucoup plus obscure, car les détournements d'avion par arme à feu sont en Europe d'une rareté quasi nulle en Europe. En revanche, le risque d'accident augmente avec l'introduction d'arme à feu à bord d'avion. Pourquoi cherche t'on à nous vendre cette surprotection qui semble bien futile ? Est ce pour continuer de propager une psychose du terrorisme, ou à d'autres fins... ?

Personnellement, je ne suis pas rassuré à l'idée qu'à mon insu certains passagers, même entraînés, portent des armes à feu. J'aimerai en être informé, et avoir la liberté de modifier mes vols en conséquence. Cette politique devrait alors relever de la compagnie aérienne plutôt que des Etats.

Quel est votre avis sur le sujet. Pensez vous qu'il faille mettre en place un service d'Air Marshall ? Comment ?

L.L.

par Ludovic Lassauce publié dans : Regards sur le monde communauté : Les libéraux français
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Mardi 4 décembre 2007

Les félicitations « chaleureuses » adressées par Nicolas Sarkozy à Vladimir Poutine font honte à la France. En affichant désormais son soutien au dictateur du Kremlin, le président Français tombe le masque : il n’a vraiment que faire des droits de l’homme.

 

Alors que l’ensemble des dirigeants du monde libre et des observateurs dénoncent la mascarade des élections russes, on apprend par un communiqué du Kremlin que Nicolas Sarkozy s’est empressé de féliciter son homologue Poutine pour la victoire remportée par son parti.

 

Lorsqu’il était en campagne, le candidat Sarkozy n’avait pas de mots assez durs pour qualifier les dérives totalitaires du régime kagébiste. Il déclarait par exemple en février dernier : « Notre silence face aux 200 000 morts et aux 400 000 réfugiés des guerres de Tchétchénie n’est pas tenable. ». Il semble qu’il le soit désormais.

 

De son côté, Hervé Novelli, Ministre du Commerce Extérieur, représentant du pôle soi-disant « libéral » de la majorité au gouvernement, a tenu à saluer la « clarté des résultats » du scrutin qui selon lui « ouvre une période de stabilité pour les acteurs économiques ». En effet, les résultats sont clairs, surtout en Tchétchénie, où le parti du Tzar frôle les 99%...

 

Nicolas Sarkozy avait promis avant son élection une évolution de notre politique étrangère en faveur des droits de l’homme, que semblait confirmer la nomination de Bernard Kouchner au Quai d’Orsay.

 

Il faut aujourd’hui constater que ceux qui ont cru à cette promesse se sont fait rouler dans la farine, à commencer par notre French Doctor national, dont on peut désormais se demander ce qu’il fait dans cette galère, sinon servir de faire-valoir à la plus cynique des reapolitiks.

En conséquence, j'appelle Bernard Kouchner à quitter le gouvernement, ainsi que Rama Yade, dont le Secrétariat d’Etat aux Droits de l’Homme ne sert décidément pas à grand-chose dans le dispositif sarkozyste.
par Ludovic Lassauce publié dans : Regards sur le monde communauté : Les libéraux français
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Mercredi 24 octobre 2007
Je trouve très intéressante une analyse de Pierre Cahuc, économiste à l'Université de Paris I  sur le rapport à la confiance des Français.

Selon l'économiste, notre modèle social a contribué à créer une situation d'injustice profonde dans notre société et une société de la défiance. Les régimes spéciaux, héritage d'une situation d'après guerre, constitue aujourd'hui une source d'iniquiété selon une majorité de Français.

Un intéressant sondage montre que seulement 21% des français déclarent faire confiance aux autres contre 60% chez les scandinaves.

Confiance.JPG Le corporatisme serait en majeur parti responsable de cette situation et de l'échec du projet de sécurité sociale, chaque profession tirant la couverture et les avantages particuliers à soi, refusant de se fondre dans un régime général. Ces régimes spéciaux ont vu alors se développer à leur tête les multiples instances paritaires dont la survie est liée aux-dits régimes.

Manque de transparence, jalousie, fantasme, voilà le résultat de plus de décennie de surréglementation conséquente des lobbyings de ces corporations. La multiplication de situation dérogatoire a conduit à la constitution d'un "social-étatisme", aux effets dévastateurs sur la confiance des français envers leurs concitoyens, d'après l'économiste.

Télécharger l'article complet.


par Ludovic Lassauce publié dans : Regards sur le monde communauté : Les libéraux français
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Dimanche 7 octobre 2007
Aujourd'hui dans la salle de l'église St Pierre de Montmartre, dans le 18° arrondissement, se tenait  la  42ème célébration d'indépendance de  Singapour. L'île-Etat en effet acquiert sont indépendance en 1965  de la Malaisie. Se développe alors une ville fleurissante qui ne tarde pas à devenir la perle d'Asie du Sud Est.

Singapore.png

Aujourd'hui Singapour est un  modèle  de  société  sociale-libérale, outre les quelques lacunes qu'on peut lui connaître pour le manque de liberté d'expression.

C'est alors qu'en discutant avec une Singapourienne faisant un programme d'échange en France à HEC, nous vîmmes à parler de sujets de société. Elle me racontait combien elle était surprise du goût intense pour la fête de l'étudiant français. Elle éprouve un manque de se surpasser et d'aller au fond des choses dans son environnement étudiant. C'est vrai qu'à Singapour, l'esprit d'entreprise ambient est surprenant, pas étonnant qu'en moins de 40 ans, ils aient bâti une cité aussi rayannante. Pour la première fois, j'ai éprouvé un sentiment d'infériorité, celui d'une société française décadante tournée vers la contemplation et en quête d'un "drive"
hypothétique. Le réveil risque d'être douloureux, alors que nous avons sombré dans le désir, la facilité, et le risque zéro, nous perdons le sens des réalités du Monde qui nous entoure dans une société rongée par son spleen.

J'ai toujours pensé que pour faire face à cette situation nous avions plusieurs options. Une guerre ne serait pas souhaitable. Certes, elle fera renaître l'esprit de conquête qui sommeille en nous, mais combien de destructions irrémédiables entraînerait-elle ! Alors une révolution ? C'est peut être l'électrochoc qui renversera la ploutocratie actuelle qui use et abuse d'un système politique afin de conserver ses loisirs.

Une troisième option peut-elle émerger ?

Si j'ai entrepris  ce combat politique depuis maintenant  4 ans, d'abord avec Liberté-Chérie, puis ensuite à travers Alternative Libérale, c'est parce que je suis convaincu que les clés de notre avenir se trouvent en dehors de nos frontières. Nous devons nous ouvrir sur d'autres cultures. Accepter que chaque communauté puisse vivre en France selon ses propres coutûmes. Certes nous sommes attachés voilà plus de 200 ans à une unité républicaine, mais est-ce que ce  modèle républicain justement n'est-il pas révolu en ce 21ème siècle ?

Il fut indispensable à construction de notre Etat nation menacé par son régionalisme accentuée. Mais depuis nous avons développé d'autres valeurs.  Je me suis souvent demandé ce que cela voulait dire pour moi d'être français. J'avoue que je pourrais aussi bien me revendiquer  allemand, espagnol,  anglais,  australien, américain ou singapourien. Ma nation d'appartenance à bien peu d'importance face aux valeurs que je peux revendiquer:  celles d'une démocratie libérale. Je crois qu'elle est là ma nouvelle nation.  D'avoir voyagé, marié à une Singapourienne, je n'ai plus le sentiment d'appartenir à la France, mais à ce nouveau peuple libéré sans frontières.

Derrière cet Etat nation se cache un historique subliminal très fort aux valeurs corporatrices, jacobinistes et moralisatrices. Ce n'est plus cette identité nationale, à grand coup de lois anti-voile like, qui fera la réussite de notre Etat, si peu qu'elle l'eût  faite un jour  dans notre histoire. Au contraire, c'est l'espace de liberté créatrice qu'il laisse à chacun de ses  individus (citoyens ou non) pour se développer qui fera son attractivité. L'Etat ne devient alors qu'un instrument de contrôle et non une fin en soi. Car ce qui a changé en ce début de siècle certainement grâce aux développements des moyens de communication c'est cette conscience humaine (de l'humanité) où finalement certaines causes peuvent dépasser toute organisation humaine (la lutte contre les dictatures, contre le réchauffement, contre les grandes maladies, ...). Un Etat peut-il continuer à détruire notre environnement sous pretexte de souveraineté ? Un médicament peut-il être refuser sous prétexte de monopole publique ? Un individu peut-il se voir refuser le droit de travailler sur un sol qui lui sied ?

L.L.
 
par Ludovic Lassauce publié dans : Regards sur le monde communauté : Les libéraux français
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Jeudi 26 juillet 2007
La frénésie asiatique a longtemps été réduite à la conquête d'un marché potentiellement juteux de plus d'un milliard de consommateurs et au "sourcing" de produits à bas prix. Les Etats asiatiques ont des réserves financières colossales (résultant des déficits commerciaux importants récurrents en faveur de ces derniers) : la Chine est la première réserve de dollars au monde, Singapour la cinquième. Face à des sociétés occidentales surendettées, la logique des prochaines années semble plutôt s'orienter vers un investissement massif asiatique en Europe ou en Amérique du Nord, afin de conquérir des parts de marché et de dynamiser ces mannes financières. Il faut mettre de côté le Japon et la Corée du Sud qui sont déjà inclus dans les zones de commerces occidentales depuis la fin de la 2ème guerre mondiale pour faire front au communisme rampant en Asie. En revanche, les sociétés chinoises sont aujourd'hui très dépendantes des intermédiaires occidentaux pour accéder à nos marchés. Il ne serait donc pas surprenant que dans les années à venir les chinois adoptent une stratégie plus offensive en concrétisant des prises de participation dans nos industries ou bien par des implantations directes.

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C'est d'ailleurs la tendance actuelle des grandes sociétés d'Etat Chinoise qui sont le fer de lance de cette nouvelle vague. Ainsi depuis des années le géant chinois des Telecom Huawei a d'abord permis aux opérateurs alternatifs tels que Free de s'équiper à moindre coût avant de prendre des parts de marché chez des acteurs plus importants tel que Orange. Puis le géant TFL rachète la division « téléviseurs » de Thomson. Ensuite, l'annonce récente de la participation dans le groupe financier Barclays d'une banque d'Etat Chinoise (CDB) et du fond d'Etat Singapourien Temasek pose la deuxième pièce d'un jeu de GO planétaire. C'est un évènement historique significatif dans le développement des relations entre l'Asie et l'Europe. La prise de contrôle dans une de nos banques parmi les plus influentes est un mouvement majeur. De plus elle confère à la Chine une visibilité accrue sur tous les mouvements financiers au sein de notre marché, pour l’étape suivante.

A plus petite échelle, notre tissu de PME est un segment intéressant pour les investisseurs chinois. Alors que celles-ci sont bien souvent engluées par notre bureaucratie, ou ont bien en mal de trouver des repreneurs pour remplacer les dirigeants partant en retraite, ou ont un manque de capacité d'investissement pour développer leur masse critique, elles peuvent susciter un intérêt vif pour fortifier un réseau de distribution, acquérir un savoir faire et être en prise directe avec notre marché intérieur. Les dépendances sociales et économiques nouvellement créées donnent alors une capacité de négociation colossale à ceux qui détiennent les emplois de nos citoyens. Cet axe de développement entrainera un maillage de notre marché et une dépendance forte. Ne nous trompons pas, l'ouverture Chinoise au capitalisme et à l'économie libre n'est pas probante. L'Etat chinois reste maître absolu dans tous les secteurs de l'activité économique du pays en imposant des règles de fonctionnement drastique aux investisseurs étrangers tant au niveau de la production local des biens et des services que des prises de participation. Pour conserver son hégémonie, sa stabilité sociale et sa croissance intérieure, celui-ci est donc contraint à l'expansion. Ainsi si nous ne mettons pas en place une réciprocité forte avec l’Etat chinois pour nos investissements, ce maillage ressemblera plus à une vassalisation de l’Europe.

Alors le mauvais réflexe, souvent celui des conservateurs de gauche comme de droite consiste à mettre des barrières et renforcer notre muraille. Ca peut marcher, mais il faut sans cesse monter plus haut. Créant par la même occasion des difficultés pour nos entreprises pour investir dans ces pays. Au contraire, nous devrions songer à nos entreprises les moyens d'être plus compétitives et à accélérer le processus de mondialisation des économies des pays :

1/ Par des décisions politiques d'une part au niveau de l'Union Européenne (ce qui nécessite une Europe politique, voir mon dernier billet à cet effet) et éventuellement en coopération avec l'Amérique pour obtenir de la Chine qu'elle applique les protocoles d'accord mis en place et les règles de libre marché, de transparence et de respect de la propriété pour nos entreprises. Je me souviens de mon entretien avec Dominique de Boisseson, vice-president de la Chambre de commerce et d'industrie Européenne à Shanghai en Août dernier me faisant part de l'importance de cette coopération Américano-Européenne pour peser sur le gouvernement Chinois. Car les accords bilatéraux et commerciaux conclus sont assez souvent déséquilibrés en notre défaveur, privilégiant la nécessité pour les occidentaux de contribuer au développement local de la Chine en promettant des potentiels de gains importants. C'est peut être la contre partie de notre arrogance de considérer la Chine comme un pays encore en voie d'émergence ? Nous la payons très cher.

2/ Puis par une restructuration économique radicale de notre marché intérieur en favorisant un marché du travail dynamique par un code du travail plus souple, le développement de PME solides et en favorisant les efforts dans la recherche et l'enseignement supérieur. En effet l'innovation permet de conserver une avance sur notre savoir faire et notre compétitivité. Nos PME de moins de 500 salariés représentent les 2/3 des salariés du secteur privé et leur effort de R&D (en pourcentage du CA est inférieur de quasiment moitié de l’effort de R&D des entreprises américaines de même taille. Cela pèse sur leur compétitivité à l’export et sur notre balance commerciale. Nous devons inciter à l’investissement en R&D dans nos PME par une restructuration des marchés financiers (voir point suivant) d’une part. D’autre part, les charges écrasantes sont d’autant plus pesantes sur des métiers à forte valeur ajoutée et haute rémunération, rendant difficile la fidélisation d’ingénieurs R&D qui auront tendance à quitter notre pays.

3/ Par la restructuration de nos marchés financiers et notamment la constitution de fonds de pension Européens. Aujourd'hui le système de gestion de nos retraites et de notre assurance santé est un frein majeur à cela. Au lieu de constituer une force de frappe d'investissement de notre société, il constitue un gouffre financier sans nom. Il est nécessaire d'ouvrir le monopole de ce modèle social maintenant devenu vétuste et se doter de structures adaptées à notre monde.

J'espère que ce quinquennat prendra la mesure de ces grands enjeux et que la France engagera dans les années à venir aux côtés de ses voisins Européens ces manœuvres indispensables.


L.L.
par Ludovic Lassauce publié dans : Regards sur le monde communauté : Les libéraux français
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